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Philippe Gomès : Si on avait eu 51% dans la SLN…

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Retrouvez ci-dessous, la retranscription mot à mot du député Philippe Gomès lors du débat « Face à Face » enregistrer vendredi 13 novembre 2015 sur radio Nouvelle-Calédonie 1ère :

Philippe Gomès : Deuxième chose importante, il faut qu’on fasse des efforts, mais on en a fait des efforts et pas qu’un peu. Les efforts, ils ont un nom, Monsieur Bernut, ça s’appelle le protocole de stabilité fiscale. C’est pas rien, ça concerne l’usine du Sud et ça concerne l’usine du Nord. Ça conduit ces usines à ne pas payer d’impôt pendant 15 années. Strictement aucun impôt, exception faite des centimes additionnels à la patente au profit des communes concernées. Donc, oui, c’est un effort majeur, colossal, immense des Calédoniens et du pays pour faire en sorte que ces usines soient les plus compétitives possibles. Et par contre, l’effort que la SLN devait faire, je l’ai dit tout à l’heure, elle aussi qui a bénéficié d’un protocole de stabilité fiscale, y compris pour ce qu’on appelait « le programme 75 mille tonnes » auquel on n’est jamais parvenu, puisqu’on est toujours à 57 mille, fermons la parenthèse, l’effort qu’elle devait faire en investissant les sommes ad hoc pour faire en sorte, depuis 2007, que cette centrale électrique nouvelle qui nous aurait permis d’être beaucoup plus compétitif en ce qui concerne notre prix de revient de nickel, eh ben, hélas, cet investissement-­là n’a pas été effectué. Enfin, dernière chose, si on avait eu 51 %, imaginons, on fait de la politique fiction, il se serait passé deux choses. La première, c’est qu’on n’aurait pas distribué 100 milliards de francs CFP de dividendes, on les aurait gardés dans nos caisses. Et la deuxième, c’est qu’on aurait réalisé la centrale qui nous ferait défaut. Ça veut dire quoi aujourd’hui ? Ça veut dire qu’au lieu de perdre 25 milliards de francs CFP par an, on en perdrait plus que 10. C’est pas rien, certes, on perdrait toujours de l’argent, mais on serait quand même un peu plus compétitifs qu’on ne l’est aujourd’hui. Donc, vous voyez, concrètement à quoi aurait pu aboutir, non pas Eramet majoritaire dans cette société, mais les Calédoniens majoritaires dans cette société. Donc, le combat pour les 51 %, c’est plus que jamais un combat d’avenir, parce qu’on raisonnerait en fonction de l’intérêt général du pays et pas en fonction de l’intérêt des Duval au sein d’Eramet.

Source : RNC 1ère

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