Accueil ACTUALITÉS Règlements de comptes postélectoraux – Une victime : l’Autorité de la concurrence

Règlements de comptes postélectoraux – Une victime : l’Autorité de la concurrence

( 1er août 2017 ) Après un long parcours initié le 31 août 2009 lors de la déclaration de politique générale de Philippe Gomes en sa qualité de président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’Autorité de la concurrence avait vocation, cet après-midi, à être installée.

Cinq candidats de très haut niveau, spécialisés en économie et en droit de la concurrence étaient auditionnés par le congrès de la Nouvelle-Calédonie pour occuper les postes de président, de rapporteur général ou de membre de l’Autorité. Ces nominations étaient d’autant plus importantes que depuis près de 3 ans maintenant, c’est le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qui exerce les compétences qui lui sont conférées par la loi « anti-trust » dans l’attente de la mise en place de l’Autorité de la concurrence.

Le bon sens eut voulu que ces nominations ne soient qu’une formalité. Les règlements de comptes postélectoraux en ont décidé autrement : après avoir développé quelques arguties, le Palika et l’Union calédonienne ont émis un avis défavorable à la nomination des candidats proposés et le groupe Les républicains calédoniens s’est abstenu.

En conséquence, seul l’Intergroupe « Calédonie Ensemble-Rassemblement-MPC-Les Républicains » a émis un avis favorable.

Dès lors la majorité des 3/5ème requise par la loi n’ayant pas été atteinte, les candidats ont été récusés et l’Autorité ne peut être installée. C’est donc le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qui continuera à assumer les compétences que lui confère la loi « anti-trust » aux lieu et place d’une autorité indépendante dont le rôle dans la lutte contre la vie chère est essentiel.

Ou comment les élus du FLNKS et du groupe Martin-Backès ont réglé leurs comptes électoraux en s’essuyant les pieds sur l’intérêt général du pays.

En outre l’irresponsabilité a un prix : notre pays s’est « carbonisé » auprès des institutions susceptibles de disposer de candidats pour ce type de responsabilité notamment : le Conseil d’Etat et l’Autorité nationale de la concurrence.

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