Accueil Concentré d'actu Concentré d’actu : 20 juin 2018

Concentré d’actu : 20 juin 2018

 

Un amendement pour renforcer en Nouvelle-Calédonie les pouvoirs des agents de la DAE et de l’autorité de la concurrence

Lors de l’examen du projet de loi portant adaptation de dispositions sur la concurrence du code de commerce à la Polynésie française, les députés Philippe DUNOYER et Philippe GOMES ont porté un amendement afin que le texte soit étendu à la Nouvelle-Calédonie. Objectif : renforcer les pouvoirs d’enquête des agents assermentés de la Direction des Affaires Economiques (DAE) et de récente Autorité de la Concurrence de la Nouvelle-Calédonie.

Dans la mesure où les pouvoirs d’enquête conférés à ces agents affectent la liberté individuelle (visites, saisies, …) et sont susceptibles d’aboutir à la constatation d’une infraction pénale et au prononcé d’une sanction pénale, il fallait en effet modifier la loi nationale.

Ainsi, les agents calédoniens disposent dorénavant de tous moyens nécessaires à la constatation des infractions prévues par le code de commerce applicable en Nouvelle-Calédonie. C’est une pierre supplémentaire apportée à l’arsenal mis en œuvre et défendu par Calédonie Ensemble afin de favoriser la concurrence et lutter efficacement contre la vie chère dans notre pays.

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Philippe GOMES à « Droit de suite » sur LCP

L’émission « Droit de suite » présentée sur la Chaine Parlementaire (LCP) propose à chaque numéro, un documentaire et un débat en prime time, « pour une approche différenciée des réalités politiques, économiques, sociales ou mondiales ».

Le numéro du 11 juin est consacré à la Nouvelle-Calédonie, avec le documentaire « Saint-Louis, une histoire Calédonienne », de Ben SALAMA, et un débat autour du thème « Quel avenir pour la Nouvelle-Calédonie ? »

Sur le plateau, le député Philippe GOMES, le co-auteur du documentaire, Ben SALAMA, Sarah MAHAMED GAILLARD, Maître de conférences au Centre d´études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques, spécialiste de l´histoire de la France dans le Pacifique, et Steeven GNIPATE, Journaliste Outre-mer 1ère.

La situation à Saint-Louis : Un concentré des contradictions de la société Kanak d’aujourd’hui

« On ne peut pas dire que l’ascenseur Kanak est au sous-sol. En 30 ans, une large part de la jeunesse Kanak a réussi. On ne peut pas dire non plus que les indépendantistes ne prennent pas une part importante du pouvoir politique dans le pays. La question, c’est celle du « pas de temps politique ». En 30 ans, on n’a pas pu rattraper 150 ans d’histoire coloniale, mais beaucoup de Kanak ont su prendre le train qui s’est arrêté en gare! L’enjeu pour l’avenir, c’est de permettre à chaque Calédonien, quelque soit son origine, de trouver sa place dans le pays. Aujourd’hui, la société Kanak elle même, au niveau familial, coutumier, doit prendre en charge ses propres responsabilités ».

Les indépendantistes face à la réalité du quotidien

Malgré leur sensibilité politique, les indépendantistes s’inquiètent des problématiques du quotidien en cas d’indépendance (retraites, police,…)

Non à une opposition frontale et haineuse entre Calédoniens. Oui à une consultation démocratique respectueuse des convictions de chacun

A Calédonie Ensemble, nous avons une quille et nous ne changeons pas de cap.

A l’aube de l’échéance cruciale du 4 novembre 2018, certains décident de se radicaliser, en quittant le groupe de dialogue « Chemin de l’avenir » constitué par le Premier ministre, et en quittant la plateforme.

L’objectif de la plateforme des non indépendantistes était bel et bien de mener « un dialogue approfondi avec les indépendantistes ». Dans cette déclaration, nos mouvements exprimaient « leur détermination –commune- à préparer la sortie de l’Accord de Nouméa dans le cadre d’une concertation indispensable et constructive entre non-indépendantistes et d’un dialogue approfondi avec les indépendantistes ».

Nous affirmions notre volonté commune de « faire preuve de sagesse et de clairvoyance afin que cette consultation ne soit pas vécue comme une sanction mais comme une opportunité vers le vivre-ensemble », dans l’objectif « d’éviter que le référendum conduise à des surenchères, à des tensions, voire à des violences, au risque d’anéantir tout ce que nous avons patiemment construit depuis près de trente ans ». Nous précisions enfin que ce dialogue avec les indépendantistes devait être conduit « dans le respect des convictions de chacun ».

