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Nouvelle-Calédonie : Edouard Philippe entame une visite de 4 jours

( 29 novembre 2017 ) Source : RFI Edouard Philippe arrive ce vendredi 1er décembre au soir en Nouvelle-Calédonie. Le Premier ministre va passer 4 jours sur cet archipel français à l’est de l’Australie pour suivre l’avancée de l’organisation du référendum sur son avenir politique. La consultation doit se tenir avant novembre 2018. 164 ans après le début de la colonisation, les Néo-Calédoniens décideront de rester ou non dans le giron de la France.

Avec notre envoyé spécial à Nouméa, Julien Chavanne

L’archipel est divisé sur la question du référendum. Les Français venus de métropole installés dans la riche Nouméa n’attendent pas grand-chose de la consultation à venir. Ils sont convaincus que le oui à l’indépendance ne passera pas car les Kanaks indépendantistes ne sont pas majoritaires au sein du corps électoral.

Côté Kanak, le peuple qui vit sur cette terre depuis toujours, on espère que le référendum sera un pas de plus vers une décolonisation jugée inéluctable. D’ailleurs, s’ils échouent l’an prochain, deux autres consultations sont prévues d’ici à 2022. Certains chefs politiques indépendantistes sont persuadés que la 3e fois sera la bonne.

Dans les deux camps, on s’accorde à dire que la période qui s’ouvre risque de raviver les tensions, on craint des violences sporadiques. Mais rien à voir avec les évènements des années 1980.

Edouard Philippe « séduit tout le monde »

Edouard Philippe a, pour l’instant, fait un sans-faute. Début novembre à Matignon, le Premier ministre est parvenu à mettre tout le monde d’accord sur la question controversée des listes électorales. Sa méthode, son écoute, son engagement sont loués des deux côtés.

« J’ai vu défiler une bonne douzaine de Premiers ministres. Edouard Philippe est celui qui m’a le plus marqué. C’est la première fois que j’en vois un, disons, stylo à la main, écrire, rédiger au fur et à mesure de l’avancée des discussions pour trouver des positionnements, des compromis entre les deux groupes, indépendantistes et non-indépendantistes », raconte Roch Wamytan, chef du FNLKS et grande figure de l’indépendantisme calédonien.

« C’est la bonne personne à ce moment-là de l’Histoire pour nous accompagner. Il a séduit tout le monde », résume encore un baron local.

Mais la température en Calédonie n’est pas la même qu’à Paris et les divisions sont de retour. Une partie des indépendantistes considèrent que le référendum est tronqué. Le Parti travailliste menace de boycotter le scrutin. Chez les Loyalistes, on estime qu’Edouard Philippe aurait dû prévoir plus de temps pour rencontrer les acteurs politiques.

Insister sur le « vivre ensemble »

Le chef du gouvernement, quant à lui, veut être un acteur du processus mais sans prendre parti. Pas question de politiser le sujet. Il devrait quand même parler de la suite, du jour d’après le référendum, en essayant de rassurer les deux parties et en insistant sur le vivre ensemble.

Une ambition loin d’être accomplie en Nouvelle-Calédonie, où les communautés vivent encore chacune de leur côté et où les Kanaks sont les plus touchés par la pauvreté et le chômage.
Le président Macron, de son côté, a été plus direct lors de la campagne pour la présidentielle. Il avait souhaité « que la Nouvelle-Calédonie reste dans la communauté nationale ».

01/12/2017 – par Julien Chavanne

Source : RFI

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