Accueil Concentré d'actu Concentré d’actu : 25 mars 2018

Concentré d’actu : 25 mars 2018

 

 

Organisation du référendum : Après le Sénat, l’Assemblée Nationale a voté la loi organique, et le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a fixé la date du référendum au 4 novembre

L’organisation de la consultation référendaire sur l’avenir du pays s’organise au niveau national et local. Cette semaine a été charnière, avec le 19 mars le vote à la majorité des trois cinquièmes des membres du Congrès de la délibération fixant la date du référendum au 4 novembre prochain. Un débat qui fût l’occasion de rappeler le cadre de la consultation, et les positions défendues par Calédonie Ensemble, pour « un avenir dans la France et dans la Paix », en assumant notre histoire commune.

Pour lire l’exposé des motifs cliquez-ici

 

Le lendemain (20 mars), l’Assemblée nationale a, un mois après le vote au Sénat (20.02.18), définitivement adopté la loi organique qui fixe les modalités d’organisation du scrutin. L’occasion d’un discours émouvant prononcé par Philippe Dunoyer, ovationné par l’assemblée.

Le référendum et vous : vous vous posez encore des questions sur le scrutin, votre inscription sur les listes, les modalités d’inscriptions ? Renseignez-vous !

Face aux tactiques politico-politiciennes, Philippe Dunoyer met les points sur les « i »

A la sortie du vote par l’Assemblée nationale, le député Philippe Dunoyer, répondant aux journalistes, est revenu sur le triste spectacle donné par les Républicains Calédoniens et le Rassemblement. Rappelant que « le temps de la préparation du référendum ne peut pas être le temps des querelles politico-politiciennes », regrettant la teneur des débats tenus par certains au Congrès qui n’avaient d’autre objectif que de se positionner dans la perspective des provinciales de 2019, Philippe Dunoyer en a appelé à la « responsabilité collective », mettant en garde « tous ceux qui refusent le dialogue avant le référendum ».

Dernier Comité des Signataires avant le référendum

C’est mardi prochain que se tiendra le dernier Comité des Signataires de l’accord de Nouméa. Objectifs : convaincre ceux qui ont délibérément rompu le dialogue de retrouver leurs esprits en renouant les discussions, faire le point sur l’avancée des travaux que le Premier ministre avait appelé de ses vœux, le 5 décembre dernier, lors de son discours devant de Congrès, et débattre des termes de la question qui sera posée aux Calédoniens, le 4 novembre prochain. Sur ce dernier point, Calédonie Ensemble souhaite une question simple et conforme à ce que prévoient la Constitution et l’Accord de NOUMEA : « Oui, je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté » (ou « à l’indépendance ») ou « Non je ne veux pas que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté » (ou « à l’indépendance »)

« On oppose pas notre identité Calédonienne à notre appartenance à la République, on la conjugue : Ce sont les deux jambes qui nous permettent d’être debout et d’avancer » (Les Nouvelles Calédoniennes)

Dans une interview parue ce jour dans les Nouvelles, Philippe Gomès rappelle que Calédonie Ensemble tient le cap et assume ses responsabilités en tant que première force politique du pays.

« Boycotter le dialogue, c’est une démarche suicidaire »

Revenant sur le choix de boycott des discussions par quelques-uns, il considère que « la porte doit rester ouverte » parce que, comme le disait Jacques LAFLEUR, « pour qui aime ce territoire et y vit, il n’y a que le chemin du dialogue qui vaille ».

« La sortie de la décolonisation n’est pas unidirectionnelle ».

Concernant l’avenir institutionnel, le député de rappeler que « la Nouvelle-Calédonie peut définitivement s’épanouir au sein de la République : la solution consiste à parvenir à un statut définitif et librement négocié pour une Nouvelle-Calédonie émancipée et solidaire, se gouvernant elle-même, fière de son identité, et affirmant sa place particulière au sein de la République ».

Rappelant la charte des valeurs calédoniennes que Calédonie Ensemble appelait de ses vœux, le député précise que celle-ci a fait l’objet de travaux en commun qui se poursuivront à PARIS. La charte sera remise au Premier ministre.

Du libellé de la question du référendum Revenant sur l’ordre du jour du comité des signataires durant lequel il est prévu de débattre de la question qui sera posée, le député précise : « Nous souhaitons que la formulation de la question soit simple et conforme aux dispositions de la Constitution de la République – article 77 – et de l’Accord de Nouméa. Les calédoniens doivent pouvoir choisir entre deux bulletins : « Oui je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté » (ou « à l’indépendance ») ou « Non je ne veux pas que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté » (ou « à l’indépendance »). Les deux termes, « pleine souveraineté » ou «indépendance », sont possibles. La Constitution et l’Accord de Nouméa utilisent uniquement les mots de « pleine souveraineté ». Mais les précédentes consultations du même type dans la République – Les Comores ou Djibouti – utilisaient le mot « indépendance ».

Rappelons qu’en ce qui concerne la question du référendum, le député avait exprimé sa position lors de la campagne des législatives de juin 2017. Interrogé aux fins de savoir si la question serait obligatoirement sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, il avait répondu « OUI. Il ne peut en être autrement. Ce référendum est une consultation d’accession à la pleine souveraineté. (…) les Calédoniens devront répondre par OUI ou par NON. »

Sur les ondes, Philippe Michel clarifie l’actu !

