Accueil ACTUALITÉS Pourquoi nous ne boycottons pas les réunions relatives à l’Avenir Institutionnel ?

Pourquoi nous ne boycottons pas les réunions relatives à l’Avenir Institutionnel ?

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Communiqué du vendredi 13 mars 2015

A l’occasion du dernier comité des signataires qui s’est tenu le 3 octobre 2014 sous la présidence du Premier Ministre, il a été précisé que : « dans la perspective de la préparation de la consultation prévue par l’Accord de Nouméa, les membres du comité des signataires (…) ont convenu de poursuivre en Nouvelle-Calédonie le travail de réflexion, en s’appuyant sur les thèmes mentionnés au point 5 de l’Accord de Nouméa ( transfert des compétences régaliennes, transformation de la citoyenneté en nationalité, statut international ) dans le respect des convictions de chacun » (…) « Sur proposition du Premier Ministre, les partenaires se sont accordés sur l’intérêt qu’il y a à mettre en place trois groupes de travail, présidés par le Haut-Commissaire et composés de toutes les forces politiques représentées au Congrès destinés à approfondir la réflexion sur ces trois thèmes ».

C’est dans ce cadre que le premier groupe de travail sur le thème de l’une des compétences régaliennes ( la justice ) s’est réuni au Haut-Commissariat le jeudi 12 mars. Calédonie Ensemble a décidé d’y participer. Pourquoi ?

D’abord, parce que nous considérons que la politique de la chaise vide dans le cadre de la préparation du référendum de 2018 constitue une faute. Nous nous étions engagés les uns et les autres à nourrir un dialogue avec les indépendantistes et l’État lors de la campagne électorale et nous l’avons rappelé dans feu le Contrat de Gouvernance Solidaire.

Ensuite, parce que les raisonnements à la « grosse Bertha » selon lesquels « participer à ces réunions révèle une volonté d’organiser le transfert des compétences régaliennes et donc de préparer l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie », relèvent de la bêtise la plus crasse. Car c’est bien « dans le respect des convictions de chacun » que ces réunions ont vocation à se tenir.

Enfin, parce que boycotter ces réunions au motif de la position de l’État dans l’affaire du corps électoral, ne fera aucunement avancer dans le bon sens ce dossier majeur. Les sujets sont distincts et notre combat pour éviter la deuxième couche de gel issue de la jurisprudence de la Cour de Cassation doit continuer à se mener au sein des assemblées compétentes : le Congrès de la Nouvelle-Calédonie d’abord, où il nous appartient de déposer des amendements communs, au sein du Parlement ensuite, pour corriger la loi organique dans le cadre du projet de modification qui sera prochainement examiné.

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