Pierre FROGIER, Thierry SANTA, Gil BRIAL ont décidé de renier la parole qu’ils avaient donné aux Calédoniens le 15 juin 2017 au travers de ce texte, lorsque nous avons signé ensemble la Déclaration commune pour une Nouvelle Calédonie dans la France et dans la Paix.

CALEDONIE ENSEMBLE N’A POUR SA PART PAS UN MOT A RETIRER A CE TEXTE.

Eux d’un côté, Kotra UREGEI de l’autre, flattent la radicalité qui peut gangréner des deux côtés cette consultation clivante, avec en ligne de mire les provinciales de mai 2019.

Ils incarnent les deux faces d’une même pièce : celle qui veut faire du référendum un affrontement dangereux entre Calédoniens, et non ce qu’il doit être avant tout : une échéance démocratique visant à affirmer sereinement nos convictions quant à l’avenir du pays.

Notre mouvement appelle tous les Calédoniens attachés au maintien de la paix et à la poursuite du dialogue politique à condamner l’attitude irresponsable, qu’elle vienne des LKU, comme des FROGIER, SANTA ou BRIAL.

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Plein succès de Calédonie Ensemble dans son combat contre la surconsommation d’alcool et les ventes illégales

Ce jeudi 14 juin, les élus du Congrès ont adopté à l’unanimité des groupes politiques la loi du pays qui encadre la consommation et la vente d’alcool en Nouvelle-Calédonie. Une loi qui pose une réglementation stricte et claire avec des sanctions dissuasives.

Philippe Germain : « La consommation excessive d’alcool doit cesser. Il faut agir fermement pour changer les mentalités et mettre un terme à la trop grande tolérance du corps social : les consommateurs, les parents, les professionnels et les élus ont tous leur part de responsabilité et donc un rôle à jouer. »

Des novembre 2016, Calédonie Ensemble, souvent seul contre tous, a déposé une série de textes, projet de loi du pays, délibérations et résolutions devant le Congrès.

La province Sud a également pris toute sa part à cette action de lutte contre la consommation abusive d’alcool, en modifiant son code des débits de boissons une première fois en 2016 puis en mars 2018 et en renforçant les contrôles et les sanctions aux infractions à la réglementation.

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Commémoration de l’appel du 18 juin 1940 à la Croix de Lorraine

Philippe Gomès : « C’est avec une émotion toujours intacte que j’ai pris part, avec Philippe DUNOYER, à la cérémonie de commémoration de l’appel du du 18 juin 1940, au Mont Coffyn. Par cet appel aux armes effectué depuis Londres sur les ondes de la BBC, le Général De Gaulle nous a incité à ne pas cesser le combat. C’est un message fondateur de la Résistance française. Résistance qui ne cessera dès lors, de défendre la France libre, jusqu’à la fin du conflit mondial. Se recueillir à la Croix de Lorraine, est un devoir de mémoire en l’honneur des hommes et des femmes tombées au front pour la France. Cette liberté nous la devons aussi aux calédoniens engagés dans le bataillon du Pacifique et qui ont été parmi les premiers à rejoindre la France Libre en réponse à l’appel du Général de Gaulle ».

Dominique Molé : « Le Bataillon du Pacifique, composé d’engagés Calédoniens de toutes nos communautés, a répondu présent à l’appel du 18 juin du Général de Gaulle en 1940. C’est aux soldats tombés pour la France dans le combat pour la défense de nos valeurs républicaines que sont allées toutes mes pensées hier, lors de la commémoration de cet appel historique à la Résistance pour que vive notre liberté ».

La Fête de la Musique, au rythme de Moindou !

C’est avec grande fierté que Joe Peyronnet, Maire de Moindou, à accueilli, en avant première, samedi 16 juin dernier la Fête de la Musique dans sa commune.

La province Sud a en effet décidé, cette année, de donner la primeur de l’événement aux communes de l’intérieur en choisissant Moindou.

Spectacles pour petits et grands sous le Chapiteau, concerts d’artistes locaux en plein air… il y en avait pour tous les goûts. Un rendez-vous qui a séduit l’ensemble des habitants…. de Boulouparis à Bourail !

Festival CALEDONIA +687 pour fêter le vivre ensemble

Tim SAMEKE reformule avec succès depuis cinq ans l’idée d’un festival identitaire « pour nous tous, et à nous : tous ensemble ! ». Un festival pour fêter la culture du pays, celle qui rassemble et mélange les hommes, les styles, les cultures, pour rendre hommage … à la Nouvelle-Calédonie dans toute sa diversité, et commémorer ces valeurs qui nous rassemblent ! De très beaux moment, avec la Brousse, et notamment les habitants de LA FOA, venus partager, offrir, faire découvrir culture, art et traditions.

