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France-Océanie, le rendez-vous de novembre

Sommet

( 15 septembre 2015 ) Un sommet France-Océanie se tiendra à Paris le 26 novembre prochain, c’est ce qu’a annoncé la ministre des Outre-Mer, George Pau-Langevin. Il aura pour but de mener une réflexion commune sur le réchauffement climatique.

Lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie en novembre 2014, le président de la République François Hollande avait présidé une réunion de travail avec plusieurs chefs d’État de l’Océanie à la CPS sur le thème des changements climatiques. En décembre de cette même année, et à la suite de cette première rencontre, le député Philippe Gomès avait officiellement saisi François Hollande pour lui demander la tenue d’un sommet France-Océanie sur cette question cruciale, avant la réunion à Paris de la COP 21, sommet international sur le climat. Dans un courrier adressé au Président de la République, Philippe Gomès écrivait notamment : « qui mieux que la région Pacifique, sentinelle du monde en matière de réchauffement climatique, peut interpeller l’humanité sur le rendez-vous crucial qu’elle a avec son avenir en décembre prochain ? ». En janvier dernier, lors du débat « Énergie Climat » à l’Assemblée nationale, Philippe Gomès avait à nouveau attiré l’attention du gouvernement sur l’importance d’une rencontre au sommet avec les états insulaires de la région Pacifique

En route pour Port Moresby où les pays membres du Forum du Pacifique ont débattu de cette question, la ministre des Outre-Mer a donc apporté une réponse favorable du gouvernement à la sollicitation du député calédonien. Précisant que ce sommet France-Océanie se tiendrait probablement le 26 novembre, George Pau-Langevin a confirmé que « les États insulaires du Pacifique sont directement impactés par le réchauffement climatique. Nous avons intérêt à avoir une réflexion commune entre la France et les autres États du Pacifique autour de cette question« .

Une première depuis six ans

C’est Jacques Chirac qui le premier avait initié ces rencontres internationales. Le sommet France-Océanie s’est pour la première fois en 2003 en Polynésie française, puis en 2006 à Paris et en 2009 à Nouméa, mais depuis six ans, il ne s’était pas réuni. Cette réunion était réclamée par le député Gomès parce que disait-il,

« ce serait une marque considérable de l’attachement de la France à une région qui constitue le poumon de notre planète et sa plus vaste réserve halieutique. Les fils du dialogue politique entre la France et Pacifique seraient ainsi renoués de manière forte sur un sujet essentiel pour l’avenir de notre région et de la planète ». Ce sommet France-Océanie va également permettre aux petits états insulaires de se faire entendre sur la scène internationale. Un écho d’autant plus important qu’à la réunion des pays du forum à Port Moresby, l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’ont pas consenti aux efforts de réduction des gaz à effet de serre que leur demandaient les états membres. Or, comme l’a toujours souligné Philippe Gomès, « ce qui se passe dans le Pacifique se passera inexorablement d’ici 20 à 50 ans dans les autres régions du monde. La France, qui a trois territoires dans la région, se doit d’aider ces petits pays à se faire entendre ». Au-delà de la question climatique, Philippe Gomès estime que ce sommet va permettre à la France de « renforcer son influence » dans cette partie du monde face à la Chine, la Corée du Sud ou au Japon.

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