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La province Sud a ouvert ses portes à la ministre

( 25 juillet 2017 ) C’est au son du toutoute et au rythme des pas des danseurs du groupe We Ce Ca, que la nouvelle ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a été accueillie, hier après-midi, à l’Hôtel de la province Sud. Après avoir salué tous les élus présents, celle qui a réservé son premier déplacement Outre-mer à la Nouvelle-Calédonie s’est entretenue avec le président de la province Sud, Philippe Michel, et son exécutif, pendant plus d’une heure. « Nous avons parlé des difficultés budgétaires que nous rencontrons, explique Philippe Michel, à l’issue de la réunion. Mais aussi des menaces qui pèsent sur notre industrie du nickel, notamment de l’avenir de l’usine Vale, ainsi que des enjeux de la sortie de l’Accord de Nouméa. »

Le président de la province a également tenu à souligner l’importance des provinces dans le paysage institutionnel calédonien : « C’est cette proximité citoyenne que nous souhaitons vous faire toucher du doigt pour qu’à Paris vous soyez l’un de nos défenseurs et puissiez expliquer que le champ d’actions des provinces est considérable et qu’il doit être conforté, accompagné et aidé. Je crois pouvoir dire que c’est sur ce socle provincial que le destin commun calédonien s’élabore. »

Finances et nickel

En matière de finances, Philippe Michel a tenu à mentionner que l’institution, du fait d’un budget structurellement contraint, est très dépendante des financements extérieurs, au premier rang desquels ceux de l’État au titre du contrat de développement. Il a attiré l’attention de la ministre sur le nécessaire respect des engagements pris à ce titre par l’État.

Concernant le secteur minier, sur lequel la province Sud agit à plusieurs niveaux, les inquiétudes sont nombreuses. Et pour le président, il a été important d’en faire part à la ministre. Du côté de la SLN, l’enjeu à moyen terme est d’achever les études et d’engager la construction d’une nouvelle usine électrique. « Mais, à plus court terme, nous craignons que la SLN ait épuisé ses dernières réserves de trésorerie d’ici la mi-2018 », souligne le président. Et de compléter : « Mais l’usine dont la situation est la plus préoccupante est Vale. Comme vous le savez, cette usine perd beaucoup d’argent : en termes de résultat net, elle a enregistré une perte de 1,2 milliard d’euros en 2015, et de 970 millions en 2016. » Ce qui a conduit le nouveau PDG du groupe Vale à annoncer publiquement qu’il envisageait la fermeture de Vale NC. Des mesures qui impacteraient directement la province et auxquelles il faut d’ores et déjà essayer de trouver des solutions. Des inquiétudes que la ministre a écoutées avec attention.

Un premier pas

Cette rencontre a permis de présenter les problématiques auxquelles l’institution fait face, mais, surtout, de poser les jalons de discussions à venir. « La ministre est attentive, soucieuse de comprendre les enjeux qui pèsent sur la Nouvelle-Calédonie, confie Philippe Michel, avant de compléter : Aujourd’hui, nous sommes dans l’évaluation de la situation, en attendant les discussions précises, qui devraient être amorcées avec la visite du Premier ministre, Édouard Philippe, au mois de décembre prochain. »

Source : province Sud

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