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Près de 200 jeunes à La Kia Kid’s Cup 2018 à la tribu de St Louis !

L’AS Mont-Dore a organisé samedi dernier son tournoi « U10 » sur les terrains de la tribu de St Louis. 28 équipes de football composées de jeunes de moins de 10 ans issues des trois provinces, mais aussi du Vanuatu et de Nouvelle-Zélande, se sont retrouvées autour du ballon rond pour une journée sportive et de partage des valeurs de la discipline : esprit d’équipe, solidarité, respect… Un tournoi soutenu financièrement par la province Sud et encouragé sur place par Nina JULIE membre de la commission Jeunesse, sports et loisirs, Dominique MOLE premier vice-président de la province Sud en charge du secteur et de Léonard SAM élu provincial.

Nina JULIE : « Mon équipe préférée, celle du Mont-Dore fait une très belle 2ème place ! »

Sutita SIO-LAGADEC au Jeudi du Centre-Ville « Wallis et Futuna »

C’est un rendez-vous annuel incontournable pour les communautés de Wallis et de Futuna. La place de la Marne a vibré toute une journée aux rythmes des danses, saveurs et savoirs faire traditionnels, l’occasion pour les touristes de découvrir la culture de nos îles voisines et pour les connaisseurs de faire le plein de produits.

Sutita SIO-LAGADEC : « C’est une occasion importante de montrer la richesse de notre artisanat, de notre gastronomie et également la richesse de notre métissage ».

Dix neuf jeunes auxiliaires de proximité ! 

Marie-Françoise Hmeun, élue provinciale, présidente de la Commission de l’emploi et de la formation professionnelle, a participé vendredi dernier à la remise des attestations de formation à dix-neuf futurs auxiliaires de proximité à la caserne Bailly de Normandie.

Ces jeunes recrues, formées dans le cadre d’un PPIC (Programme provincial d’insertion citoyenne), seront mis à la disposition de trois communes pour des missions de prévention et de médiation.

Marie-Françoise HMEUN : « Ces attestations que nous vous remettons aujourd’hui avec beaucoup de fierté représentent un début pour vous. Avec les communes partenaires, nous montrons ainsi que la jeunesse est notre priorité, quoi de plus logique à l’heure où l’on veut bâtir ce destin commun auquel nous sommes tant attachés ? Cette jeunesse a le sens de l’engagement, au service des gens et de la population. Merci à la police pour ce partenariat, et merci aux parents ! ».

Gérard POADJA inaugure le pont de Ouena à Kouaoua

Le sénateur Gérard POADJA était présent à KOUAOUA pour l’inauguration du pont OUENA que beaucoup appelaient de leurs vœux depuis longtemps. Les familles et habitants de la région seront sécurisés en cas de fortes crues. L’occasion pour Gérard de rendre un hommage au vieux KAPA Kaloi, qui, entre autres, avait porté ce projet.

Rencontre Citoyenne à KONE : La Brousse Ensemble !

Le 14 juin, les familles originaires du Nord (VKP, POYA, KAALA GOMEN, KOUMAC et même TOUHO et PONERIHOUEN) ont tenu à se déplacer à la salle du Pitiri pour assister à notre rencontre citoyenne de KONE, après celle de KOUMAC, le mois dernier.

Dans une ambiance broussarde conviviale, en présence de Yasmina METZDORF, maire de POYA et de Gyslène DAMBREVILLE, élue Calédonie Ensemble fraîchement renouvelée dans son mandat municipal à BOURAIL, le député Philippe GOMES, le sénateur Gérard POADJA et Nina JULIE, élue à la province Sud et au Congrès, ont présenté le projet du mouvement pour un « Jour d’Après… », « dans la France et dans la paix ».

Principale préoccupation des participants à l’heure des questions et échanges : tout mettre en œuvre, à tous les niveaux, pour que le 5 novembre prochain, au lendemain du référendum, la sérénité et le vivre ensemble soient préservés.

C’est ce à quoi nous travaillons, notamment au travers de la proposition de charte des valeurs calédoniennes partagées, ou encore du dialogue approfondi que nous menons avec les indépendantistes au sein du groupe « Chemin de l’avenir ».

Merci le Nord !

