Accueil ASSEMBLÉE NATIONALE Philippe Dunoyer : « Trop de femmes, d’hommes et d’enfants parlent la même langue dans notre pays : celle du silence »

Philippe Dunoyer : « Trop de femmes, d’hommes et d’enfants parlent la même langue dans notre pays : celle du silence »

(14 mai 2018) L’examen du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes débute cet après-midi en séance publique, alors que l’égalité entre les femmes et les hommes a été déclarée par le Président de la République « grande cause nationale » du quinquennat.

Ce texte a pour principaux objectifs de renforcer la protection des mineurs contre les violences sexuelles, en allongeant le délai de prescription de l’action publique de 20 à 30 années pour les crimes sexuels commis sur des mineurs et en simplifiant la qualification de viols déduit de l’abus de vulnérabilité des victimes de moins de 15 ans. Ce projet de loi permet également d’élargir la définition du harcèlement sexuel et moral et instaure une contravention d’outrage sexiste.

Rapporteur d’application sur ce texte, je suis intervenu dans le cadre de la discussion générale, afin de saluer l’initiative d’un texte aux mesures fortes et lourdes de sens, qui peuvent et doivent accompagner la nécessaire évolution des mentalités.

Parce que trop de femmes, d’hommes et d’enfants parlent encore la même langue dans notre pays : celle du silence !

J’ai également tenu à souligner l’urgence de garantir une meilleure prévention (notamment dans les établissements scolaires), un meilleur accompagnement et une vraie protection des victimes et à rappeler l’importance dramatique des violences faites aux femmes dans les Outre-mer et en particulier en Nouvelle-Calédonie. Là aussi, le Gouvernement devra garantir sans plus attendre la généralisation des enquêtes et des dispositifs de protection dont les Outre-mer ne bénéficient pas encore actuellement (à l’image du TGD téléphone grave danger ou des dispositifs d’accompagnements d’urgence des victimes de type CAUVA, mesures portées de longue date en Nouvelle-Calédonie par Nicole ROBINEAU).

Pendant les deux jours de débat qui vont suivre, j’aurai l’occasion de défendre plusieurs amendements destinés à renforcer encore la sanction des auteurs et la protection des victimes notamment des mineurs.

À voir aussi :

Rencontre citoyenne à Thio, mercredi 19 septembre 2018 à 18h

Le 4 novembre prochain, les Calédoniens devront répondre par « oui » ou par « non » à la q…