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La Nouvelle-Calédonie sans budget pour la première fois depuis 27 ans !

( 18 octobre 2017 ) Élu le 31 août dernier, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie n’a toujours pas la capacité de fonctionner normalement, menaçant tout le pays de paralysie. Ce blocage est le fait du groupe Martin-Backès au congrès, opposé aux partis signataires de la déclaration commune « Pour une Nouvelle-Calédonie dans la France et dans la paix ». Ceux-ci ont dénoncé les conséquences en cascade du blocage et alerté les Calédoniens.

Ce 18 octobre, les responsables de Calédonie Ensemble, du Rassemblement, de Tous Calédoniens et du MPC ont tenu une conférence de presse pour dénoncer d’une seule voix les conséquences de la prise en otage du gouvernement par un groupe minoritaire représenté au gouvernement par un seul membre sur 11. Par la voix de Philippe Michel, les quatre partis membres de la plateforme non-indépendantiste ont dénoncé un véritable déni de démocratie dans le blocage de la principale institution du pays par une minorité, à un moment déterminant de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. « Les électeurs, a déclaré le secrétaire général de Calédonie Ensemble, ont légitimé la plateforme. Ils l’ont légitimée à deux reprises ces dernières semaines au travers des élections législatives et sénatoriales. L’électeur en juge de paix a tranché. Dès lors, la responsabilité des élus politiques quel que soit leur groupe, est bien de respecter la démocratie et d’assurer le fonctionnement normal des institutions et de l’économie du pays a fortiori dans une période aussi sensible ».

Un processus budgétaire bloqué

La volonté de blocage du groupe Martin-Backès a pour conséquence que le gouvernement ne dispose plus du temps nécessaire pour préparer le budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie dans de bonnes conditions. Un point sur lequel a insisté Virginie Ruffenach du Rassemblement. « Ce blocage, a-t-elle déclaré, a des conséquences graves et importantes : pour la première fois depuis 27 ans, le gouvernement ne sera pas en capacité de déposer avant le 15 novembre un projet de budget. Le Congrès ne sera pas en capacité de l’adopter avant le 31 décembre. Et c’est le plus petit groupe du Congrès, 6 membres sur 54, qui prend en otage les institutions. C’est une attitude irresponsable ».

Les collectivités en otage et les investissements bloqués

Le budget de la Nouvelle-Calédonie alimente de manière substantielle entre 50 et 90%, ceux de toutes les autres collectivités et établissements publics. C’est donc l’ensemble des institutions et au-delà toute l’économie, qui va subir les conséquences du blocage, « Ce blocage du gouvernement, a précisé Pascal Vittori pour Tous Calédoniens, a des impacts sur les différentes collectivités, la Nouvelle-Calédonie, les provinces, les communes, les établissements publics, les sociétés d’économie mixte. Avec le retard que l’on est en train de prendre, les actions des collectivités vont être repoussées au moins jusqu’au milieu de l’année prochaine et l’on ne pourra pas rattraper le retard accumulé en ce qui concerne les investissements ! Il y aura des conséquences économiques et sociales dans les communes, notamment celles de brousse ». En effet, le seul budget d’investissement de la Nouvelle-Calédonie s’élève en moyenne à 10 milliards. La conséquence de l’attitude du représentant du groupe Martin-Backes au gouvernement est qu’aucun programme de travaux ne pourra être engagé. Outre le budget, de nombreuses mesures, attendues par les Calédoniens, restent bloquées et ne peuvent entrer en application. Ce qu’a souligné Gil Brial du MPC : « Il y a un ensemble de mesures qui ne peut être adopté à cause du blocage du gouvernement. On parle de réforme de la loi anti-trust et de simplification administrative pour soulager les entreprises, mais les arrêtés ne peuvent pas être pris. Il y a aussi ces mesures qui sont connues et qui sont préparées, mais qui ne peuvent pas être adoptées comme la lutte contre la délinquance ou la prévention de la consommation excessive d’alcool ». Gil Brial qui rappelle que le gouvernement est dans l’impossibilité d’accorder sa caution auprès des banques pour l’achat des avions d’Aircal et Aircalin, ce qui pourrait remettre en question ces programmes.

Pour lire le communiqué de la plateforme suite à la conférence de presse de ce 18 octobre, cliquez-ici.


Source : NC 1ère

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