Prochaines réunions :

 

Des solutions pour organiser le remboursement des taxes existantes lorsqu’entrera en vigueur la TGC

Comment mettre en route la TGC, qui va frapper les biens et services lors de leur facturation au client, sans pénaliser ceux qui auront déjà acquitté des taxes à l’importation vouées à disparaître à compter du 1er octobre 2018 ? le gouvernement vient d’élaborer un avant-projet de loi du pays, avec le concours des organisations patronales et les syndicats d’importateurs, qui préconise le remboursement des anciennes taxes perçues pour une part, et propose des crédits d’impôts pour une autre part.

Nicolas METZDORF, porte-parole du gouvernement : « Dans un deuxième temps, le solde restant, qui sera étalé sur les quatre années suivantes, sera remboursé par le biais d’un crédit d’impôt sur les bénéfices ».

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Nicolas METZDORF : « Bienvenue à l’Agence Rurale ! Une nouvelle agence pour une nouvelle ambition agricole »

Le Congrès a adopté jeudi 14 juin, à l’unanimité, le projet de création de l’Agence Rurale, qui devrait regrouper l’Erpa et l’Apican au 1er janvier 2019. Conçu dans un esprit de rationalisation à la fois des coûts et des fonctionnements, le projet prévoit de fusionner en un seul et même établissement public l’ERPA (Etablissement de régulation des prix agricoles) et l’APICAN (Agence pour la prévention et l’indemnisation des calamités agricoles).

Ses missions : l’accompagnement financier de l’action publique et une prise en compte plus intégrée des objectifs de gestion durable des espaces agricoles et ruraux, couvrant non seulement les sites de production, mais aussi la ressource en eau. A noter que, pour la première fois dans un établissement public, un représentant officiel du Sénat coutumier y siégera.

Nomination de Marie-Paule Tourte-Trolue en tant que commissaire déléguée de la République en province Nord

Première calédonienne à accéder à la fonction de commissaire déléguée de la République, Marie-Paule Tourte-Trolue franchit une nouvelle étape dans une carrière exemplaire qui doit encourager notre jeunesse à s’engager avec ambition dans la construction de notre pays.

Pour que continue à vivre le « rêve calédonien »

Cette semaine, un nouvel extrait de l’article intitulé « Pour que continue à vivre le « rêve calédonien » (cf. N° 31 de la Revue juridique, politique et économique de la Nouvelle-Calédonie), au travers duquel le député Philippe GOMES exprime sa vision pour le pays. Regard porté sur l’histoire commune, l’actualité et l’avenir de notre pays, et du peuple calédonien. 

Extrait :

(…)

Un référendum qui consacre l’émergence du peuple calédonien

Si le peuple calédonien, peuple souverain sur son destin, est aujourd’hui ainsi composé, c’est parce que la population intéressée appelée à « déterminer librement le statut politique » du pays a évolué au fil du temps.

Limitée aux seuls Kanak à l’origine de l’affirmation de la revendication d’indépendance à la fin des années 1970, la population intéressée a été politiquement élargie, aux « victimes de l’histoire » lors de la Table ronde de Nainville-Les-Roches, en 1983.

Elle a ensuite, lors des accords de Matignon de 1988, été étendue à tous les Calédoniens résidents en Nouvelle-Calédonie, sous réserve qu’ils aient dix ans de résidence continue en 1998 lors du référendum.

L’Accord de Nouméa de 1998 a de nouveau procédé, à la marge, à une ouverture de la population intéressée, en permettant à ceux qui pouvaient faire la preuve d’une résidence continue de vingt années à partir du 31 décembre 1994 au plus tard, de participer à la consultation d’autodétermination.

Nous avons ainsi, au fil de ces différentes étapes, contribué collectivement à la transformation du « rêve Kanak » pour l’avenir du pays en un « rêve calédonien ».

Cette évolution a été explicitée par Nidoïsh Naisseline , tel un aveu, devant le congrès de la Nouvelle-Calédonie :

« Les accords de Matignon, comme ceux de Nouméa, signifient l’abandon d’un grand rêve : le rêve Kanak, (…) le rêve d’un pays à nous tout seuls. (…). Nous avons choisi de partager ce pays avec tous les citoyens de ce pays (…). Nous l’avons choisi et nous assumerons ce choix ».

C’est ainsi que nous sommes passés de la revendication d’un droit autochtone à l’autodétermination à l’exercice d’un droit calédonien à l’autodétermination.

(…)

À voir aussi :

La Nouvelle-Calédonie à l’honneur à l’Assemblée Nationale

(12 décembre 2018) Philippe GOMES : « Une première aujourd’hui au Palais Bourbon pour le v…