Accueil ACTUALITÉS Pour que continue à vivre le « rêve calédonien »

Pour que continue à vivre le « rêve calédonien »

Le dernier numéro de la Revue juridique, politique et économique de la Nouvelle-Calédonie dédié au thème de « l’autodétermination » a été l’occasion de préciser la vision politique et le projet qu’avec mes amis de Calédonie Ensemble, je défends et porte haut pour le pays.

Ce projet, c’est celui qui a été adopté à l’unanimité, lors du vote de notre Résolution sur le scrutin d’autodétermination du 4 novembre 2018, le 28 avril dernier à Koné.

A six mois du référendum, il se décline en deux temps : d’une part, le temps qu’il nous reste avant la consultation du 4 novembre prochain, pour aboutir à une Déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens, et, d’autre part, le temps du « Jour d’après », où il nous faudra poursuivre nos efforts pour « inventer un nouvel espace de liberté au sein de la République ».

Avant le référendum : pour une Déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens

Avant le référendum, il est nécessaire que, par un dialogue approfondi entre indépendantistes et non indépendantistes, nous consacrions les principes et les acquis de ces trente dernières années dans une «Déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens » : notre droit à l’autodétermination, la prise en compte de l’identité kanak, la reconnaissance de la légitimité des autres communautés, le partage des responsabilités entre les différentes sensibilités ou encore le rééquilibrage et le respect des convictions de chacun, qui constituent pour nous le « socle de la paix ». Notre histoire, nos valeurs, notre gouvernance, notre citoyenneté et notre rapport au foncier et au nickel comptent également parmi les acquis du chemin accompli qui doivent être réaffirmés.

Après le référendum : pour une nouvelle organisation politique permettant la poursuite de l’émancipation de notre pays au sein de la République

Au-delà de la consultation, il nous faudra poursuivre ce dialogue pour aller plus loin, sans attendre un nouveau référendum. Il nous faudra affirmer notre identité au travers d’un drapeau reconnu par tous, et poser les bases d’une nouvelle organisation -non limitée dans le temps- permettant à notre pays d’asseoir son émancipation politique et économique au sein de la République. Parce que la République fait non seulement le lien entre nous, mais qu’elle nous protège, aussi, tout en nous permettant de nous épanouir dans un « vaste espace de liberté ».

Bonne lecture à tous!

Pour lire le dernier numéro de la Revue juridique, politique et économique de la Nouvelle-Calédonie au format PDF, cliquez-ici.

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