Accueil VU SUR LE WEB Égalité dans l’éducation : La France à la 35e place sur 37 ( Unicef )

Égalité dans l’éducation : La France à la 35e place sur 37 ( Unicef )

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( 14 avril 2016 ) Si la France présente un faible écart en matière de revenus entre les enfants, elle se situe à la 35e place sur 37 dans le classement des écarts de performance scolaire, souligne le rapport « Innocenti 13 » de l’Unicef, rendu public le 14 avril. En termes d’égalité dans l’éducation, elle se place donc presque à la dernière place, « auprès de pays à revenus faibles tels qu’Israël, le Mexique ou la Turquie ». Le fossé entre les performances des élèves en fonction de leur milieu social s’avère très important. De surcroît, le pourcentage d’élèves n’ayant pas atteint le niveau de compétences attendu est légèrement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE.

Face à ces résultats, le ministère de l’Éducation nationale a tenu à réagir, en indiquant que « seules les données issues du classement PISA 2012 ont été mobilisées ». « Le rapport de l’UNICEF rappelle le lourd tribut payé par les enfants en situation de pauvreté aux politiques menées avant 2012, et l’importance de poursuivre et d’amplifier la refondation de l’école », affirme la ministre Najat Vallaud-Belkacem.

9% des enfants vivent dans la pauvreté

Du côté du classement global sur les « inégalités de bien-être entre les enfants », la France se place 28e sur 35 pays de l’UE/OCDE, juste au-dessus de la Belgique, la Bulgarie, l’Italie, le Luxembourg et la Slovaquie, tandis que le Danemark figure en tête. En matière de pauvreté, la France occupe le 13e rang sur 41 pays de l’UE/OCDE, avec un taux global d’enfants vivant dans la pauvreté de 9%. Elle se positionne au-dessous des pays scandinaves (sauf la Suède) de l’Autriche, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, mais avant la Suède, les USA et les pays d’Europe de l’Est et du Sud. Cependant, « l’écart aurait été plus important encore (35,9% de plus) sans les transferts sociaux disponibles », remarque l’Unicef.

Autre constat préoccupant, plus de 30% des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans signalent qu’ils sont touchés quotidiennement par un ou plusieurs problèmes de santé : douleurs à la tête, au dos ou au ventre, vertiges, sentiment d’être nerveux ou déprimé, irritabilité, impossibilité à dormir. Sur ce point, la France se classe au 27e rang, au même niveau que Malte. Seules la Roumanie et la Turquie ont un pourcentage plus élevé d’enfants signalant des troubles de santé. Parmi ces enfants, on compte 12% de plus de filles que de garçons.

Un déploiement inégal des services et des ressources

Globalement, 8,5% des enfants en France affichent un faible degré de satisfaction (lui attribuant une note de 4/10 ou moins), alors que les enfants des pays observés déclarent un niveau de satisfaction de 8 sur 10 en moyenne.

À l’issue de cette étude, l’Unicef évoque un décalage « tout à fait préoccupant ». Selon l’organisation, le problème ne se situe pas au niveau purement économique : « il s‘agit plutôt d’un déploiement inégal des services et des ressources au détriment des enfants les plus vulnérables, ayant pour conséquence une accumulation des difficultés pour ces derniers. Les transferts sociaux et politiques publiques doivent donc prioriser les services et ressources envers les enfants les plus démunis ».

Le rapport « Innocenti 13 » de l’Unicef est consultable ici

Source : Touteduc

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