Accueil ACTUALITÉS Droit de réponse faisant suite à l’interview de Philippe BLAISE du 14 août 2018

Droit de réponse faisant suite à l’interview de Philippe BLAISE du 14 août 2018

(15 août 2018) Madame la Directrice,
Monsieur le Rédacteur en chef,

Faisant suite à la diffusion sur vos ondes, ce 14 août, d’une interview de Philippe BLAISE mettant directement en cause Calédonie Ensemble et ses élus, je sollicite, conformément aux termes de la loi modifiée du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l’exercice d’un droit de réponse par diffusion des éléments qui suivent, et ce autant de fois que vous avez diffusé l’interview en question :

Ce 14 août sur vos ondes, Philippe BLAISE a tenu des propos à la fois mensongers, erronés, approximatifs et diffamatoires vis-à-vis de Calédonie Ensemble et de ses élus.

1. Des propos mensongers concernant la gestion financière de la Nouvelle-Calédonie, où Calédonie Ensemble a été accusée de « maquiller les comptes publics » :

Le rapport d’observations définitives de la Chambre territoriale des comptes (CTC) relatif à la période 2012-2016, a clairement distingué deux périodes :

– De 2012 à 2014, celle du gouvernement Martin Backes et de la folle envolée des dépenses ;

– A partir de 2015, celle du redressement des comptes publics de la Nouvelle-Calédonie, grâce au travail de Thierry CORNAILLE (2014/2015) et Philippe DUNOYER (2016/2017), successivement membres du gouvernement chargé du budget.

Sur la période 2012-2014, alors même que les recettes de fonctionnement étaient stables, la Chambre territoriale des Comptes relève dans son rapport :

– Que les dépenses de fonctionnement se sont envolées de +20% sur (soit + 8 milliards), passant de 40,6 milliards en 2012 à 48,5 milliards en 2014 ;

– Que l’épargne brute, qui permet de financer les investissements, a littéralement fondue sous le gouvernement Martin Backes, passant de 6,8 milliards en 2012 à 0,7 milliard en 2014 ;

– Que, sous ce gouvernement Martin Backes, le recours massif à l’emprunt (+10 milliards !), a fait passer le taux d’endettement de 36% en 2012 (11 milliards d’encours) à près de 50% en 2014 (20,8 milliards d’encours).

La Chambre territoriale des Comptes oppose elle-même la hausse des dépenses de fonctionnement de 20% entre 2012 et 2014 (gestion Martin-Backes) à la diminution de 18% de ces mêmes dépenses entre 2014 et 2016.

La Chambre territoriale des Comptes souligne également que « la capacité d’autofinancement de la collectivité –Nouvelle-Calédonie- a atteint son niveau le plus bas en 2014 », en précisant que « la situation a été rétablie à partir de 2015 ».

Il s’agit là de la réalité des faits relevés par la Chambre territoriale des Comptes, et Calédonie Ensemble tient à saluer le travail de redressement des comptes publics engagés depuis 2015, comme le fait la Chambre territoriale des Comptes dans sa recommandation n° 25 du rapport, selon laquelle elle « recommande à la Nouvelle-Calédonie de poursuivre l’effort de rigueur initié depuis 2015, portant sur les dépenses de fonctionnement propres de la collectivité ».

2. Propos insultants ensuite de Philippe BLAISE concernant la « calédonisation » des administrations régaliennes

Philippe BLAISE a tenu des propos insultants à l’encontre du député Philippe GOMES, en qualifiant la « calédonisation » des administrations régaliennes que défend Calédonie Ensemble dans le but de permettre aux Calédoniens de s’approprier de nouveaux champs d’emplois (armée, gendarmerie, justice, …) en « gomésification des compétences régaliennes » .

Nous considérons cette attaque comme une marque de mépris à l’égard de l’État et de la jeunesse calédonienne :

– À l’égard de l’État, car c’est l’État et non Philippe GOMES, qui est responsable au titre du Ministère de la défense, de l’intérieur ou de la justice, des différentes nominations dans les corps de policiers, de gendarmes, de militaires ou de personnels judiciaires ;

– À l’égard de la jeunesse calédonienne, aussi, car elle peut légitimement aspirer à occuper des emplois dans ces administrations.

Quand les arguments manquent, reste l’insulte. Philippe BLAISE nous en a fourni une illustration édifiante.

Salutations distinguées,

 

 

 

Philippe MICHEL

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