Accueil ACTUALITÉS Lutte contre les Blue Boat et autres prédateurs des mers : La surveillance de la ZEE de la NC nécessite deux nouveaux patrouilleurs

Lutte contre les Blue Boat et autres prédateurs des mers : La surveillance de la ZEE de la NC nécessite deux nouveaux patrouilleurs

(14 février 2018) Lors du dernier Conseil des Ministres, Florence Parly, Ministre des Armées, a présenté son projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025.

Porté par une augmentation de 1,7 milliard d’euros par an jusqu’en 2022, puis de 3 milliards d’euros par an à partir de 2023 et jusqu’en 2025, le budget consacré à la politique de défense de la France va permettre d’inscrire, dans la durée, la modernisation d’un certain nombre d’équipements et infrastructures militaires.

C’est notamment le cas de la Marine nationale, qui va bénéficier de 19 nouveaux patrouilleurs, dont chacun sait le rôle crucial qu’ils jouent en matière de surveillance et de protection des zones économiques exclusives (ZEE) françaises Outre-mer.

Sans même attendre l’examen au Parlement de ce texte, qui devrait intervenir dans les tous prochains jours, les Députés Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, et le Sénateur Gérard Poadja, viennent d’alerter la Ministre sur la nécessité d’accorder une priorité à la Nouvelle-Calédonie s’agissant du renouvellement de ses deux patrouilleurs P400, aujourd’hui hors d’âge et clairement « à bout de souffle ».

La surveillance de nos eaux territoriales (près de 1,8 millions de km2), la préservation de notre biodiversité marine, la sauvegarde de nos richesses halieutiques, la lutte contre les intrusions intempestives de pirates de la mer venus d’Asie… Voilà autant d’enjeux majeurs qui imposent qu’a minima, les matériels de la Marine nationale et des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie soient à la hauteur des menaces qui pèsent sur notre espace maritime.

La ZEE calédonienne, qui abrite la 2ème plus grande barrière de corail au monde – inscrite en 2008 au Patrimoine Mondial de l’Unesco – mérite toute notre attention. Il est inacceptable de la laisser sans moyens de surveillance, de dissuasion et d’intervention dignes de ce nom.

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