Accueil ACTUALITÉS Affirmer notre patrimoine commun pour vivre ensemble et en paix dans la France

Affirmer notre patrimoine commun pour vivre ensemble et en paix dans la France

(21 novembre 2017) – Dans une conférence de presse tenue ce jour, le groupe MARTIN-BACKES s’est opposé à la proposition de Philippe GOMES faite lors du colloque à l’Université (UNC) d’une « déclaration solennelle entre indépendantistes et non indépendantistes avant le référendum, sur le patrimoine commun des Calédoniens », au motif qu’elle poserait les bases d’une « petite nation calédonienne ».

    1. Du concept de « petite nation »

Ils ne se sont pas encore rendus compte que la Nouvelle-Calédonie est déjà – en fait et en droit – une petite nation au sein de la République française. Depuis 1988, le peuple calédonien bénéficie du droit à l’autodétermination : il est souverain sur son destin.

C’est ce pouvoir là – unique dans la République –  qui fait de la Nouvelle-Calédonie une petite nation au sein de la France, de la même manière que l’Ecosse est une nation au sein du Royaume-Uni, ou que le Québec est une nation au sein du Canada.

Tout comme la Nouvelle-Calédonie, le peuple québécois et le peuple écossais disposent du droit à l’autodétermination qui leur permet de décider seuls de leur avenir.

Certains n’ont donc toujours pas compris qu’une nation n’est pas obligatoirement un Etat.

« Nation » n’est donc pas un gros mot : c’est un fait politique.

            2. Du concept de « calédonisation des administrations régaliennes »

Oui, Calédonie Ensemble veut plus de gendarmes, plus de militaires, plus de juges, plus de greffiers calédoniens.

Oui, Calédonie Ensemble souhaite que la singularité du pays, de ses populations, de sa position géographique en Océanie et de son histoire soient davantage pris en compte dans l’exercice par l’Etat des compétences régaliennes.

Dans cette perspective, des débats méritent d’être ouverts sur la présence d’assesseurs coutumiers auprès de la juridiction pénale (compétence Justice), sur l’association de la Nouvelle-Calédonie à l’exercice par l’Institut d’Emission d’Outre-Mer de la compétence en matière de politique monétaire et de crédit (compétence Monnaie) ou encore de la participation du pays de manière plus large aux opérations effectuées par l’armée française dans la région à l’instar de l’Accord FRANTZ (compétence Défense).

Parce que « calédoniser » les compétences régaliennes et participer à leur exercice c’est aussi une manière de se les approprier, même si elles restent exercées sous l’autorité de l’Etat.

« Calédonisation des administrations régaliennes » n’est donc pas un gros mot. C’est une perspective.

           3. Du concept de mise en œuvre complète de l’Accord de NOUMEA

Enfin, en ce qui concerne les mesures prévues par l’Accord de NOUMEA et non mises en œuvre (l’article 27, transfert de l’ADRAF, drapeau et nom du pays), Philippe GOMES a proposé que dans la déclaration sur le patrimoine commun nous affirmions notre volonté de trouver un consensus sur ces sujets, comme nous venons de le faire sur le corps électoral.

« Trouver un consensus », ce n’est donc pas un gros mot. C’est un mode de décision océanien.

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Conformément à l’ADN des personnalités qui composent ce groupe de rencontre, MARTIN-BACKES ont une nouvelle fois fait ce qu’ils savent faire de mieux : dresser les Calédoniens les uns contre les autres en attisant les peurs.

Calédonie Ensemble a décidé de s’adresser aux espoirs des Calédoniens en favorisant l’émergence d’un pays émancipé et solidaire, ayant la capacité, après le referendum de 2018, à maintenir le vivre ensemble dans la paix et dans la France.

 

 

 

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