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L’enjeu du comité des signataires par Philippe Dunoyer

Philippe Dunoyer

Journaliste : Philippe Dunoyer, discuter, mais de quoi ?

 

Philippe Dunoyer Discuter de l’avenir institutionnel. C’est très, très simple.(..)  On a tous des (..) des propositions qui sont différentes. Si chacun considère que tant que c’est pas la sienne qui prospère, on peut pas discuter, alors là, pour le coup, c’est sûr qu’on aurait tous menti pendant la campagne, parce que je voudrais rappeler que pendant la campagne des dernières élections provinciales, tout le monde, indépendantistes et non-indépendantistes, a appelé au dialogue,.(..) . Deuxième élément, on peut pas non(..) se fixer des préalables. C’est ce que j’entends, notamment chez Grégoire Bernut, avec « si c’est pas pour discuter d’un troisième accord, discuter de quoi ? ». Ça veut dire : soit, on discute de leur solution, soit, on discute de rien. Je trouve que ça ressemble à quelque chose d’un peu fermé. Nous, on dit autre chose. On dit : il y a une urgence (..) . Deuxième élément, il faut le faire tout de suite, et il faut surtout pas le raccrocher à des échéances nationales, a fortiori si elles sont en 2017, c’est-à-dire dans trois ans, ce que d’ailleurs le précédent président de la République, Nicolas Sarkozy, avait, lui-même, dit, en demandant à ce que les discussions autour de l’avenir institutionnel soient déconnectées des échéances nationales, et même locales, avait-il rajouté. Enfin, il ne faut pas, (…)  faire du sujet calédonien un sujet d’opposition politique (..) entre la droite et la gauche. C’est aussi pour ça qu’on soutient la composition pluraliste des missions parlementaires, députés et sénateurs, telle que l’a initiée le Premier ministre. Tout ça pour arriver à quoi ? qu’on pose nos désaccords avec nos partenaires indépendantistes et avec l’État,(..;) qu’on en parle, qu’on trouve un espace. Cet espace de dialogue n’existe pas aujourd’hui, et c’est un enjeu de ce comité des signataires. On tranchera pas l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, le 3 et le 4 octobre. Par contre, il faut véritablement qu’on se mette d’accord sur le principe de cette discussion, sur une méthode, et sur un calendrier pour avancer sur cette discussion. ( RRB – 26 septembre 2014 )

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