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Climat : La région Pacifique veut augmenter ses connaissances de l’océan

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( 24 mai 2016 ) Des experts internationaux sont réunis jusqu’à vendredi à Nouméa pour améliorer la collecte de données sur l’océan dans la région Pacifique, afin de mieux gérer et anticiper les changements du climat.

Sous égide de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) et de la Commission océanique intergouvernementale (COI-Unesco), cette réunion rassemble des scientifiques
d’Océanie mais également des Etats-Unis, de Chine ou encore de Thaïlande. « L’objectif est de renforcer la coopération, de trouver des financements, et de convaincre les gouvernements de l’importance des mesures de l’océan », a déclaré à l’AFP, Jérôme Aucan, océanographe physicien à l’IRD de Nouméa (Institut de recherche pour le développement).

L’océan recouvre 98% de la superficie de la région Pacifique
« Aujourd’hui par exemple dans le Pacifique sud, personne ne suit l’évolution de l’acidification de l’océan », a-t-il indiqué. L’océan recouvre 98% de la superficie de la région Pacifique et lors de la COP 21 à Paris l’an dernier, l’accent a été remis sur le rôle de l’océan, en tant que régulateur du climat mondial, de par ses échanges continuels avec l’atmosphère. Frappées de plein fouet par les effets du changement climatique – montée des eaux, cyclone, tsunami…- les États insulaires du Pacifique, aux faibles moyens financiers, tentent de s’y adapter mais manquent souvent d’éléments d’aide à la décision pour la gestion de leur développement. « Cette région est particulièrement vulnérable (…) nous avons besoin de plus d’observations in situ. Il faut aider les gouvernements à être mieux informés pour que leurs décisions s’appuient sur des anticipations climatiques », a déclaré Sidney Thurston de la NOAA (Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique).

La montée du niveau de la mer est un grand défi
Dans l’archipel des Salomon, où cinq îles non habitées ont disparu en raison de la montée des eaux et de l’érosion côtière selon une étude australienne publiée début mai, une politique de déplacement des populations menacées est en vigueur. La collecte de données pour anticiper les évènements est cependant insuffisante. « Nous n’avons pas la capacité d’engager des observations de l’océan mais nous souhaitons collaborer avec les organisations régionales pour mieux informer nos populations sur les impacts », a déclaré Lloyd Tahani, membre des services météorologiques salomonais. « La montée du niveau de la mer est un grand défi pour nous », a-t-il ajouté, citant en exemple les conflits fonciers et culturels, qu’engendrent la relocalisation de communautés.

Source : Outre-mer 1ère

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