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Nouvelle-Calédonie : Avant Manuel Valls, Gérard Larcher

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( 19 février 2016 ) En ce début d’année, les Outre-mer du Pacifique ont la côte auprès des hommes politiques nationaux. Après la visite de François Hollande à Wallis-et-Futuna et en Polynésie française, et avant celle de Manuel Valls en Nouvelle-Calédonie, Gérard Larcher, Président du Sénat, sera sur le Caillou du 23 au 26 février.

Le programme du Président du Sénat, Gérard Larcher, en Nouvelle-Calédonie a été officialisé cette semaine. Sur place, il rencontrera les principaux dirigeants locaux et s’exprimera, dès le 23 février, devant les 54 élus du Congrès calédoniens. Gérard Larcher rendra également visite au Sénat coutumier, une institution consultative mais importante en Nouvelle-Calédonie, qui rassemble les principaux représentants des traditions Kanak ; « il va rencontrer tous les acteurs politique pour parfaire son information sur la Nouvelle-Calédonie ». En lame de fond de cette visite, la préparation du référendum de 2018 et les enjeux économiques et politiques de la filière nickel seront au cœur du voyage de Gérard Larcher. Ce dernier se rendra sur plusieurs sites miniers, dans la Province Nord et la Province Sud de l’île, afin de rencontrer toutes les strates de la filière nickel, en proie à une crise depuis plus d’un an.

Lors du dernier comité des signataires, la crise du nickel a largement mobilisé les participants. Gérard Larcher « est en phase avec les décisions du comité des signataires. Pour lui, le nickel est important et jour un rôle primordiale ; c’est à la fois un enjeu économique et politique. Il s’est réjouit de la déclaration des partenaires calédoniens et de l’État. Surtout de l’État, car il estime que l’État doit s’engager sur ce dossier », nous indique un proche de Gérard Larcher. Pour le Président de Sénat, l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie passe obligatoirement par une solution sur l’actuelle crise que traverse le nickel. Sur le référendum de 2018, l’actuel Président du Sénat semble s’être personnellement investit, même si, « pour lui, l’avenir de la Nouvelle-Calédonie est l’affaire des calédoniens, ça ne doit pas être un enjeu politique national. Il ne souhaite pas non plus que l’échéance Présidentielle vienne interférer sur le suivi de l’évolution institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et se positionne en garant du processus, avant et après la Présidentielle ».

Sous l’impulsion de Gérard Larcher, un groupe de travail a été créé au Sénat. Ce groupe rassemble 7 Sénateurs aux sensibilités politiques différentes, et rend compte régulièrement de l’avancée de la situation calédonienne. C’est donc tout naturellement que le Président du Sénat se rend en Nouvelle-Calédonie, pour suivre et rendre compte de l’évolution institutionnelle du Caillou. « Depuis les Accords de Nouméa, le Sénat a consacré beaucoup d’attention pour évaluer l’avancée institutionnelle, les transferts de compétences. Il a détaché de nombreuses missions en Nouvelle-Calédonie », nous assure-t-on. Après Gérard Larcher, ce sera au tour de Manuel Valls, Premier ministre, de se rendre en Nouvelle-Calédonie, du 10 au 13 mars prochain. Là encore, nul doute que le sujet majeur sera la crise du nickel, intimement lié à l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie.

Source : Outre mer 360, avec AFP.

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