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« Il y a un feeling » : En Nouvelle-Calédonie, la méthode Edouard Philippe a séduit les deux camps

( 5 décembre 2017 ) Source : France info Le discours du Premier ministre, au terme de quatre jours de visite, semble avoir séduit tant les élus pro-indépendance que ses opposants.

Après quatre jours d’immersion en terre calédonienne, le Premier ministre Edouard Philippe a défendu, mardi 5 décembre, la méthode qu’il souhaite suivre pour le référendum sur l’indépendance prévu d’ici novembre 2018 en Nouvelle-Calédonie.

Dédramatiser l’enjeu du référendum

Dans son discours prononcé devant les 54 membres du Congrès du territoire, Edouard Philippe a d’abord mis en avant le chemin accompli depuis les accords de Matignon en 1988, puis ceux de Nouméa en 1998. « Ce qui a été fait ici depuis trente ans est unique, a assuré le Premier ministre. Vous pouvez en être fiers. La France entière doit en être fière ». Il s’est ensuite attaché à dédramatiser l’enjeu du référendum l’année prochaine. « Ce qui compte autant que la consultation, c’est ce qui se passe après », a ainsi poursuivi Edouard Philippe.

Cet appel à la poursuite du dialogue et à la construction d’un avenir commun a, semble-t-il, convaincu les nonindépendantistes. Parmi eux, le député Philippe Gomès : « Il s’y prend bien parce qu’il nous dit : « il faut du temps », analyse l’élu. Il a intégré cela. C’est une manière de nous dire « on fait les choses ensemble ». Ce n’est pas « moi devant et je vous dis comment cela se passe », mais plutôt « tous sur une même ligne et on essaye de faire les choses ensemble ». « Les indépendantistes, eux-aussi, semblent convaincus. « Il y a apparemment un feeling qui permet d’envisager d’aller à la conquête de notre peuple », assure Louis Mapou, élu de l’Union calédonienne. Tout l’enjeu est d’organiser un référendum qui ne fasse pas ressurgir les frustrations et les violences. La méthode Édouard Philippe semble aller, pour l’instant, dans ce sens.


Nouvelle-Calédonie : Un dernier discours périlleux pour Édouard Philippe

Édouard Philippe était dans le nord de la Nouvelle-Calédonie ce lundi 4 décembre. Mardi, il achèvera sa visite avec un discours devant les élus de l’archipel.
Le Premier ministre ne prendra pas parti. Il ne dira pas s’il est pour ou contre l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. L’État doit rester acteur de ce processus. Dans son discours, Édouard Philippe pourrait préciser un calendrier à moins d’un an de la date butoir fixé pour le référendum et préciser une méthode pour préparer le jour d’après. Quel que soit le résultat, il faut qu’il soit accepté par tous.

Sans faute jusqu’ici

Pour y arriver, Édouard Philippe a choisi de prendre son temps, quatre jours. Durant tout son séjour, il a tenté de tisser des liens personnels, multipliant les rencontres informelles au-delà du programme officiel. Dimanche soir par exemple, il a dîné avec des leaders indépendantistes. Jusqu’ici, le Premier ministre a réalisé un sans-faute. Ce dernier discours est un exercice périlleux dans lequel la moindre petite phrase sera scrutée de près par chacun des deux camps, conclut en direct de Nouméa, l’envoyé spécial de France 2 Julien Gasparutto.

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