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Le Débat : De retour de Paris

PG

À l’initiative de NC 1ère, un débat télévisé était organisé ce 18 juin afin de dresser le bilan du comité des signataires extraordinaire et d’en dresser des perspectives. En dépit du fait que certaines questions ont pu surprendre ou sembler décalées, ce débat aura été de haute tenue et riche d’enseignement.

Pendant plus d’une heure, Harold Martin pour le FPU, Gil Brial pour l’UCF, Philippe Gomès pour Calédonie Ensemble, Victor Tutugoro pour l’UNI-UPM et Gérard Reigner pour l’UC, ont commenté et expliqué ce qu’ils avaient acté au comité des signataires et les points sur lesquels ils étaient tombés d’accord en ce qui concerne l’inscription des « natifs » et la question du corps électoral pour les provinciales.

Tous les observateurs ont souligné que le rendez-vous du 5 juin avait marqué une reprise du dialogue entre les partenaires. Sur ce point, Philippe Gomès a précisé trois points : d’abord que, faisant référence au boycott par le FPU et l’UC du dernier comité des signataires, le dialogue est plus facile quand tout le monde est autour de la table. Ensuite que le dialogue n’est pas un long fleuve tranquille, mais que le moment était venu de trouver un consensus. Enfin que ce comité des signataires intervient après une longue séance au congrès et de nombreuses réunions sur le sujet.

Interrogé sur le rôle de l’État dans le succès du comité des signataires, Philippe Gomès s’est félicité de l’implication personnelle du 1er ministre Manuel Valls dans le dossier calédonien à l’instar de ses prédécesseurs Michel Rocard ou Lionel Jospin. Le député de la 2ème circonscription a mis en avant le discours ferme, clair et net du Premier ministre au comité des signataires, ainsi lorsque ce dernier déclare que les boycotts, les menaces et les ultimatums ne feront rien avancer.

La question des corps électoraux est d’une sensibilité extrême par rapport à l’histoire de notre pays, a précisé Philippe Gomès, en réponse à une question sur le corps référendum et il insiste sur cette notion majeure pour la Nouvelle-Calédonie de citoyenneté.

Le comité des signataires, sur lequel a soufflé un esprit nouveau, a donné le coup d’envoi de nouvelles discussions et à des réunions que personne ne devrait cette fois boycotter. Mais pour y faire quoi ? Philippe Gomès évoque alors les compromis qu’il convient de trouver entre les uns et les autres.

Existe-t-il une solution consensuelle possible, a demandé Charlotte Risch aux débatteurs. Cette question a donné l’occasion à Philipe Gomès de mettre en avant qu’il faut travailler de manière positive afin de préparer les Calédoniens à vivre ce moment-là de l’histoire du pays. Il fait d’ailleurs référence à l’Assemblée référendaire sur laquelle travaille l’UC, au 3ème accord de Pierre Frogier et au référendum éclairé que propose Calédonie Ensemble, afin de nourrir le dialogue entre les formations politiques et faire en sorte que le référendum ne soit pas un moment de division, mais un moment de rassemblement.

Pour conclure ce débat, Charlotte Risch a évoqué deux sujets hors comité des signataires : l’élection prochaine du nouveau bureau du congrès et de son président et la demande ou non du transfert de l’article 27. Deux thèmes que la journaliste met en avant pour savoir si l’esprit du comité des signataires continuerait de souffler lorsqu’il s’agira d’examiner ces deux points. Cela donnera l’occasion à Philippe Gomes de rappeler la position de Calédonie Ensemble.

Source : Le Débat, NC 1ère, présenté par Charlotte Risch

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