Accueil Concentré d'actu Concentré d’actu : 24 avril 2018

Concentré d’actu : 24 avril 2018

 

 

 

Gros succès pour la Rencontre citoyenne du 17 avril 2018 : Merci à tous !

Près de 500 personnes, ont assisté mardi dernier à notre rencontre citoyenne placée sur le thème du « jour d’après ». Après la constitution du groupe G10 ou « Chemin de l’avenir », après l’adoption de la délibération fixant le référendum au 4 novembre 2018, après la tenue du 17e Comité des signataires fixant le libellé de la question référendaire, après l’élaboration de la Charte des valeurs calédoniennes, une nouvelle étape s’ouvre aujourd’hui avec la préparation du « jour d’après » le référendum.

Le projet de Calédonie Ensemble est de porter haut, avant le référendum, dans une « déclaration sur le patrimoine commun des Calédoniens », les principes les acquis et les valeurs communes que nous avons en partage et qui ont fait la paix durant ces trente dernières années.

Acter les convergences entre indépendantistes et non-indépendantistes, au-delà des divergences qui se réaffirmeront lors du référendum. Pour mieux poursuivre les discussions sur l’évolution institutionnelle du pays aussi, au lendemain du scrutin.

Durant 3 heures intenses de débats, de discussions et de questions, Calédonie Ensemble a, une nouvelle fois, associé la population à la sortie de l’accord de Nouméa, rappelant l’impérieuse nécessité de construire un référendum qui rassemble les Calédoniens autour d’un socle de valeurs. Autour d’un socle de la paix.

Une vraie politique de l’eau

À l’initiative de Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement chargé du secteur de l’eau, et conformément aux engagements pris dans la déclaration de politique générale de Philippe Germain, une conférence sur le thème de l’eau s’est tenue pendant trois jours à la CPS. 300 personnes, représentants les institutions, les coutumiers, les associations, les professionnels, ont pris part au « Forum H20 », travaillant en atelier ou lors de conférences spécifiques animées par des experts internationaux.

L’objectif de ce Forum H20 était de dresser les constats et d’avancer des propositions, dans l’objectif de définir des priorités et d’instaurer une véritable politique publique de gestion et de protection de l’eau.

Martin-Backès ont des mémoires de poisson rouge, pas nous…

Lors de leur conférence de presse mercredi matin, les Républicains Calédoniens s’en sont visiblement donnés à cœur joie, jetant aux oubliettes le bilan désastreux de la situation économique laissée par le Gouvernement Martin-Backès en 2013. Vendredi matin, Philippe Michel et Philippe Dunoyer ont tenu à rétablir un certain nombre de vérités, appuyés en ce sens par des chiffres officiels, et donc irréfutables (IEOM et ISEE). Alors que Bernut déclare que « depuis que CE exerce l’ensemble des responsabilités, nous constatons un recul important de l’emploi salarié dans le secteur privé », une petite piqure de rappel ne fait pas de mal (sauf à celui qui la reçoit) : au dernier trimestre 2013 (gouvernement Martin depuis 3 ans), il y avait 25 121 salariés du privé sur un total de 89 405 emplois salariés. Au dernier trimestre 2017 (gouvernement Germain depuis 3 ans), on dénombre 26 333 salariés du privé (+ 1212) sur un total de 90 430 emplois salariés (+ 1025). Alors, elle fait mal la piqure de rappel ?

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Réponse à LKU : On ne peut récuser la légitimité du peuple Calédonien à décider de l’avenir du pays

A l’occasion de son interview sur Politique Directe de NC 1ère hier soir, Louis Kotra UREGEI, président du Parti Travailliste, a remis en cause la légitimité du référendum d’autodétermination du 4 novembre prochain.