Interviewé sur les radios, le secrétaire général du mouvement a précisé les choses sur la polémique inutile autour de la délibération votée au Congrès pour fixer la date du référendum au 4 novembre. Ceux qui ont voté contre ont voté « contre 7 lignes sur 70, qui étaient directement, au mot le mot, extraites du préambule de l’Accord de Nouméa ». Et ce sont ceux-là ceux qui ont signé l’Accord… Philippe Michel d’alerter sur le jeu dangereux de ceux qui se positionnent aux extrêmes, et qui marquent la rupture du dialogue. Sur les valeurs qui nous rassemblent, il a rappelé que l’« on peut parfaitement se mettre d’accord entre indépendantistes et non indépendantistes sur des valeurs communes sans que personne ne concède rien à l’autre parce qu’on ne vit pas ensemble depuis 165 ans sans que l’on ait des valeurs en partage ».

Plongée dans un coma artificiel après avoir subi des violences sexuelles à Canala (LNC)

Nicole Robineau : « Comment se résigner à l’inacceptable ? Comment ne pas s’engager pour que les choses changent ?

Pourquoi certains élus ont ils voté contre une enquête approfondie VIRAGE (merci au Député Gomès de l’avoir malgré tout défendue) et les mesures anti alcool ( merci au président Michel d,avoir imposé son plan provincial d’action ) et que dire de certains médecins privés contre la création d’un CAUVA ( Centre d’accueil en urgence des victimes d’agression ) en Calédonie ? ( là aussi Merci à Philippe Gomès, Dunoyer et Michel de soutenir le projet ! En espérant que le soutien des provinces îles et nord fassent enfin tomber les obstacles…)

Lutter contre toute forme de violence et notamment celle qui est faite aux femmes devrait être soutenu par toute une société digne de ce nom…personnellement je me battrai jusqu’au bout pour plus de solidarités, masculines comme féminines, associatives comme institutionnelles pour plus de dispositifs, plus de lois, plus de sanctions jusqu’à la tolérance zéro. Car nous sommes tous concernés…ce n’est pas qu’un problème de « bonnes femmes » et traiter par le mépris Journées internationales des droits des femmes et autres mobilisations, botter en touche les responsabilités collectives …c’est prendre le risque de régresser sur tous les points et surtout de se préparer un avenir commun où règne la loi de la jungle… Je serai à Canala demain pour marcher avec ces femmes, et ailleurs si nécessaire ».

Nicole Robineau : « Une journée à Canala pour pleurer, se révolter et décider d’agir comme jamais et en urgence à la suite du viol odieux d’une jeune femme.

Forte mobilisation et échanges fructueux entre femmes et coutumiers, pas épargnés…entre femmes et conseillers municipaux et du congrès, Joredié, Mme s Faivre et Robineau, Mr Nechero.

Présentation d’un plan d,action radical…émotion et action , ce 23 mars à Canala sera sans doute à marquer d,un signe particulier, celui du ras le bol général, du plus jamais ça…une pensée pour cette jeune femme, encore hospitalisée, m’a habitée tout au long de cette journée où nous avons, c’est vrai chanté et beaucoup pleuré ensemble.

Merci à Nadia MOUGHE pour son adorable accueil ».

Invité de « Politique Matin », le député Philippe Gomès apporte son point de vue sur l’actualité politique de la Nouvelle-Calédonie

L’occasion de rappeler la singularité de notre histoire qui a conduit au point d’équilibre de l’Accord de NOUMEA, les avancées des vingt dernières années, l’existence de valeurs communes qui rassemblent les calédoniens, seuls appelés à s’exprimer lors du scrutin d’auto détermination; De rappeler aussi le fait que la Nouvelle-Calédonie ne peut pas se passer de la république française. Le rappel, enfin, de la nécessité que les vaincus du référendum se sentent respectés au lendemain du scrutin. Interrogé sur la réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République, j’ai confirmé que de mon point de vue, le peuple doit être consulté sur un tel projet.

Les débats qui ont eu lieu à l’Assemblée le 13 mars dernier lors de l’examen du projet de loi sur la consultation relative à l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie ont permis l’expression des différents groupes politiques.

NOTRE DEVOIR DE MÉMOIRE À L’ÉGARD DE JACQUES LAFLEUR

Le député CORBIERE (France Insoumise) a voulu saluer les mémoires de Jean Marie TJIBAOU, Yéwéné YEWENE et d’Eloi MACHORO. J’ai rappelé qu’ « il n’est pas possible de saluer cette mémoire sans saluer en même temps la mémoire de Jacques LAFLEUR, qui, avec Jean Maire TJIBAOU, a pris la responsabilité de la signature des accords de paix ».

L’occasion de rappeler la singularité de notre histoire qui a conduit au point d’équilibre de l’Accord de NOUMEA, les avancées des vingt dernières années, l’existence de valeurs communes qui rassemblent les calédoniens, seuls appelés à s’exprimer lors du scrutin d’auto détermination; De rappeler aussi le fait que la Nouvelle-

Calédonie ne peut pas se passer de la république française. Le rappel, enfin, de la nécessité que les vaincus du référendum se sentent respectés au lendemain du scrutin.

Interrogé sur la réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République, j’ai confirmé que de mon point de vue, le peuple doit être consulté sur un tel projet.

À voir aussi :

La Foa, capitale calédonienne du cinéma pour la 20ème édition de son festival !

(29 juin 2018) Hier soir c’était la cérémonie d’ouverture, en présence notamme…