Accueil VIDÉOS Débat nickel : « On a une responsabilité particulière à l’égard de l’avenir du pays »

Débat nickel : « On a une responsabilité particulière à l’égard de l’avenir du pays »

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( 19 mai 2016 ) Le député Philippe Gomès, a participé au titre de Calédonie Ensemble, au débat sur le nickel organisé par NC 1ère et animé par Nathalie Daly et Gonzague de la Bourdonnaye. Avaient pris place autour de la table : Pierre Frogier pour les Républicains, Louis Mapou pour l’UNI et Gilbert Tyuienon pour l’UC-FLNKS et nationaliste.

75 minutes d’un débat de haute tenue au cours duquel les responsables des quatre principales formations politiques du pays, ont évoqué la situation du nickel, en affirmant la nécessité de travailler ensemble pour passer la crise et préparer l’avenir.

À la question de savoir si avec trois usines, la Nouvelle-Calédonie n’avait pas eu « les yeux plus gros que le ventre » et qu’il lui était désormais impossible de gérer la situation de crise, Philippe Gomès a tenu à rappeler que ce développement industriel était une chance extraordinaire pour le pays. Il a rappelé que 10 000 familles calédoniennes vivaient des revenus issus des deux nouvelles usines.

Lors du débat, la question de la prise majoritaire à 51% de la Nouvelle-Calédonie dans le capital de la SLN, a bien évidemment été posée. Philippe Gomès, rappelant que Calédonie Ensemble défendait cette position depuis longtemps maintenant, a surtout insisté sur la nécessité concernant le nickel de sortir du débat « dogme contre dogme ».

« Nous devons adopter une stratégie industrielle partagée, a-t-il déclaré, car il n’y aura pas de sortie harmonieuse et apaisée de l’accord de Nouméa si nous n’arrivons pas à trouver cette stratégie en commun ».

Précisant que le nickel n’est ni indépendantiste ni non-indépendantiste, il a rappelé à ses interlocuteurs qu’ensemble, ils avaient une responsabilité particulière à l’égard de la richesse nickel et de l’avenir du pays.

La question de la « calédonisation » de la SLN, que défend Calédonie Ensemble, a été largement évoquée. « Il faut arrêter de subir un actionnaire majoritaire certes privé, mais qui nous aura mis dans le trou » a déclaré Philippe Gomès à propos d’Eramet. Et au sujet de la gouvernance de la SLN, le leader de Calédonie Ensemble a regretté certaines décisions, comme la distribution de 80 milliards de F CFP de dividendes en 2012 et 2013 au moment où la conjoncture s’était déjà retournée. À ce sujet, il a proposé une réforme fiscale qui obligerait chaque industriel à mettre dans une réserve obligatoire une partie des bénéfices afin que la société puisse passer les périodes de crise.

Tirer des enseignements pour l’avenir concerne également la fiscalité liée au nickel, que Philippe Gomès a souhaité voir réformer de manière à ce qu’elle profite mieux au pays. À cette occasion, il a évoqué la nécessité de créer le fonds pour les générations futures, attendu depuis tant d’années.

Les participants au débat ont été interrogés sur le fait de savoir si, concernant le nickel, ils éprouvaient des regrets. Philippe Gomès a évoqué pour sa part, le fait qu’en dépit de ses efforts aux postes et fonctions qu’il a occupés, il ne soit pas parvenu à convaincre Eramet d’investir dans la construction de la nouvelle Centrale.

Le dossier est maintenant relancé grâce à la garantie de l’État. Philippe Gomès a précisé que la question d’une alimentation au gaz de la centrale devait être réexaminée.

Lors de ce débat, les téléspectateurs ont été invités à poser des questions par Internet. Un Internaute a donc demandé s’il n’était pas possible d’ouvrir le capital de la SLN à tous les Calédoniens.

La question de l’après-nickel a été posée en conclusion de ce débat. « Le nickel devient une malédiction, a déclaré Philippe Gomès, si l’on n’est pas capable de se diversifier », et il a appelé tous les acteurs à « dé-cannibaliser » l’économie calédonienne du nickel.

Source : NC 1ère

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