Il a notamment précisé : « Il va y avoir une consultation appelée référendum. Mais pour nous, à partir du moment qu’elle a négation du peuple Kanak, ce n’est pas un référendum d’autodétermination » (…) et d’ajouter « à partir du moment où on parle d’autodétermination, on évoque le droit du colonisé à l’autodétermination.Ce qui n’est pas le cas », et de conclure « C’est une consultation du peuple calédonien (…) ce n’est plus un référendum d’autodétermination ».

Louis Kotra UREGEI, en défendant cette position, illustre le « grand bond en arrière » que prônent certains extrémistes indépendantistes. C’est le retour à la position des années 70 : le droit à l’autodétermination appartient au peuple Kanak, et à lui seul.

Cette position nie les acquis politiques de Nainville-les-Roches (1983), des Accords de Matignon (1988) et de l’Accord de Nouméa (1998).

Par ces trois étapes majeures, indépendantistes et non indépendantistes ont élargi aux autres communautés venues d’Europe, d’Asie ou d’Océanie, et qui ont contribué à la construction du pays, le droit de décider de son avenir.

Le référendum d’autodétermination n’est pas réservé au peuple Kanak.

Il a été élargi au peuple Calédonien.

C’est un acquis majeur du chemin politique parcouru ces 30 dernières années. Il nous faut le préserver de ceux qui souhaitent réécrire l’Histoire de notre pays.

L’égalité Femmes – Hommes : Cheval de bataille de la province Sud

A l’invitation de la Mission à la condition féminine de la province Sud, Brigitte Grésy, Secrétaire Générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, a animé plusieurs conférences cette semaine sur le territoire. A Nouméa le 10 avril, puis à Lifou et à Koné, ces rencontres placées sur le thème de « L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, un enjeu à plusieurs leviers : sexisme, harcèlement, stéréotypes de genre et parentalité » ont attiré un public nombreux. Avec cette venue d’experte des questions d’égalité professionnelle, la province Sud marque une nouvelle fois son engagement en faveur des droits des femmes, et son attachement à insuffler une réelle dynamique en matière de condition féminine, notamment dans le cadre de son plan d’actions triennal 2016-2018.

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Philippe Dunoyer nommé rapporteur du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes

Le 11 avril, le Député Dunoyer a été nommé par la Commission des lois rapporteur d’application sur le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, dont l’examen débutera le 9 mai à l’Assemblée nationale. Rappelons que ce texte, présenté le 21 mars dernier en Conseil des ministres par la Secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, prévoit comme principales mesures d’allonger le délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur mineurs (il passera de 20 à 30 ans), de renforcer l’arsenal juridique permettant de punir les viols et agressions sexuelles commis à l’encontre des mineurs de moins de 15 ans, de mieux réprimer les délits de harcèlement sexuel ou moral, et de créer une nouvelle infraction, « l’outrage sexiste », pour lutter contre le harcèlement de rue. En tant que rapporteur d’application, Philippe Dunoyer veillera à la bonne application de la loi après son entrée en vigueur. A noter que le Titre IV du projet de loi prévoit déjà des dispositions relatives à l’Outre-mer, et en particulier à la Nouvelle-Calédonie où les violences faites aux femmes sont 8 fois plus importantes que partout ailleurs en France.

Report de la TGC : Décryptage

« La TGC n’a de sens que si elle atteint ses objectifs : la compétitivité de l’économie et la baisse des prix ». C’est en ces termes que Philippe Germain a, ce mardi en conférence de presse, justifié l’adoption de l’avant-projet de loi du pays qui propose de fixer l’entrée en vigueur de la TGC au 1er janvier 2019, au lieu du 1er juillet prochain comme initialement prévu. Si le bilan des 3 premiers trimestres de la marche à blanc a bien confirmé le rendement fiscal attendu (51 milliards FCFP) et un taux de civisme fiscal très satisfaisant (98 %), toutes les conditions ne sont pas aujourd’hui réunies pour atteindre l’objectif prioritaire de cette réforme : celui de la baisse des prix. Repousser l’entrée en vigueur de la TGC, c’est permettre au gouvernement d’effectuer les derniers ajustements nécessaires à parfaire le dispositif et ainsi offrir aux consommateurs calédoniens un pouvoir d’achat renforcé. L’enjeu en vaut la chandelle.

