Accueil ACTUALITÉS Élections au parlement européen : La France des Outre-mer sacrifiée

Élections au parlement européen : La France des Outre-mer sacrifiée

(21 février 2018) Philippe Gomès : « Le projet de Loi adopté ce jour par l’Assemblée nationale porte un coup fatal à la représentation ultramarine au parlement européen notamment à celle des collectivités du Pacifique. Avec Philippe Dunoyer nous avons voté CONTRE.

Le nouveau système conduit à une élection sur la base de listes présentées au niveau national contrairement au dispositif actuel qui prévoyait des listes par région (dont une région ultramarine).

L’existence de cette région ultramarine conduisait obligatoirement à avoir des élus qui en sont issus y compris de la région Pacifique. C’est en application de ce système électoral que la Nouvelle-Calédonie est représentée depuis près de 10 ans au parlement européen par Maurice Ponga.

Dans le nouveau système les partis politiques auront totalement la main sur la constitution des listes comme cela était le cas avant 2003….

Et dans cette hypothèse les Outre-mer sont relégués sur des places non éligibles car leur poids électoral est insignifiant. La seule collectivité ultramarine qui parvenait à avoir des représentants c’est la Réunion grâce à ses 800 000 habitants…..

Nous déposerons par l’intermédiaire de Gérard Poadja des amendements au Sénat afin de tenter de corriger cette hérésie républicaine ».


M. Jean-Christophe Lagarde. « Je voudrais interpeller à mon tour le Gouvernement sur le cas spécifique des Outre-mer.

Le mode de scrutin actuel ne garantit pas la représentation des Outre-mer de façon satisfaisante. Dans cette circonscription soumise au scrutin proportionnel, les trois candidats d’une même liste peuvent venir du même océan, par exemple, alors que trois océans sont concernés. Et vous comprendrez que le groupe UDI-Agir pense particulièrement aux députés de l’océan Pacifique – Wallis-et-Futuna, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française. Ce sont les seuls qui relèvent du statut de région ultrapériphérique quand on débat au niveau européen, puisque les autres sont des départements d’outre-mer, et ils risquent de ne pas être représentés au Parlement européen, ce qui serait dommageable.

Je réitère donc, madame la ministre, ma demande d’une expertise par le Gouvernement, d’ici le débat au Sénat, lors duquel nous vous ferons des propositions. Il me semble possible de prévoir que, sur les soixante-quatorze députés européens qui seront élus par la France en 2019, trois représentent les régions ultramarines par scrutin de circonscription, la globalité du scrutin restant de nature proportionnelle, avec soixante et onze élus sur soixante-quatorze. Pour que les enjeux spécifiques de l’Outre-mer soient traités correctement au Parlement européen, il serait sans aucun doute appréciable que les trois océans y soient représentés. Ce type de scrutin mixte, assez semblable finalement à ce qu’on va nous proposer pour le prochain renouvellement de l’Assemblée nationale, permettrait de préserver les intérêts de nos régions ultramarines au Parlement européen. »

À voir aussi :

Dix neuf jeunes auxiliaires de proximité !

(15 juin 2018) Marie-Françoise Hmeun, élue provinciale, présidente de la Commission de l’e…