Accueil ACTUALITÉS Nouvelle-Calédonie : « Le gouvernement a tout fait pour que le dialogue s’installe », assure le député Gomès

Nouvelle-Calédonie : « Le gouvernement a tout fait pour que le dialogue s’installe », assure le député Gomès

(6 juin 2018) Le gouvernement a « tout fait pour que le dialogue s’installe » en Nouvelle-Calédonie avant le référendum sur l’indépendance, a estimé mercredi auprès de l’AFP le député calédonien Philippe Gomes (centre droit), déplorant le départ du Rassemblement-LR d’un groupe de dialogue entre indépendantistes et loyalistes.

Mardi, le sénateur calédonien Pierre Frogier, chef de file du Rassemblement-LR, a qualifié « de manipulation du gouvernement » le groupe de dialogue mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum sur l’indépendance avec les chefs de files des principales formations politiques – droite non indépendantiste et indépendantistes kanak-.

Cette instance présidée par le haut-commissaire Thierry Lataste et au sein de laquelle Edouard Philippe dispose d’un représentant personnel, le conseiller d’Etat François Seners, était destinée selon les termes de M. Philippe, « à dessiner le chemin du vivre-ensemble pendant et après la consultation », compte tenu des risques que ce vote clivant ravive les tensions.

Elle discutait depuis mercredi dernier du bilan de l’accord de Nouméa (1998) lorsqu’un vif échange au sujet des « valeurs partagées » a poussé jeudi les dirigeants du Rassemblement-LR, à claquer la porte, ainsi que ceux d’un autre parti loyaliste, les Républicains Calédoniens.

Pour Philippe Gomès (Calédonie ensemble CE), « c’est lamentable ». Il a dénoncé « un comportement qui n’est ni à la hauteur des enjeux ni la hauteur des responsabilités », à la veille d’un référendum qui va être « un crash-test pour le vivre ensemble ».

« Le gouvernement a tout fait, le Président de la République a tout fait pour que ce dialogue s’installe, qu’il soit le plus transparent possible et le plus respectueux possible », a-t-il déclaré.

Le groupe de travail, a-t-il rappelé, a pour but de « dire ce qui nous unit, ce qui nous rassemble, ce qui nous fédère, avant le référendum, c’est un acte de paix », destiné à « permettre de mettre un bulletin oui (à l’indépendance) ou un bulletin non avec moins de tensions. Ça ne préempte en rien le résultat du scrutin ».

Le député a dénoncé « la tentation de radicalité qui anime certains », destinée selon lui « à préparer les élections locales de 2019 ». « La majorité des Calédoniens n’est pas dans cet esprit, mais nous sommes un pays fragile, on ne doit pas prendre ce risque-là, c’est irresponsable », a-t-il souligné.

« Plus que jamais le sens du dialogue doit nous animer », a-t-il insisté, estimant que son parti Calédonie Ensemble avait un niveau de responsabilité encore plus important. Plus que jamais le devenir du dialogue repose sur nos épaules ».

Source : AFP

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