Accueil ACTUALITÉS Elections européennes : Les parlementaires du Pacifique s’inquiètent de la disparition des collectivités françaises du Pacifique

Elections européennes : Les parlementaires du Pacifique s’inquiètent de la disparition des collectivités françaises du Pacifique

 

(15 mai 2018) Dans un communiqué commun, les députés et sénateurs de Polynésie Française et de Nouvelle-Calédonie ont dénoncé la suppression des circonscriptions ultramarines après l’adoption de la loi portant création d’une circonscription électorale unique pour les élections européennes, le 14 mai dernier.

« Ce n’est pas en supprimant, de fait, la possibilité pour ces PTOM d’avoir des députés européens que la France témoigne de son attachement à la défense de ses territoires », ont souligné les députés de Polynésie française Maina Sage, Nicole Sanquer, Philippe Dunoyer et Philippe Gomes ainsi que le sénateur Gérard Poadja pour la Nouvelle-Calédonie.

Selon les parlementaires, « – la présence de candidats placés en positions éligibles sur les listes présentées pour les élections européennes dépendra exclusivement de la volonté des partis politiques nationaux. ». Une option qui laisse peu de place aux candidats calédoniens et polynésiens de se présenter à ce scrutin, au vu du nombre limité d’électeurs dans les collectivités françaises du Pacifique. Ils précisent auparavant, « chaque océan (Indien, Pacifique, Atlantique) constituait une circonscription électorale ce qui garantissait aux collectivités ultramarines de disposer d’un député européen susceptible de porter les attentes de la région dont il est issu.»

Un argument aussi défendu par les parlementaires de la Nouvelle-Gauche, lors de l’examen de la loi à l’Assemblée Nationale, en février dernier.« Avec cette circonscription unique, ils seront condamnés à faire la quémande de places éligibles aux grandes listes nationales – avec peu de chances de succès. Avec cette circonscription unique, peu d’espoir donc que les politiques spécifiques en directions de nos régions ultrapériphériques et de nos PTOM soient prises en compte et défendues », avaient déclaré de leur côté Hélène Vainqueur-Christophe et Victorin Lurel dans un communiqué.

© Ministère des Outre-mer

Vers la fin du statut du PTOM ?

Cette nouvelle loi constitue, selon eux « un grand risque » d’autant plus que la majorité des États membres de l’UE (qui n’ont pas de PTOM) milite pour la fin de ce statut » et qu’avec « le Brexit, de nombreux PTOM britanniques ont disparu, et la France demeure la seule grande puissance concernée -particulièrement dans le Pacifique- avec la Nouvelle- Calédonie et la Polynésie française. »

Source : Outremers 360

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