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Elections européennes : Gérard Poadja défend la représentation des territoires d’Outre-mer

Alors que le Sénat examine actuellement le projet de loi instaurant les listes nationales aux élections européennes, plusieurs élus ultramarins se sont exprimés pour demander d’instaurer une circonscription distincte pour l’Outre-mer, en plus de la circonscription métropolitaine. Rappelons que depuis 2004, la France est divisée en 8 circonscriptions pour les élections européennes, dont une dédiée à l’Outre-mer qui compte ainsi 3 députés siégeant au Parlement européen. Or le Gouvernement entend rétablir une circonscription électorale unique pour tout le territoire national. Si le texte est adopté, quid de la prise en compte des spécificités et des réalités ultramarines ? Pour Gérard Poadja « Le retour à une circonscription unique ne peut s’opérer au détriment de la représentation des outre-mer au sein de l’Union européenne (…). Les Outre-mer doivent pouvoir défendre à Strasbourg ou à Bruxelles les enjeux qui leur sont propres ».

L’Agence Calédonienne de l’Energie, c’est parti !

Rattrapant plusieurs années d’inertie politique en matière de transition énergétique, la Nouvelle-Calédonie a adopté le 23 juin 2016 son Schéma pour la transition énergétique (STENC) qui fixe le cap en matière d’énergie renouvelable, de consommation électrique et des émissions de gaz à effets de serre d’ici 2030. Pour mettre en œuvre cette stratégie environnementale, le STENC a créé en 2017 l’Agence calédonienne de l’énergie (ACE). Désormais armée d’une feuille de route complète, l’ACE s’est engagée dans des projets majeurs, aidée pour ce faire par un budget de 40 millions FCFP pour 2018. Jeudi 12 avril, Nina Julié, présidente de l’ACE, a longuement détaillé à la presse les actions innovantes et ambitieuses portées par l’Agence, au premier rang desquelles le soutien financier à la « centrale pays » au gaz de la Nouvelle-Calédonie. Une feuille de route qui témoigne de la politique publique climat exemplaire, sans précédent, aujourd’hui menée dans le pays.

Hommage à Denise Kacatr

Mercredi en visite à Lifou, accompagnant Brigitte Grésy pour sa deuxième conférence, Nicole Robineau a rendu un hommage vif et ému à Denise Hméa Kacatr Honaap, qui incarna la lutte pour le droit des femmes. Cette femme de conviction, engagée, pionnière de la condition féminine aux îles, s’est éteinte le 9 avril à l’âge de 70 ans. Originaire de la tribu de Kumo à Lifou, elle avait sa vie durant œuvré à promouvoir l’émancipation des femmes. Rappelant que son action lui a servi d’exemple, louant son courage et sa bienveillance, Nicole Robineau a tenu à présenter un geste coutumier à la famille de la défunte. Denise, les femmes calédoniennes ne vous oublieront jamais.

La campagne de lutte contre la consommation excessive d’alcool est lancée par le gouvernement sur le web

Une page Facebook « ZeroToleranceNC » a été crée, ainsi qu’un site internet : https://zerotolerance.nc/

Si vous souhaitez participer et soutenir le mouvement, vous avez la possibilité de modifier votre photo de profil et afficher votre soutien en y incrustant le cadre « Je soutiens Zerotolérance ». Pour cela, il suffit de cliquer-ici !

N’hésitez pas à vous engager pour « Zéro Tolérance»!

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Référendum du 4 novembre 2018 : Un lien de souveraineté refondé entre la France et la Nouvelle-Calédonie Un dialogue et un consensus entre indépendantistes et non-indépendantistes plus que jamais nécessaires

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