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ONU : Dénoncer les outrances de l’UC

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À New York, la Nouvelle-Calédonie a pétitionné devant l’assemblée générale de la 4ème commission chargée de la décolonisation. Devant cette haute instance, Daniel Goa et Roch Wamytan ont pris la parole pour les indépendantistes, Cynthia Ligeard s’est exprimée au nom du gouvernement et c’est à Philippe Dunoyer, de Calédonie Ensemble, qu’est revenue la charge de porter la parole des Calédoniens favorables au maintien du pays au sein de la République.

De ces prises de parole, on retiendra l’outrance des responsables de l’UC, notamment de Roch Wamytan qui s’en sont pris de manière violente et disproportionnée à l’État et à la France. Des propos qui ont choqué et qui réclamaient une réponse. Les deux porte-voix indépendantistes sont longuement revenus sur la question du corps électoral, accusant l’État d’en avoir une lecture volontairement erronée et partisane. Cette dénonciation a pris une tournure outrancière lorsque Roch Wamytan a accusé l’État, de droite comme de gauche, d’avoir mené et de vouloir mener encore une « politique mise en œuvre grâce à des stratégies et tactiques classiques dans le cadre des colonisations : assassinats des leaders indépendantistes ou leur élimination politique, manipulation diverses et plus particulièrement pour la Nouvelle-Calédonie, mise en place d’un processus de colonie de peuplement » !

Remise en perspective

Devant cette même Assemblée générale, Philippe Dunoyer a été le seul à s’élever contre les outrances de Daniel Goa et Roch Wamytan. Il a tout d’abord rappelé le contexte calédonien qui veut que depuis 1998 « notre processus de décolonisation a été considérablement approfondi à travers l’accord de Nouméa qui nous invite à conjuguer nos légitimités respectives -celle du peuple originel, le peuple kanak, et celle des autres communautés qui ont fait souche au fil du temps- et à former un seul et même peuple, partageant un destin commun ». Cela étant dit, Philippe Dunoyer a rappelé que tous les recours engagés par l’UC contre la liste électorale spéciale avaient été rejetés et que le Comité des 24 avait pris acte de la « bonne conduite » du scrutin provincial de mai dernier.

 

La poursuite du dialogue

À l’évidence l’UC souhaite exclure l’État, 3ème partenaire des accords, du dispositif en réclamant une médiation de l’ONU, ce qu’a dénoncé Philippe Dunoyer. « Une institution, a-t-il dit, ne peut se substituer à une autre », précisant que « chaque institution doit voir sa place respectée dans le processus dans lequel la Nouvelle-Calédonie est engagée ». Aux propos de l’UC, Philippe Dunoyer a opposé les termes mêmes de la résolution du Comité des 24 qui préconise la poursuite du dialogue afin de « préparer un acte d’autodétermination où toutes les options sont ouvertes ». Un scrutin organisé sur la base de «  listes électorales crédibles, justes et transparentes, comme prévu par l’accord de Nouméa ». Et Philippe Dunoyer de conclure en n’omettant pas de rappeler qu’il reviendra aux Calédoniens et à eux seuls, de choisir leur destin.

Retrouvez ci-dessous, le passage de Philippe Dunoyer sur RRB, interviewé le 9 octobre 2014 :

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