Accueil ACTUALITÉS Pour une ambition collective : Faire de la préservation de la biodiversité calédonienne un moteur de croissance durable

Pour une ambition collective : Faire de la préservation de la biodiversité calédonienne un moteur de croissance durable

(17 août 2018) Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a adopté ce 14 août, après une phase de consultation publique, trois arrêtés visant à placer les récifs les plus précieux du Parc naturel de la mer de Corail (Chesterfield, Bellona, Entrecasteaux, Pétrie et Astrolabe) sous les plus hauts niveaux de protection.

Créant 7 000 Km2 de réserves marines intégrales et 21 000 Km2 de réserves naturelles, ces mesures, aujourd’hui saluées au niveau national et international, vont permettre d’assurer la préservation du caractère exceptionnel de notre patrimoine marin, d’ores et déjà consacré par l’UNESCO, il y a dix ans, lors du classement de notre lagon au rang de patrimoine mondial de l’Humanité.

En outre, ces mesures doivent contribuer à la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de croissance « bleue » pour le pays, offrant à la Nouvelle-Calédonie un rayonnement international en matière de préservation et de valorisation de sa biodiversité.

Elles devront aussi favoriser les initiatives publiques et privées liées à l’innovation, l’expérimentation, la recherche scientifique et la sécurisation des périmètres marins concernés.

En phase avec ces objectifs, la candidature de la Nouvelle-Calédonie au Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) sur le thème « Territoire d’Innovation de Grande Ambition » (TIGA) présente une formidable opportunité pour faire du Parc de la Mer de Corail un moteur de croissance dans le Pacifique.

De nombreux partenaires tels que le Cluster maritime de Nouvelle-Calédonie, les organisations non gouvernementales (ONG) ou encore les institutions, sont aujourd’hui impliqués aux côtés du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie dans ce projet de valorisation du Parc de la Mer de Corail, qui constitue -avec 1,3 million de km2- l’une des plus vastes réserves marines du monde.

Calédonie Ensemble souhaite vivement que cette ambition devienne une véritable réussite collective pour le pays.


(15 août 2018) Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a donné mardi 14 août un statut de protection de haut niveau à ses récifs les plus précieux.

Les Américains les nomment « pristines », les derniers récifs coralliens encore quasi vierges. La Nouvelle-Calédonie abrite un tiers des 1,5 % de ces récifs encore épargnés. Chesterfield, Bellona, Pétrie, Astrolabe, Entrecasteaux constituent le précieux habitat d’une biodiversité foisonnante de plus de 2 000 espèces de poissons et 310 espèces de coraux.
Face aux menaces de la pollution marine, du réchauffement des températures et de la surpêche, les autorités calédoniennes ont officialisé, mardi 14 août, leur volonté de doter ces atolls et récifs, qui se trouvent dans le parc naturel de la mer de Corail, d’un très haut niveau de protection.

Au total, 7 000 km2 de réserves intégrales et 21 000 km2 de réserves naturelles sont créés. Désormais, tout prélèvement – pêche, sable, pétrole – sera strictement interdit dans certaines zones et la possibilité de s’approcher de certains atolls et îlots requerra une autorisation préalable – notamment pour les bateaux de tourisme –, voire sera totalement proscrite. Ce sont ainsi la totalité des récifs coralliens isolés et en bonne santé de Nouvelle-Calédonie qui se trouvent sanctuarisés.

Des règles strictes pour la protection du corail

« Il s’agit de la première mesure concrète pour leur protection depuis la création du parc en 2014, affirme sans ambages Christophe Chevillon, chef de projet au sein du Pew Charitable Trusts, une fondation qui milite pour la défense de l’environnement marin. Avant aujourd’hui, le parc naturel de la mer de Corail n’était qu’une coquille vide et ne protégeait pas la biodiversité et l’environnement marin calédonien. »

Le Pew Charitable Trusts et le WWF ont beaucoup œuvré pour que le parc naturel marin de la mer de Corail – qui constitue l’une des plus vastes réserves marines du monde avec 1,3 million de km2 – se dote de règles plus strictes. Le premier s’est notamment investi dans la sensibilisation et l’information du grand public au moyen de stands et d’activités ludiques pour convaincre du bien-fondé de la consécration en zone protégée. L’ONG est aussi un membre actif du comité de gestion du parc, composé entre autres du collège des coutumiers ainsi que celui d’autres institutions calédoniennes.

Ce classement « permettra désormais de protéger ces récifs et atolls qui abritent une diversité exceptionnelle en surveillant la zone et en y interdisant tout prélèvement par extraction, tout en limitant l’accès du public », explique Christophe Chevillon. Pour lui, la Nouvelle-Calédonie peut toutefois aller plus loin dans la protection de son environnement marin puisque « les 28 000 km2 mis sous haute protection aujourd’hui représentent moins de 3 % de la totalité de la surface du parc ». Et le biologiste de conclure que la protection des précieux atolls et récifs coralliens « est un travail par étapes, cette délimitation en est le premier pas ».

Source : le monde

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