Accueil VU SUR LE WEB La Calédonie « Ose » l’export

La Calédonie « Ose » l’export

( 5 octobre 2016 ) Plus d’une centaine d’entreprises et de partenaires institutionnels ont assisté hier à la présentation des Orientations pour le soutien à l’export (Ose) fixées par le gouvernement, en présence de son président, Philippe Germain.

Les entrepreneurs ont été nombreux à répondre à l’invitation sur un thème qui les intéresse au premier chef. « Il y a une dynamique au niveau des entreprises calédoniennes pour se faire connaître et avoir du poids à l’international, note Bertrand Lacroix, cogérant de la société Aqualone. Je suis venu voir comment le gouvernement souhaite structurer la stratégie export du pays et créer des synergies. » Les discours ont été brefs afin d’entrer rapidement dans le vif du sujet. Comme l’a rappelé Philippe Germain, ce plan « n’est pas tombé du ciel » et fait partie des engagements de la déclaration de politique générale du gouvernement afin de trouver de nouveaux leviers de croissance pour les entreprises.

« La règle n° 1 est de s’intégrer dans notre environnement régional. Depuis deux ans, le gouvernement est très actif dans ce domaine. Nous avons obtenu notre place au Forum des Îles du Pacifique. C’est au sein de ces organisations que se discutent les accords commerciaux », a souligné le président. Le soutien à l’export passe par des actions de diplomatie économique, à savoir la signature d’accords de coopération avec les pays voisins – comme cela a été le cas récemment avec la Nouvelle-Zélande ou prochainement avec le Vanuatu – et l’association des acteurs économiques aux missions officielles. Ce sont autant d’opportunités qui permettront d’ouvrir des marchés à l’exportation.

Le service du gouvernement de la coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) – au sein duquel une cellule export doit être créée – a ensuite décrit les deux autres orientations du plan. La première est de mettre en œuvre une politique de soutien aux entreprises qui ont la capacité d’exporter ou la volonté de le faire. Une des missions du gouvernement sera de « lever les freins à l’exportation en travaillant sur les réformes en matière phytosanitaire, fiscale et d’aides à l’export, en lien avec les provinces sur ce point. Un crédit d’impôt spécial export doit être mis en place », détaille François Bockel, le chef du SCRRE dont le service va jouer un rôle prépondérant au niveau de la gouvernance, le dernier axe du plan de soutien à l’export. « Nous avons réalisé notre première exportation vers l’Australie. Ce projet a mis deux ans pour aboutir afin de se conformer aux règles phytosanitaires, témoigne Maëva Gastinel, de la société La Périgourdine et coprésidente du cluster Cap Agro NC. Le soutien des institutions peut faciliter les démarches. Il est important que les entreprises aient des interlocuteurs identifiés pour les accompagner. »

À quelques jours de son départ en Australie, aux côtés du Haut-commissaire, pour une nouvelle mission de diplomatie économique, Philippe Germain a insisté : « Des entreprises calédoniennes ont un véritable savoir-faire qui peut s’exporter. Il faut maintenant oser avec notre plan d’Orientations de soutien à l’export ! ».

A droite, Pierrick Maury président du cluster Avex.

 

Une structure pour accompagner les entreprises

Dans le cadre des Orientations pour le soutien à l’export, le gouvernement a étroitement associé le cluster Avenir Export (Avex) qui rassemble aujourd’hui plus de 80 membres, dont plusieurs organisations patronales et consulaires. L’objectif est de soutenir la structuration de cette entité pour qu’elle devienne un point d’appui essentiel pour l’exportation. « Notre première mission est de représenter les entreprises pendant les foires et les salons internationaux. Nous pouvons faire les premières démarches de prospection, mais aussi des diagnostics des structures des sociétés pour qu’elles puissent être prêtes à exporter », indique Pierrick Maury, le président d’Avex.

Source : Le Mag’ du gouv

À voir aussi :

Philippe Gomès : « Il nous faut définir notre patrimoine commun »

Le député Philippe Gomès a participé ce 18 novembre au colloque sur l’avenir institutionne…