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BRIAL sujet à des hallucinations

(26 juin 2018) Dans une interview diffusée sur RRB, ce 22 juin 2018, Gil BRIAL met directement en cause Calédonie Ensemble, affirmant : « on a réussi à botter en touche les compétences de l’article 27, les compétences que Calédonie ensemble souhaitent leur transfert (…) on a réussi à mettre ça de côté ».

C’est un grossier mensonge de la part de Gil BRIAL, Calédonie Ensemble n’ayant jamais exprimé un souhait en faveur des transferts de compétence de l’article 27 à la Nouvelle-Calédonie.

En 2013 déjà, lors d’une conférence de presse tenue le 16 octobre, au lendemain du XIième Comité des signataires, nous avions précisé que « nous ne souhaitons pas ces transferts » prévus à l’Article 27 de la loi organique, « parce que nous n’avons aucune garantie sur notre capacité financière à les assumer. Nous ne les souhaitons pas, enfin, car nous n’avons pas digéré les transferts déjà effectués. Mais étant attachés à l’Accord de NOUMEA, nous considérons qu’il est légitime d’analyser toutes leurs conséquences juridiques, organisationnelles et financières afin que les élus du Congrès décident en toute connaissance de cause de demander à l’Etat, ou non, de les mettre en œuvre à travers une modification de la loi organique ».

Notre position n’a jamais changé.

Le relevé de conclusions du Groupe de travail relatif aux transferts de l’article 27 LO, daté du 15 novembre 2017, précisait la position exprimée par Philippe MICHEL au nom de l’Intergroupe :

« L’Intergroupe reste réservé sur le transfert des compétences énumérées à l’Article 27 LO en l’état des discussions. Pour ces élus subsistent des questions à affiner telles que celles des compétences techniques, des moyens humains et financiers dédiés ou encore celle relative aux dotations actuellement versées par l’Etat aux collectivités, notamment si les règles relatives aux Collectivités de Nouvelle-Calédonie venaient à être différents des règles applicables aux collectivités territoriales de la République ».

Concernant la présence du terme « indépendance » dans la question posée aux Calédoniens à l’occasion du référendum du 4 novembre, Calédonie Ensemble a, pour sa part, toujours considéré que « la formulation devait être simple et conforme aux dispositions de la Constitution –article 77- et de l’Accord de Nouméa ». C’est la position exprimée par Philippe GOMES dans une interview accordée aux Nouvelles Calédoniennes, le 23 mars dernier, qui, exprimant son souhait sur la formulation de la question précisait : « Les Calédoniens doivent pouvoir choisir entre deux bulletins : « Oui, je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté ou à l’indépendance » ou « Non, je veux pas que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté ou à l’indépendance » ».

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