Accueil ACTUALITÉS Violences scolaires : Pour une union sacrée politique et coutumière

Violences scolaires : Pour une union sacrée politique et coutumière

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Communiqué du jeudi 26 mars 2015

Des violences inter ethniques se sont produites à de nombreuses reprises ces dernières semaines aux abords de certains établissements scolaires.

Leur multiplication sur la commune de Paita a conduit la Direction de l’Enseignement Catholique à fermer, ce jour, ces différents établissements sur le territoire de cette collectivité.

Des événements similaires, en mars 2010, devant le lycée Jules Garnier, avaient conduit le président du gouvernement, Philippe Gomès, accompagné du président du sénat coutumier, Pascal Sihaze, et d’une autorité coutumière wallisienne, Sosefo Falaeo, président du district de Mua, à rencontrer l’ensemble des lycéens rassemblés dans la cantine de l’établissement.

La symbolique de cette rencontre ainsi que le message de paix, de respect et de tolérance délivré à cette occasion par les responsables politiques et coutumiers avaient porté leurs fruits, l’année scolaire s’étant ensuite déroulée sans autres événements du même type.

Nous considérons que la gravité de la situation actuelle exige des initiatives de même nature.

Nous suggérons que les membres du gouvernement, et notamment celui chargé de l’enseignement, les présidents de province, y compris le nord et les îles, ainsi que le président du sénat coutumier et les autorités coutumières wallisiennes et futuniennes engagent, séance tenante, une tournée des lycées de l’agglomération, publics et privés, afin de porter le message de l’accord de Nouméa selon lequel : « il est nécessaire de poser les bases d’une citoyenneté calédonienne permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent, une communauté humaine affirmant son destin commun».

Les valeurs républicaines ( la liberté, l’égalité, la fraternité ) et océaniennes ( la tolérance, le respect, le partage, la tradition d’accuei l) devront également être rappelées car elles fondent le « vivre ensemble calédonien ».

La présence, côte à côte de responsables politiques et coutumiers, indépendantistes et non indépendantistes, kanak et non kanak serait susceptible de redonner des repères à une partie de notre jeunesse qui en est aujourd’hui dépourvue.

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