Accueil ACTUALITÉS Restitution à la Nouvelle-Calédonie de l’acte de prise de possession : C’est par les hasards de l’histoire du monde que la Nouvelle-Calédonie est française. C’est par la volonté du peuple calédonien qu’elle le restera le 4 novembre prochain

Restitution à la Nouvelle-Calédonie de l’acte de prise de possession : C’est par les hasards de l’histoire du monde que la Nouvelle-Calédonie est française. C’est par la volonté du peuple calédonien qu’elle le restera le 4 novembre prochain

(2 mai 2018) A l’occasion de la venue du président de la République, l’Elysée a annoncé, pour le 5 mai prochain, la remise de l’acte de prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France au gouvernement collégial du pays.

Ce geste a d’ores et déjà été très critiqué par certains, au motif qu’il serait en faveur des indépendantistes, et par d’autres, arguant qu’il préjugerait d’un résultat du référendum en faveur de l’indépendance…

Or cet acte doit être pris pour ce qu’il est : la traduction symbolique d’un fait politique.

Depuis la signature des accords de Matignon le 26 juin 1988, le peuple calédonien est souverain sur son destin, c’est à dire libre de choisir son avenir, à l’intérieur ou à l’extérieur de la République : C’est le droit à l’autodétermination.

La restitution par le Président de la République de l’acte de prise de possession au gouvernement collégial de la Nouvelle-Calédonie doit être interprétée comme la transmission symbolique de ce droit que le peuple calédonien exercera pour -la première fois dans ce cadre- lors du référendum du 4 novembre prochain.

Cet acte datant de 1853 a été dressé « unilatéralement », comme nous le rappelle l’accord de Nouméa, à une époque où la souveraineté du pays colonisateur s’imposait d’autorité aux terres conquises.

Au lendemain du 4 novembre, lorsque le « non » à l’indépendance l’aura emporté, notre pays connaîtra une nouvelle étape de son histoire : celle d’une souveraineté française démocratiquement choisie par le peuple calédonien et non plus issue des rapports de domination de la période coloniale.

C’est par les hasards de l’histoire du monde que la Nouvelle-Calédonie est française.

C’est par la volonté du peuple calédonien qu’elle le restera, le 4 novembre prochain.

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