Accueil ACTUALITÉS Référendum du 4 novembre 2018 : Un lien de souveraineté refondé entre la France et la Nouvelle-Calédonie Un dialogue et un consensus entre indépendantistes et non-indépendantistes plus que jamais nécessaires

Référendum du 4 novembre 2018 : Un lien de souveraineté refondé entre la France et la Nouvelle-Calédonie Un dialogue et un consensus entre indépendantistes et non-indépendantistes plus que jamais nécessaires

Une consultation historique

Ce 4 novembre, le peuple calédonien, souverain sur son destin, a, pour la première fois depuis 165 ans, pu s’exprimer dans le cadre d’un scrutin démocratique partagé, sur la question de l’indépendance du pays.

Calédonie Ensemble n’a pas fait campagne dans un salon. 7 mois de campagne, 130 réunions dans les quartiers de l’agglomération, les villages et les tribus, 4 publications sur les enjeux du référendum diffusées auprès de tous les Calédoniens, pour promouvoir un « NON » à l’indépendance nous permettant de poursuivre la construction par le dialogue – entre Calédoniens – d’un avenir dans la France aux couleurs de la paix.

Le caractère historique du scrutin justifiait une campagne hors norme. C’était une campagne non pas pour un parti ou une personne, mais une campagne pour le pays.

Une consultation sereine

Grâce au travail mené en amont entre l’Etat et les principales forces politiques calédoniennes -indépendantistes et non indépendantistes-, ce scrutin, placé sous le contrôle des représentants de l’Etat et des Nations Unies, s’est déroulé dans un climat particulièrement serein et apaisé.

Ce climat est aussi le résultat du sens des responsabilités dont ont fait preuve les mouvements politiques calédoniens, à quelques exceptions près, durant toute la campagne électorale.

Une participation citoyenne exceptionnelle

80% des Calédoniens qui étaient appelés à voter se sont exprimés. C’est le plus haut niveau de participation jamais enregistré à un scrutin dans notre pays.

A ce rendez-vous historique a répondu une mobilisation historique des Calédoniens.

Nous sommes fiers de cette dynamique citoyenne qui fait honneur à notre pays.

30 ans après la signature des accords de paix qui ont permis d’engager un processus de décolonisation et d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République, le peuple Calédonien a donc été au rendez-vous qu’il s’était fixé, voici 20 ans, avec son destin.

Un lien de souveraineté refondé entre la Nouvelle-Calédonie et la France

A cette heure, 56% de nos concitoyens ont décidé de continuer à écrire l’histoire de notre pays au sein de la République.

C’est un résultat d’ampleur, conforme au rapport de force des précédentes provinciales de ces 20 dernières années.

Ce résultat est une marque de reconnaissance des Calédoniens, de toutes ethnies, à l’égard de l’Etat qui a accompagné sans faille notre pays ces 30 dernières années.

C’est aussi une marque de confiance pour que notre pays puisse continuer à conjuguer son avenir avec la France.

Ce résultat refonde le lien de souveraineté entre la France et la Nouvelle-Calédonie.

Ce lien, imposé lors de la prise de possession le 24 septembre 1853, aura été démocratiquement choisi par le peuple calédonien, ce 4 novembre 2018.

Un résultat électoral, deux réalités politiques

Ce résultat électoral ne doit pas nous faire oublier qu’il traduit aussi deux réalités politiques différentes : une grande majorité de Calédoniens d’origine kanak a voté pour le « OUI » à l’indépendance et une immense majorité de Calédoniens d’origine non-kanak a voté pour le « NON » à l’indépendance.

C’est pourquoi, Calédonie Ensemble a toujours insisté sur le fait que ce référendum devait être une échéance démocratique respectueuse des convictions de chacun.

Notre « NON », est un « NON » respectueux du « OUI ».

Car, si l’arithmétique électorale est un fait politique qui s’impose à tous, elle ne peut constituer, à elle seule, une solution politique pour notre pays. L’histoire nous l’a appris.

Le dialogue et le consensus doivent demeurer l’alpha et l’oméga de la politique calédonienne : nous devons tendre la main aux indépendantistes

C’est pourquoi, nous devrons, sur ces bases nouvelles issues du suffrage universel, continuer à réinventer les relations entre la France et la Nouvelle-Calédonie comme nous le faisons depuis 30 ans.

Plus que jamais, parce que ce résultat nous oblige, nous devons tendre la main aux indépendantistes.

Car ce résultat n’est pas une fin. C’est une nouvelle étape de l’histoire de notre pays.

Nous devrons poursuivre le dialogue avec les indépendantistes afin de construire les consensus nécessaires pour parachever notre émancipation politique et économique au sein de la République, et ainsi, conforter le vivre-ensemble et la paix dans notre pays.

Nous devrons, en priorité, trouver ensemble le consensus nécessaire afin de permettre l’indispensable poursuite de l’exercice du droit à l’autodétermination, qui est constitutionnalisé, dans un contexte moins contraint que celui résultant de l’application stricte de l’accord de Nouméa.

Il en va de l’intérêt général du pays, du vivre-ensemble et de la paix.

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