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Dialoguer pour un avenir dans la France aux couleurs de la paix

(6 juillet 2018) Depuis plusieurs semaines maintenant, dans l’agglomération, la brousse et les piles, Calédonie Ensemble va à la rencontre des Calédoniens. Ces réunions d’information et de d’échanges permettent de faire le point de la situation, de rappeler les enjeux du référendum du 4 novembre et de détailler le projet que porte le mouvement pour le jour d’après.

Et ce vendredi 6 juillet, Calédonie Ensemble organisait un Conseil politique dans l’amphi 400 de l’Université à Nouméa. Le format de ces réunions est de permettre aux référents, militants ou sympathisants de s’informer et de participer au débat citoyen.

Dialoguer est un signe de respect

Dans son intervention, Philippe Gomès a insisté sur la nécessité du dialogue, « plus que jamais à la veille du référendum, a-t-il dit, il faut respecter les convictions des Calédoniens qui ne pensent pas comme nous ». Ce conseil politique, s’il a permis d’évoquer les conditions organisationnelles du référendum, de faire le point sur des sujets d’actualité comme le travail des parlementaires, ou la délinquance, a évoqué très largement les conditions d’approches politiques du référendum. Et pour Calédonie Ensemble, c’est le message délivré lors des réunions de quartiers, dans les tribus, ou les communes, la primauté reste le dialogue. « Quand on ne se parle pas, a déclaré Philippe Gomès, on risque de ne pas se comprendre, et à partir de ce moment-là, ça risque au contraire de fragiliser une paix qui, dans notre pays, n’est jamais totalement acquise ».

G10 et Plateforme

Les participants au conseil politique ont pu interroger les responsables et nombre de question ont porté sur l’éclatement de la Plateforme et le retrait du G10 du Rassemblement et du groupe Martin-Backes. Philippe Gomès a précisé que le travail dans le groupe « sur le Chemin de l’avenir » se poursuivait, avec bon espoir de conclure sur la charte des valeurs partagées et le bilan de l’accord de Nouméa. Au sujet de la charte, Philippe Gomès a été clair : « il ne s’agira pas un document juridique, mais strictement politique, a-t-il martelé, nous ne sommes pas en train de faire un petit dans le dos des Calédoniens ». Il a évoqué les positions radicales adoptées par certains mouvements politiques qui n’ont en perspective que les élections provinciales de mai 2019, qu’il s’agisse du parti travailliste de Louis Kotra Uregei, du Rassemblement ou des Républicains Calédoniens. « Nous, a conclut Philippe Gomès, on souhaite une Nouvelle-Calédonie qui continue à s’émanciper au sein de la République. D’autres souhaitent qu’elle accède à l’indépendance. On va aller vers le 4 novembre, les uns vont mettre un bulletin oui, les autres un bulletin non. Pour autant, on est tous Calédoniens, on aime tous notre terre, on souhaite continuer à vivre ensemble et dans la paix, et c’est ça le message principal. Donc pour vivre ensemble et dans la paix, il faut se parler ».


Source : NC la 1ère

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