Accueil Institutions « L’École calédonienne doit être le creuset du destin commun, comme l’École de la République a été le creuset de la Nation »

« L’École calédonienne doit être le creuset du destin commun, comme l’École de la République a été le creuset de la Nation »

« L’École calédonienne doit être le creuset du destin commun, comme l’École de la République a été le creuset de la Nation »

Cette citation du discours de la ministre de l’éducation nationale répond en écho à ce qui a toujours été le credo de Calédonie Ensemble.

Discours devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie
Nouméa, mercredi 26 octobre 2016

L’engagement des pères fondateurs de la Nouvelle-Calédonie moderne répondait à leur volonté de construire un avenir pour la jeunesse de ce pays. Et ici comme ailleurs, l’avenir passe par l’éducation et donc par l’École.

L’École, pour l’État, est le creuset de la République. Les deux sont profondément liés, et cela, dès les origines de la République Française.
Si vous regardez les débats de 1789 ou ceux qui accompagnent, à la fin du XIXème siècle, les commencements de la IIIème République, l’École est sur toutes les lèvres, l’École est dans tous les Esprits.

Et aujourd’hui, dans ce Congrès, c’est bien aussi de l’École dont il est question.
Pour une raison simple : l’École est pour la Nouvelle-Calédonie le creuset de votre destin commun.

Je veux ici saluer la qualité du contenu de votre projet éducatif.

Je veux aussi rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui, depuis plusieurs années, ont porté politiquement ce projet dans l’intérêt premier de l’évolution de ce pays.

Je veux notamment citer le député Philippe GOMES et madame Hélène IEKAWE membre du gouvernement en charge de l’éducation.

Je souhaite aussi souligner la qualité de la démarche participative que vous avez initiée depuis 2010 et prolongée depuis par une concertation exceptionnelle de tous les acteurs et de tous les usagers de l’École.

A travers elle s’exprime et se traduit la grande maturité de votre pays.

Le résultat obtenu à travers ce projet éducatif de Nouvelle-Calédonie et la charte d’application que vous avez adoptée la semaine passée, est une grande avancée.

L’État est là pour vous aider, vous accompagner : rien de plus ; rien de moins. Et surtout il n’y a là aucune volonté de confisquer votre libre-arbitre. Cela n’aurait aucun sens.

Cet accompagnement prendra la forme d’un protocole d’accord conclu avec votre Gouvernement : trois ministères et une collectivité en responsabilité.

L’État apportera ainsi des aides sous la forme de la création de 75 emplois nouveaux et par le maintien de 7.900 heures d’accompagnement éducatif.

Ces aides se traduiront également par une augmentation de crédits dédiés à la formation continue des personnels enseignants, ainsi que pour des équipements pédagogiques particuliers liés aux formations du nouveau lycée du Mont-Dore et à la transformation de celui de Pouembout.

Enfin, des ressources techniques en ingénierie d’éducation et de formation seront libérées dans le cadre de la mise en œuvre de l’observatoire de la réussite éducative et de la rédaction du code de l’éducation.

Au total, le secteur de l’éducation et de la recherche représente plus de 87 % de la Dotation Globale de Compensation versée chaque année par l’État à la Nouvelle-Calédonie, soit un montant de 5,156 milliards de francs pacifique en 2016. Quant à la dotation de Mise A Disposition Globale et Gratuite, elle représente un volume de 44,6 milliards de francs pacifique également en 2016.

Les contrats de développement ne sont pas en reste, puisque pas moins de 7,42 milliards de francs pacifiques ont été engagés dans l’éducation et la recherche au titre de la génération 2011-2016.

Ces aides reflètent la constance des engagements pris devant vous par le Président de la République, François Hollande, et le Premier ministre, Manuel Valls.

Des engagements qui aboutiront d’ici peu à l’ouverture d’un nouveau lycée, celui de Mont-Dore, et l’extension de celui de Pouembout, symbole du rééquilibrage ; symbole aussi de l’œuvre de Michel Rocard au profit de la paix en Nouvelle-Calédonie.

Un hommage solennel lui sera rendu demain en donnant officiellement à ce lycée d’enseignement général et agricole, son nom Michel Rocard.

La Nouvelle-Calédonie est selon votre devise « terre de parole et terre de partage », et elle est aussi une terre de passion, de mélange et de rencontre.

Ce sont ces qualités qui se retrouvent dans une « parole à deux voix », celles de Nicolas KURTOVITCH, et de madame la membre du Gouvernement, Déwé GORODɹ, ici présente et que je salue.

Ces deux voix résonnent dans un très beau texte, « la paix en soi », qui conclut votre dernier recueil de poème, A l’Orée du sable.

Je voudrais, au moment de conclure, en citer un court passage :
« La paix avec nous et avec les autres quand, ayant été nous-mêmes victimes de l’oppression, de l’humiliation, de la haine ou de la violence, nous osons tendre la main – non pas pour oublier car la mémoire reste – mais pour nous souvenir ensemble aujourd’hui afin d’en préserver nos enfants ou de faire en sorte que les générations futures gardent le meilleur de ce que nous leur aurons laissé pour le transmettre encore et encore. »

Ce texte, je tenais à ce que nous le partagions ici, dans cet hémicycle.

Tous, ici, vous avez choisi de dépasser vos différences pour vous concentrer sur ce qui vous rassemble : et ce qui vous rassemble, c’est ce fameux destin commun qu’il faut bâtir, en priorité pour la jeunesse, et avec elle.

C’est pour la jeunesse que nous devons agir.

C’est pour la jeunesse que je suis venue en Nouvelle-Calédonie.

Et c’est par la jeunesse que se conserveront ces valeurs et ces spécificités qui font la force, la richesse, et la grandeur de votre pays.

Vive la Nouvelle-Calédonie !

Vive la République !

Et vive la France !

¹Membre du Congrès et membre du Gouvernement en charge de la culture.

Pour lire le discours de Mme Najat Vallaud-Belkacem en intégralité, cliquez-ici

Source : Congrès de la Nouvelle-Calédonie

À voir aussi :

Pour l’honneur d’une femme

( 22 novembre 2017 ) Harold Martin condamné à 3.400.000 XPF de dommages et intérêts pour d…