Accueil ACTUALITÉS Philippe Michel : « Il ne s’agit pas d’éluder le référendum mais de préparer l’après référendum »

Philippe Michel : « Il ne s’agit pas d’éluder le référendum mais de préparer l’après référendum »

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( 19 février 2016 ) Journaliste : Philippe Michel, qu’avez-vous à répondre à Sylvain Pabouty et peut-être à d’autres Calédoniens qui se posent la question finalement,est-ce qu’on n’est pas en train de négocier malgré tout ?

Philippe »Michel : Mais non, mais ce que j’ai à répondre, c’est qu’il faut être cohérent avec nous-mêmes. Nous avons tous ensemble et à ce moment-là, j’ai jamais entendu qui que ce soit le critiquer, missionné deux experts, en l’occurrence, monsieur Courtial et monsieur, Melin-Soucramanien, il y a trois ans maintenant, pour nous mener une étude juridique sur les différentes évolutions institutionnelles possibles, de la Nouvelle-Calédonie et ils ont rendu un rapport qui a été adopté et approuvé par le comité des signataires de 2014, si j’ai bonne mémoire. À savoir, pleine souveraineté, État associé, autonomie élargie ou statu quo. Dans le prolongement de ce premier travail d’étude nous avons, tous ensemble de nouveau, décidé D’organiser une mission d’écoute et de conseils, autour de cinq experts, Chiristhacht, Merle, Dassonville, Lombrière et Fraysses, pour exposer aux différents groupes politiques quelle est la palette de solutions possibles dans l’exercice des compétences régaliennes, c’est les travaux…

Journaliste : Là, par thématiques.

Philippe Michel : Voilà, par thématiques, monnaie, défense, crédit, etc.

Journaliste : Comment convaincre que la recherche des convergences n’est pas une négociation ?

Philippe Michel : Non mais, ce que,je,veux,dire, c’est que ça fait donc quatre ans que tous ensemble, d’accord, nous examinons la problématique sous tous ses angles. Ses angles politiques, ses angles juridiques, ses angles économiques ou financiers, et ses angles techniques. Qu’est-ce qu’on a décidé au dernier comité des signataires ? On a décidé que maintenant qu’on avait rassemblé tous les matériaux et eu toutes les contributions possibles, il était temps que nous, les partis politiques calédoniens, on se positionne face à nos électeurs sur les hypothèses d’évolution qui nous paraissent souhaitables, parce que comme l’a souligné Gérard Régnier tout à l’heure, entre le, on ne change rien et le, on accède à l’indépendance totale, eh ben, ces travaux nous ont montré qu’il existe des solutions intermédiaires, d’ailleurs pratiquées par un certain nombre d’États dans la région sur lesquels il serait important qu’on se penche. Et donc, il s’agit en réalité non pas de préparer un accord pour éluder le référendum, il, s’agit de préparer l’après référendum et, au passage, pardonnez moi le terme, d’éclairer le choix des Calédoniens à l’occasion de ce référendum. Je ne vois pas, là, de démarche de reniement par rapport aux engagements, ou aux décisions qui ont été prises par le passé, et au demeurant, j’observe que c’est ce que les Calédoniens attendent de nous. Parce qu’on peut tous continuer de sauter partout en disant, pour les uns, -indépendance-, ou pour les autres, -maintien dans la France -, mais, il faudrait peut-être expliquer précisément à nos compatriotes ce que ça signifie.


Source : RNC 1ère

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