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Élection du Président du gouvernement : Pour la troisième fois, le suffrage universel est bafoué

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1. Élection du Président du gouvernement : 3ème édition

Ce matin, le gouvernement s’est réuni une troisième fois pour tenter d’élire son Président. Aucune élection n’a pu avoir lieu. Le gouvernement continue donc d’expédier les affaires courantes, pour la neuvième semaine consécutive, malgré les enjeux économiques, sociaux et institutionnels auxquels est confronté notre pays…

Une nouvelle fois, le FPU et l’UCF ont refusé de prendre en considération l’expression démocratique des Calédoniens issue des élections provinciales (Calédonie Ensemble 28000 voix / FPU 14000 / UCF 13000), pour permettre l’élection du candidat légitime de Calédonie Ensemble à la Présidence du gouvernement.

L’hypothèse d’une sortie de crise concertée, entre les mouvements non-indépendantistes, apparaît donc, plus que jamais, dans l’impasse, la proposition« farfelue » du FPU de troquer la Présidence du gouvernement contre celle de la province, en étant l’ultime manifestation.

2 Un mode de scrutin proportionnel qui permettait aux institutions de fonctionner dans un schéma bipolaire (FLNKS / RPCR)

Si un vote avait eu lieu et si nous étions dans un mode de scrutin classique (scrutin majoritaire permettant à la liste arrivée en tête de bénéficier d’une prime en sièges garantissant l’existence d’une majorité) au lieu du scrutin proportionnel, la question de l’élection du Président du gouvernement ne se poserait même pas.

Calédonie Ensemble disposerait du nombre de sièges nécessaires pour gouverner le pays et aucun mouvement ne pourrait prendre en otage les institutions.

Le scrutin proportionnel, qui a fait les preuves historiques de sa pertinence dans un schéma politique bipolaire (FLNKS uni rassemblant 100 % des voix indépendantistes et RPCR rassemblant 80 % des voix non-indépendantistes), est devenu un moyen de paralyser les institutions pour les petites formations dans un schéma multipolaire (UC-UNI / CE-FPU-UCF). C’est ainsi qu’au lendemain des provinciales, il a été impossible d’élire un vice-président indépendantiste et qu’aujourd’hui nous sommes incapable d’élire un président non indépendantiste.

3 Un mode de scrutin qui ne peut perdurer dans un schéma multipolaire que si les résultats du suffrage universel sont respectés

La Nouvelle-Calédonie est l’une des rares collectivités de la République où le scrutin proportionnel est toujours en vigueur. Dans toutes les autres collectivités, le scrutin majoritaire est aujourd’hui en vigueur car il permet de dégager des majorités pour gouverner. Il ne permet plus à ceux qui ont perdu les élections de continuer à faire la loi….

Le scrutin proportionnel peut être maintenu dans un schéma multipolaire, si les résultats du suffrage universel sont respectés. Aujourd’hui, pour la troisième fois, le FPU et l’UCF ont décidé de s’en affranchir et d’en faire un outil pour paralyser les institutions au premier rang desquelles le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Ceux-là même qui bénéficient aujourd’hui de notre mode de scrutin ont-ils décidé d’en creuser la tombe et par là même la leur ?

La question mérite d’être posée après ce troisième échec.

Si une nouvelle tentative se révélait infructueuse, il faudrait s’interroger sur la nécessité de traiter les racines du mal et non plus ses conséquences.

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