Accueil ACTUALITÉS « Il ne faut pas confondre l’écume des jours et les vagues »

« Il ne faut pas confondre l’écume des jours et les vagues »

ofm

ofm

Philippe Gomès était ce mardi 3 mars 2015, l’invité du journal de la mi-journée sur Océane FM. Pendant une demi-heure, il a été interrogé sur les grands points d’actualité, ainsi sur les propositions formulées respectivement, mais concomitamment par Pierre Frogier et Roch Wamytan : « Toutes ces propositions qui n’en sont pas, en réalité, dit-il, ne me semblent pas correspondre véritablement aux exigences de la situation ».

Philippe Gomès a tenu à rappeler quelques vérités, « nous avons remporté ces élections, largement, explique-t-il. Cette victoire nous a donné une responsabilité, d’autant plus qu’il y a une aspiration profonde des Calédoniens à ce que la sensibilité non-indépendantiste soit unie, a fortiori, à l’occasion de ce dernier mandat de l’Accord de Nouméa et du référendum qui se profile en 2018 ».

Mais surtout, Philippe Gomès a tenu à rappeler à nouveau les raisons pour lesquelles la Nouvelle-Calédonie se retrouve dans une telle situation. « Quand vous passez un contrat, précise-t-il, et que les deux points fondamentaux de ce contrat, le dialogue pour la sortie de l’accord, et le soutien aux réformes économiques et sociales ne sont pas au rendez-vous, à partir de ce moment-là, le contrat est rompu ». Et de préciser que soit l’on préside le gouvernement, soit l’on est dans l’opposition au sein du Congrès.

Et interroger sur la crise du gouvernement, Philippe Gomès pose un principe simple : « pourquoi on est dans cette situation d’affaires courantes ? Parce qu’un principe majeur n’est pas respecté, il faut respecter le suffrage universel. Il y a un parti qui a gagné ces élections, à partir de ce moment-là, c’est lui qui doit diriger le pays ».

Sur Océane FM, Philippe Gomès est longuement revenu sur la question de la révision des listes électorales, n’hésitant pas à qualifier la situation de véritable scandale, annonçant être prêt à « porter le fer » à l’Assemblée nationale.

« Je suis persuadé, a conclut Philippe Gomès, que la raison l’emportera, d’une manière ou d’une autre, et que, dans les prochaines semaines, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie sera en fonction, aura un président et que le rythme des réformes dont notre pays a besoin, pourra être pris. C’est du moins dans cette perspective-là que Calédonie ensemble se situe ».

À voir aussi :

Nouvelle-Calédonie : L’État impose une baisse des tarifs bancaires

( 19 janvier 2017 ) Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a décidé je…