Accueil VIDÉOS Construire la centrale électrique c’est assurer la compétitivité à long terme de la SLN

Construire la centrale électrique c’est assurer la compétitivité à long terme de la SLN

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Journaliste : On en vient à cette centrale. Qui va la payer ?

Philippe Gomès : L’État doit intervenir. Après, les modalités d’intervention de l’État, que ce soit dans le cadre de la proposition de Pierre Frogier, qui me paraît quand même, dans l’état actuel des choses la moins probable…

Journaliste : Elle va coûter cher, cette centrale ?

Philippe Gomès : Oui, elle va coûter cher, cette centrale. Mais si on l’avait réalisée, ces 10 dernières années, la SLN aurait économisé 10 milliards de FCFP par an. Donc, vous voyez que ne pas faire cet investissement, ça a coûté à l’entreprise. Quant aux modalités de mise en œuvre de cette centrale, aujourd’hui, j’ai proposé qu’une structure locale associant Enercal, la STCPI et la SLN soit mise en place et que l’État nous aide, non pas au travers d’ailleurs de financements dédiés, que l’État nous aide au travers d’une garantie qu’il apporterait aux financements qui sont nécessaires, pour faire ce projet. Et je peux vous dire que nous avons soutenu ce point de vue à l’occasion du comité des signataires, toutes formations politiques confondues, d’ailleurs, qui s’est tenu au mois de février dernier. J’espère que le Premier ministre, lorsqu’il va venir, fera, sur ce sujet-là, des annonces fortes. La SLN, c’est pas simplement traverser la période de crise d’aujourd’hui, on doit tous se serrer les coudes, c’est aussi, les 50 ans qui viennent, continuer à assurer le développement du pays.

Journaliste : Pour vous, Philippe Gomès, charbon ou gaz, pour cette centrale ?

Philippe Gomès : La centrale actuelle, elle produit 15 fois plus de poussière qu’une centrale au charbon, 10 fois plus de dioxyde de soufre qu’une centrale au charbon et 2 fois plus de dioxyde d’azote. Donc, la centrale actuelle, c’est la pire qu’on puisse avoir, et en plus elle n est pas compétitive : manque une apostrophe à n’est pas compétitive. Donc, effectivement, le charbon, dans ce cadre-là, était la moins mauvaise solution. Nous avions d’ailleurs demandé, nous, Calédonie Ensemble, à l’État, une mission sur le sujet. Il a rendu un rapport, et le rapport 2013, c’est la seule solution pour un industriel électro-intensif comme la SLN, c’est le charbon. Je crois que des choses se sont passées depuis lors, notamment la COP21 et qu’on ne peut pas ne pas rouvrir le dossier sur le sujet. On a parlé beaucoup d’exigences économiques, c’est aussi une exigence sanitaire et environnementale, bien sûr. C’est pour ça qu’il faut rouvrir le dossier.

Source : NC 1ère

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