Accueil ACTUALITÉS Le FPU s’essuie une nouvelle fois les pieds sur la volonté des Calédoniens issue du suffrage universel

Le FPU s’essuie une nouvelle fois les pieds sur la volonté des Calédoniens issue du suffrage universel

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« Malgré les différences de représentativité des trois mouvements (Calédonie Ensemble : 27 500 voix et 15 sièges – Front Pour l’Unité : 14700 voix et 8 sièges – UCF : 13600 voix et 6 sièges), Calédonie Ensemble accepte un partage de responsabilités à la tête des trois principales institutions du pays (Congrès, Province Sud, Gouvernement), ce partage constituant la condition indispensable de la solidarité entre nos formations. »

Tel était l’objectif du Contrat de Gouvernance Solidaire (CGS) signé le 16 mai dernier entre les formations de sensibilité non indépendantiste. C’est sur cette base, que Cynthia Ligeard du RUMP a été élue Présidente du Gouvernement.

Depuis, il est clair que le Front Pour l’Unité (FPU) – contrairement à Calédonie Ensemble et à une partie de l’UCF – n’a pas considéré qu’il lui appartenait d’être solidaire de ses partenaires, ni sur la sortie de l’Accord de Nouméa où l’on doit attendre le retour (éventuel) de Nicolas Sarkozy en 2017 pour dialoguer, ni sur les réformes économiques et fiscales dont ils se sont désolidarisés le 15 décembre au Congrès après les avoir validées lors de la signature de l’agenda social et fiscal partagé ainsi que lors de leur adoption par le Gouvernement.

En conséquence, le Contrat de Gouvernance Solidaire (CGS) étant devenu virtuel, Calédonie Ensemble a décidé, conformément à la volonté exprimée de manière nette par les Calédoniens de sensibilité non indépendantiste, lors des dernières élections provinciales, d’assumer la direction du pays à la tête du Gouvernement.
Aujourd’hui, à l’occasion de l’élection du nouveau Président, seules les trois voix des membres du Gouvernement de Calédonie Ensemble se sont retrouvées sur la candidature de Philippe Germain.

Les deux membres du FPU, en votant pour leur candidate et en refusant ainsi d’apporter leurs voix au candidat de Calédonie Ensemble, s’essuient une nouvelle fois les pieds sur la volonté exprimée sans ambiguïté par les Calédoniens lors des élections provinciales du 11 mai dernier.

Ces résultats, issus du suffrage universel, ont illustré d’abord la volonté des non indépendantistes de confier la direction du pays à Calédonie Ensemble qui recueille à lui seul plus de voix et de sièges que les deux autres formations réunies.

Ces résultats ont constitué ensuite une sanction particulièrement lourde à l’égard du Front Pour l’Unité (FPU : Rassemblement-AE-LMD-Leroux), ce cartel électoral ayant perdu la moitié de son électorat entre 2009 et 2014 (14700 voix en 2014 contre 29 000 voix en 2009). Cet échec constituant d’ailleurs le 3ème d’une série débutée en 2012 par la perte des élections législatives, poursuivie en 2014 par l’élection d’un maire Calédonie Ensemble à la tête de la Mairie de Nouméa.

En refusant l’élection du candidat de Calédonie Ensemble à la tête du Gouvernement, le FPU tente une nouvelle fois de détourner la volonté des Calédoniens telle qu’elle est issue du suffrage universel, comme ils l’ont fait de 2011 à 2014 en s’alliant avec l’Union Calédonienne et le Parti Travailliste.

Ce sont donc des récidivistes du détournement du suffrage universel.

Quant à l’UCF, « l’équidistance » dont il a fait son crédo a du plomb dans l’aile : si effectivement, il a apporté sa voix au FPU lors de l’élection des membres du Gouvernement, il n’a pas cru bon de l’apporter à Philippe GERMAIN lors de l’élection à la Présidence du Gouvernement… La séance du Congrès qui a été levée, après l’élection des membres du Gouvernement, pour la première fois depuis la mise en oeuvre de l’Accord de Nouméa, et non suspendue comme à l’habitude, illustre l’axe FPU-UCF qui s’est organisée dans le dos de l’institution.

Comme nous l’avons déjà indiqué, si cette situation, contraire au vote démocratique des Calédoniens, venait à perdurer, nous demanderions que le peuple soit appelé une nouvelle fois aux urnes.

Nous regrettons de devoir en arriver à cette extrémité, les Calédoniens ayant déjà dû voter à deux reprises déjà en 2014. Mais, par son comportement factieux, le Front Pour l’Unité n’offre pas d’autres alternatives au pays.

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