Accueil ACTUALITÉS Le Comité des signataires : Un consensus trouvé et un dialogue renoué pour un référendum sincère et apaisé

Le Comité des signataires : Un consensus trouvé et un dialogue renoué pour un référendum sincère et apaisé

(6 avril 2018) Le 27 mars dernier s’est tenu à Paris le XVIIe Comité des Signataires.

Calédonie Ensemble s’était engagé à placer ce Comité des signataires sous le signe de la responsabilité, du dialogue et de la sécurité.

RESPONSABILITÉ

C’est l’engagement que nous avions pris afin que le libellé de la question du référendum soit conforme à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Nouméa qui a été constitutionnalisé. En ce sens, la position de notre mouvement avait été arrêtée de longue date, réaffirmée lors de la campagne pour les élections législatives en juin 20171 et rappelée par Philippe Gomès dans une interview à la veille du départ au comité au terme de laquelle il indiquait que la question devait être : « oui je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté (ou à l’indépendance) ou non je ne veux pas que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté (ou à l’indépendance) ». Il précisait « que les deux termes « pleine souveraineté » ou « indépendance » étaient possibles ». (LNC – 22 mars 2018)
Le libellé retenu par le Comité des signataires est tout à fait conforme à notre attenteVoulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »).

Cette formulation est conforme à l’Accord de Nouméa qui prévoit « une consultation d’accession à la pleine souveraineté », à la pratique nationale (le mot « indépendance » est utilisé lors du référendum de Djibouti ou celui des Comores) et à la pratique internationale (concernant l’Ecosse, le Québec ou la Catalogne).

Ceux qui s’étaient engagés sur une autre formulation ne pouvaient pas obtenir satisfaction. Elle relevait de postures électoralistes sur la thématique « plus Français que moi tu meurs ».

DIALOGUE

Une charte des Valeurs calédoniennes a été finalisée par le groupe « Chemin de l’avenir » (CE – UNI – UC – MPC) le vendredi 23 mars à la Maison de la Nouvelle-Calédonie.

Le groupe Chemin de l’avenir a saisi le Premier ministre pour que cette proposition de charte fasse l’objet d’une « consultation citoyenne ».

Cette charte a été élaborée sur la base du projet établi par la mission d’écoute et de conseil sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie qui l’avait elle-même rédigée à partir de la contribution de toutes les formations politiques calédoniennes.

Cette charte des valeurs calédoniennes met en évidence ce qui rassemble les calédoniens dans leur diversité malgré leur opposition sur l’avenir institutionnel. Elle a été remise par le Premier ministre à l’ensemble des participants du comité des Signataires.

Nous avons proposé que le G10 ou groupe « Chemin de l’avenir » – recomposé avec les partis qui s’en étaient éloignés – puisse avoir comme ordre du jour de sa prochaine réunion cette charte des valeurs calédoniennes. Cette demande a été officiellement actée par le Premier ministre lors de la réunion du G10 qui s’est tenue sous sa présidence le 28 mars et au terme de laquelle, il a été décidé que « le groupe se réunira la semaine du 23 avril à Nouméa sous la présidence du Haut-Commissaire et cette réunion sera notamment consacrée à l’examen de la proposition de la charte des valeurs élaborée au sein du Groupe ». Il a été aussi décidé qu’elle ne sera pas rendue publique jusqu’à cette réunion.

Donc 3 corrections sont à effectuer parmi les déclarations de quelques « politicaillon(ne)s » de salon :

  • Le Haut-Commissaire préside toujours ce groupe même si un représentant personnel du Premier ministre a été désigné en son sein. Ce qui est une bonne chose.
  • Le nom du groupe n’a pas changé, il s’intitule toujours « Chemin de l’avenir »et ce depuis l’origine.2
  • La proposition de charte des valeurs n’est ni « enterrée », ni « nulle et non avenue », comme ont pu l’affirmer certain(e)s ; elle est bien vivante et sera soumise à l’examen du groupe lors de sa prochaine réunion.
    Nous souhaitons que les postures électoralistes de certain(e)s soient abandonnées au profit d’attitude visant à servir l’intérêt général du pays, la France et la paix.

SÉCURITÉ

Le 17ème Comité des signataires a enregistré des avancées en matière de renforcement de la sécurité en Nouvelle-Calédonie, dans le prolongement de toutes les mesures obtenues ces dernières années (52 postes de policiers et gendarmes supplémentaires, un 5ème escadron de 75 gendarmes mobiles, la création de deux brigades de prévention de la délinquance juvénile à Koné et Nouméa, une brigade motocycliste à Koné, une unité de la police de proximité dans les quartiers nord en septembre, etc.).

Le Comité des Signataires a donc acté :

  • Le retour dès cette année de 24 policiers calédoniens en poste en métropole.
  • La poursuite de la calédonisation des postes dans la gendarmerie (de 35% actuellement à 75%).
  • Le renforcement des pouvoirs du maire en matière de tranquillité publique dans le cadre d’une loi qui sera soumise au vote du parlement dans les meilleurs délais.

Nous regrettons que notre demande d’un escadron supplémentaire de 75 hommes pour la zone gendarmerie n’ait pas été entendue.

 

1 Page 6 – sortie Accord de Nouméa – Programme Calédonie Ensemble, juin 2017 « La question du référendum ne peut être que la suivante : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté ? ». Et les Calédoniens devront répondre par OUI ou par NON. »

2 Communiqué du 25 février 2018 : « Dans le prolongement des propositions exprimées par le Premier minsitre devant le Congrès le 5 décembre 2017, les membres du groupe « chemin de l’avenir », communément appelé « G10 »… »

À voir aussi :

Conseil politique à l’UNC, jeudi 22 novembre 2018 à 18h

Le 4 novembre 2018 en Nouvelle-Calédonie était une journée particulière : Notre pays a cho…