Accueil ACTUALITÉS La vague « Bleue » submerge de fierté tous les Calédoniens, de Nouméa à Paris

La vague « Bleue » submerge de fierté tous les Calédoniens, de Nouméa à Paris

Une marée humaine déferle sur les baies pour fêter les Bleus

(17 juillet 2018) AMBIANCE. Le coup de sifflet final a donné le départ de scènes de liesse à Nouméa. À pied ou en voiture, toujours en chanson, tous drapeaux dehors, des milliers de Calédoniens, surtout regroupés sur les baies de Nouméa, ont laissé éclater leur joie.

Réveil en fanfare, hier matin. En tout cas pour ceux qui se sont couchés. De Nouméa à Lifou, klaxons et chants accompagnent les trajets matinaux. Ils ne sont pourtant qu’un vague écho du tohu-bohu qui a eu lieu un peu plus tôt dans la nuit. À 4 heures du matin, après un peu plus de 90 minutes d’encouragements, de tensions et de stress plus ou moins contenu, des milliers de Calédoniens ont laissé éclater leur joie. Depuis les salons, les bars, ou les salles communes ouvertes pour l’occasion, l’euphorie s’est répandue dans les rues : vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde.

Défilé sur les baies

« C’est simple : c’est un rêve, résume Vania, ballons bleu – blanc – rouge dans les cheveux et bras en l’air au milieu de la foule. On fait du bruit, c’est un peu pour le faire durer ! ». Pour célébrer l’événement, Paris a ses Champs-Élysées, Nouméa a ses baies. De l’Anse-Vata à la Baie-des-Citrons, c’est un vrai défilé du 16-juillet, à pied ou en voiture, qui a fait des allers-retours jusqu’aux premières heures du jour. « Un défilé pour les Bleus ! On les aime et ils nous le rendent bien ! s’écrie Josse, la soixantaine souriante, qui applaudit une à une les voitures qui participent à la parade improvisée. C’est magnifique : même au milieu de la nuit, les gens sont là ! Et ça vaut le coup, non ? ».

Ces scènes de liesse, rythmées par les sons des baffles qui s’emmêlent, et rehaussées de quelques feux d’artifice et autres fumigènes, certains ne les auraient ratés pour rien au monde. Comme Maxime, debout dans la benne d’un inconnu : « C’est de l’histoire, çà ! Tous ceux qui sont là s’en souviendront toute leur vie, prévient l’élève de BTS, pas encore né lors de la première fois que l’équipe de France, a soulevé la coupe dorée, en 1998. C’est le sport le plus suivi de la planète, et on est tout en haut, ça veut dire quelque chose ! ».

Mais avant l’ébullition, tous ont connu la même montée en pression. Buts, égalisation, fautes, discussions, célébrations… « On est resté confiant, parce qu’on sait qu’on a des joueurs très solides… Mais il fallait quand même avoir le cœur bien accroché, reconnaît Brice, coach en communication, qui a eu la bonne idée de poser son lundi. Mais c’est pour ça qu’on aime cette équipe, elle a ses forces et ses faiblesses, et au final elle nous fait vibrer ».

Dans les bleus comme dans un miroir

D’autant que beaucoup se voient dans les Bleus de Pogba ou Griezmann comme dans un miroir. « J’ai le même âge qu’eux, c’est une équipe où il y a des couleurs, où il y a de l’ambiance, peut-être la même ambiance qu’en 1998, pointe “La Tans?? graffeur kanak de 18 ans, particulièrement fan de Kylian MBappé. Et puis c’est sympa d’être là, de voir tout le monde faire la fête pour la même chose ». « C’est sûr, ça change des petits débats de d’habitude, confirme Jean-Yves, un peu plus loin sur la promenade. Il commence à y avoir de la ferveur autour de cette équipe, ce qu’il faut, c’est qu’elle continue. Si on pouvait avoir des fêtes comme ça plus souvent ! ». Car dans la foule, hier, si tout le monde n’est pas d’accord sur les analyses de matchs, un point fait l’unanimité : « Cette fois, on n’attend pas 20 ans pour la prochaine ».

Source : LNC



À voir aussi :

Tournée des tribus à Moindou, samedi 25 août 2018 à 9h30 et 14h30

Le 4 novembre prochain, nous devrons répondre par « OUI » ou par « NON » à la question : «…