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Le changement de position de l’UC : Canal « historique » et canal « Business »

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Communiqué du mercredi 9 septembre 2015

En se positionnant favorablement sur les exportations à destination de la Chine au cours du GTPS du 7 septembre, l’Union Calédonienne, a pris une position diamétralement opposée à celle soutenue par le Président de la province des Iles, lors du CCEM du 30 juillet 2015. Une position diamétralement opposée à celle exprimée par le secrétaire général de l’Union calédonienne lors du GTPS du 11 août dernier. Une position diamétralement opposée à celle portée par le Vice-président UC du Gouvernement pendant tout le conflit.

Une position diamétralement opposée aussi à celle portée par Daniel Goa, Président de l’Union Calédonienne, qui a déclaré : « on ne peut pas autoriser les exportations de minerai sur la Chine dont les propriétaires peuvent exploiter les teneurs qu’ils trouvent dans les filières traditionnelles, Qni et le Japon… » et aussi : « nous disons que si, pour sauver des mineurs qui sont véritablement en difficultés, qu’ʹils n’ʹont aucune solution pour exploiter leur minerai qui peut être de très basse teneur, eh bien, pourquoi pas ne pas autoriser des quantités limitées de bateaux… » (RNC 7/09/2015).
Dans cette intervention, le Président de l’Union Calédonienne posait deux conditions à une éventuelle autorisation d’exporter vers la chine :
– Que les minerais ne soient pas susceptibles d’être exportés vers les clients traditionnels (Qni, Japon)
– Que les mineurs soient vraiment en difficultés.

Le positionnement de l’Union Calédonienne lors du GTPS du 7 septembre constitue donc un flagrant délit d’incohérence avec la ligne politique de l’Union Calédonienne concernant l’arrêt des exportations de minerai brut en 2019 (Congrès de Tiaoué-Koné) ainsi qu’avec la ligne politique affirmée le matin même du GTPS par le Président de l’Union Calédonienne. En rajoutant 1 ou 2 millions de tonnes aux 5,4 millions déjà exportés, tonnages susceptibles d’être exportés pour Qni, tonnages autorisés au profit des mineurs ayant fait 3 milliards de bénéfices l’année dernière, il faudra que l’UC explique en quoi cette démarche s’inscrit dans le cadre politique défini.

Si l’Union Calédonienne a changé de position sur le sujet, c’est que son canal « business » a pris le pas sur le canal « historique ». C’est un élément nouveau dans la donne politique sur le dossier du nickel qui permet aux mineurs de disposer d’un nouveau lobby pour faire avancer leurs revendications.

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