Accueil ASSEMBLÉE NATIONALE Question du député Philippe GOMES au Premier Ministre sur les deuxième et troisième référendum prévus par l’Accord de Nouméa : « Seul un consensus extrêmement fort pourrait être pris en compte »

Question du député Philippe GOMES au Premier Ministre sur les deuxième et troisième référendum prévus par l’Accord de Nouméa : « Seul un consensus extrêmement fort pourrait être pris en compte »

(6 novembre 2018) Le député Philippe GOMES a posé ce jour une question au Premier Ministre visant d’une part à faire le point sur les résultats du référendum du 4 novembre 2018 et, d’autre part à évoquer la problématique des deuxième et troisième référendums prévus par l’Accord de Nouméa.

Sur le premier point, il a insisté sur le fait que le peuple calédonien avait été à la hauteur de son rendez-vous avec l’histoire, aussi bien en ce qui concerne la tenue exemplaire de la campagne, la participation exceptionnelle (81%) à la consultation ou que la forte majorité (56%) qui s’était dégagée des urnes en faveur d’une Nouvelle-Calédonie qui continue à écrire son histoire au sein de la République.

« A la souveraineté imposée issue de la prise de possession du 24 septembre 1853 a succédé, le 4 novembre 2018, une souveraineté démocratiquement choisie. »

Il a conclu en demandant au Premier Ministre que la question du deuxième (2020) et du troisième (2022) référendum soit abordée lors du prochain Comité des signataires afin de dégager avec les indépendantistes un consensus sur de nouvelles modalités d’exercice du droit à l’autodétermination, particulièrement en ce qui concerne les délais.

Dans sa réponse, le Premier Ministre, après avoir rappelé le travail important mené par les émissaires de l’Etat sur le terrain, ainsi que le rôle essentiel du comité des sages, a fait sienne la formule du député Philippe Gomès selon laquelle « le lien de souveraineté entre la France et la Nouvelle-Calédonie était désormais démocratiquement choisi ».

Il a indiqué sur la révision des modalités de mise en œuvre des deuxième et troisième référendum notamment en ce qui concerne les délais : « si un consensus très fort s’exprimait, nous le prendrions en compte, comme nous l’avons fait en 1998 en ce qui concerne l’Accord de Nouméa ».

Il a conclu, qu’au terme de cette consultation référendaire « la France doit être incroyablement fière de la Nouvelle-Calédonie ».

Source : Assemblée nationale

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