Accueil ACTUALITÉS Philippe GOMES Invité de l’émission 5/7 sur France Inter : « Le 4 novembre, c’est le ‘crash test’ du vivre ensemble : Après 30 années de paix, il faudra continuer à vivre ensemble, en paix, dans la France »

Philippe GOMES Invité de l’émission 5/7 sur France Inter : « Le 4 novembre, c’est le ‘crash test’ du vivre ensemble : Après 30 années de paix, il faudra continuer à vivre ensemble, en paix, dans la France »

(19 octobre 2018) Invité de Mathilde Munos dans l’émission « 5/7 » sur France Inter, le député Philippe GOMES s’est exprimé sur les ondes nationales, à deux semaines de l’échéance, sur les enjeux du 4 novembre :

– « On peut voter pour une liste indépendantiste, sans pour autant voter pour l’indépendance. Parce que voter pour l’indépendance, c’est considérer que ton pays a la capacité à devenir indépendant : pour beaucoup d’indépendantistes ce n’est pas le cas, et ils voteront « NON », ou s’abstiendront. »

– « Une Nouvelle-Calédonie indépendante n’est pas viable, d’abord parce que la France fait le lien entre nous tous, avec sa langue, ses valeurs, son école. Sortir de la France, se serait se priver de ce lien qui nous permet de construire le vivre ensemble. Ce serait aussi se priver de l’apport de l’Etat en ce qui concerne les compétences régaliennes (police, gendarmerie, monnaie, défense, justice…), coûteuses à exercer… »

« Le 4 novembre le couperet va tomber, le score sera sévère pour ceux qui nourrissent l’illusion d’un état indépendant. (…) la déception et la frustration ne devront pas se transformer en humiliation, car on ne peut pas construire un pays en humiliant une part importante de sa population. »

A la question de la journaliste « comment fait-on pour recoller les morceaux » lors d’une telle échéance, qui divise une population, Philippe GOMES répond :

« On fait deux choses :

Avant le référendum, on essaye de ne pas faire de l’échéance un affrontement haineux entre Calédoniens, mais une échéance démocratique respectueuse des convictions de chacun.

Après le référendum, il faut tendre la main pour que le dialogue soit renoué et que l’on arrive à construire une nouvelle solution politique, qui se substitue à l’Accord de NOUMEA, pour que le pays continue à s’émanciper au sein de la République, pour que notre identité soit préservée, notre personnalité soit affirmée, notre développement soit assuré. »

« Le vrai challenge après le référendum c’est de poursuivre aussi ce que l’on a engagé afin de réduire les inégalités sociales pour que chacun dans notre pays quelle que soit son origine ethnique, sa culture ou l’endroit où il réside, puisse trouver sa place dans notre société. C’est ça, le nouveau challenge de la Nouvelle-Calédonie ! ».

Source : France inter

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