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Respecter le suffrage universel ou … Se soumettre au suffrage universel

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Communiqué du jeudi 26 février 2015

Le suffrage universel, seul clé de sortie de la crise gouvernementale

« Tel est le plan » de Calédonie Ensemble. Il a le mérite de la simplicité. Il a le mérite également de respecter la volonté exprimée par les Calédoniens il y a six mois lors des élections provinciales à l’occasion desquelles Calédonie Ensemble est devenu la première formation politique du pays (26% des voix) et de la province Sud (36% des voix), loin devant tous les autres partis. Nous avons donc la légitimité nécessaire, celle qui nous a été conférée par le peuple, pour présider le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

A défaut, après une ultime tentative d’élire un président de Gouvernement dans le courant du mois de mars, Calédonie Ensemble propose que la dissolution du Congrès soit décidée et que de nouvelles élections interviennent après modification du mode de scrutin.

Le scrutin proportionnel qui permettait aux instituions de fonctionner dans un schéma politique bipolaire (FLNKS/RPCR) trouve aujourd’hui ses limites dans un espace politique devenu pentapolaire (UC/PALIKA – CE/FPU/UCF). Il nous faut donc mettre en place un scrutin majoritaire (la liste arrivée en tête bénéficiant d’une prime en nombre de sièges) à l’instar de la quasi-totalité des collectivités de la République (communes de + de 1 000 hab. / départements / régions) y compris dans la région Pacifique (Polynésie). Le projet de modification de la loi Organique (sur la question du corps électoral de sortie de l’accord) pourrait constituer le véhicule législatif adapté.

« L’unité calédonienne », version Roch Wamytan

Première suggestion qui pourrait être faite à Roch Wamytan c’est, avant de penser à l’unité calédonienne, de progresser sur l’unité des indépendantistes. Est-il vraiment utile de rappeler que si les non indépendantistes n’arrivent pas à élire un président issu de leurs rangs depuis deux mois, les indépendantistes ne sont toujours pas parvenus à s’entendre pour l’élection d’un vice-président depuis… 8 mois ! Ce qui aurait pu aboutir d’ailleurs au blocage de « l’entrée en fonction » du Gouvernement si le législateur fin 2009 – averti de l’opposition Ngaiohni/Gorodey – n’avait pas modifié la loi organique afin de permettre à l’Exécutif de fonctionner même si son vice-président n’était pas élu…

Deuxième suggestion : Roch Wamytan prétend qu’il faut sortir de la logique « majorité-minorité ». Il lui a probablement échappé qu’on en est largement sorti lors du vote des réformes fiscales de décembre 2014 par les voix de Calédonie Ensemble, du PALIKA et d’une partie de l’UCF…

Troisième suggestion : entendre parler « de consensus et de compromis » alors que l’Union Calédonienne s’est singularisée ces six derniers mois par le boycott de l’agenda économique, social et fiscal partagé ainsi que du comité des signataires ne manque pas de sel…

Dernière suggestion : Inutile de préparer une « nouvelle plate-forme » programmatique destinée à être présentée aux groupes politiques. Le projet de la mandature 2014-2019, il existe déjà : il se compose de la déclaration de politique générale du Gouvernement auquel tous les groupes politiques ont contribué ainsi que de l’agenda économique, social et fiscal partagé, signé par les partenaires sociaux et tous les groupes politiques… sauf l’UC ! La question n’est pas aujourd’hui celle d’une nouvelle plate-forme de Gouvernement. La question est de mettre en oeuvre et d’assumer les politiques annoncées.

« L’unité calédonienne », version Pierre Frogier

Il indique dans sa lettre au Premier Ministre « qu’aucun groupe politique constitué au Congrès ne disposant à lui seul de la majorité, n’est en droit de s’approprier la présidence du Gouvernement ». Il convient de rappeler deux choses : la première, c’est qu’aucun groupe du Congrès n’a jamais eu depuis la signature des Accords de Matignon, de majorité au Congrès… La seconde, c’est que le mouvement politique FPU (composé de 4 partis différents) qui est arrivé 4ème à l’échelle du pays lors des dernières élections ne peut quant à lui, ça c’est sûr, revendiquer la direction de l’exécutif. A fortiori, lorsqu’il a été lourdement sanctionné par les Calédoniens au motif de la politique menée de 2011 à 2014 (2009 : 30 000 voix / 2014 : 14 000 voix).

Sur « le principe de collégialité » qu’il met en exergue avec « la logique de consensus », je lui rappellerai sa déclaration définitive sur le sujet : « lorsqu’on se cache derrière le consensus et la collégialité, c’est qu’on n’a plus d’autorité, qu’on ne sait pas ce qu’on veut ni ce qu’il faut faire. La société calédonienne n’est pas faite pour être gérée par consensus. Il faut bien que quelqu’un prenne des décisions sinon c’est l’impasse ». (LNC 7/01/2006)

Enfin, sur la réunion demandée du comité des signataires, nous avons identifié un réflexe quasi pavlovien : déjà lors des débats sur le corps électoral en mars 2014, Pierre Frogier avait demandé la réunion en urgence du comité (ainsi que le report des élections…). Mais dans un même temps, lors de la réunion annuelle du comité, il avait décidé de le boycotter ! En clair, quand il y a un comité, il ne veut pas y aller, quand il n’y en a pas, il veut qu’on en tienne…

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