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Vers un nouveau dispositif pour les porteurs de projet agricole

(13 novembre 2018) Expérimenter la faisabilité technique et économique de son projet agricole, mettre en pratique pendant plusieurs mois et en conditions réelles ses savoir-faire, conforter ses compétences en termes d’élevage ou de maraîchage… C’est ce que propose le concept d’espace-test agricole (ETA) à toute personnes souhaitant s’installer et monter son entreprise agricole :  un projet que la province Sud espère vite concrétiser afin d’aider à l’insertion et à l’installation de nouveaux agriculteurs.

Créer une pépinière d’entreprises agricoles accueillant des porteurs de projet qui pourront tester leur activité en conditions réelles, avant leur installation. Le concept d’espace-test agricole (ETA) existe déjà en Métropole, avec succès. C’est pourquoi, la province Sud a fait venir deux experts afin d’adapter ce concept localement et permettre de dynamiser l’installation de jeunes agriculteurs dans la continuité de la Politique publique agricole provinciale (PPAP). « Il faut trouver des solutions pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs, cela devient urgent ! Ce que j’attends de votre mission, c’est que vous nous aidiez à élaborer une formule calédonienne, qui puisse accrocher et créer un engouement, explique Gyslène Dambreville, élue provinciale en charge du développement rural. Dans la PPAP, nous avons bien mis sur rail la structuration des filières, mais sur l’installation il faut motiver, donner un nouveau souffle. Il nous manque un levier ».

Favoriser l’insertion et l’installation

Un espace-test, c’est du foncier, du matériel agricole, une aide juridique et un statut à disposition, pour se faire la main. Le réseau national d’espaces-tests agricoles (RENETA) est donc chargé de proposer une formule complète adaptée à la Calédonie. « L’idée étant de combler un vide au niveau de l’insertion et de l’installation, nous leur demandons de nous accompagner dans la mise en œuvre de ces espaces-tests, confie encore Gyslène Dambreville. Il s’agit de toucher aussi bien les jeunes, enfants d’agriculteurs ou pas, que les personnes en reconversion professionnelle, les jeunes des tribus ou en insertion… Nous devons créer ce maillon. »

L’objectif de cette mission, dans un premier temps, étant, avec la DDR, d’informer et de sensibiliser les acteurs du monde agricole calédonien : producteurs, organismes de formation et financeurs, institutions, etc. « Nous sommes encore dans la réflexion, explique Laurent Desval, directeur du Développement Rural à la province Sud. Soit acquérir du foncier et le mettre à disposition, soit le faire sur terrain privé avec un dispositif de location via les baux ruraux… L’idée est de mettre en place une structure qui jouera un rôle facilitateur avec un soutien à tous les niveaux pour les porteurs de projet. » Et Gyslène Dambreville de confirmer : « Il ne faut se restreindre à rien : il s’agit d’ouvrir à tous les types d’agriculture et à tous les publics motivés. Chaque ETA étant spécifique au territoire dans lequel il est créé, l’idée est d’élaborer, avec l’ensemble des partenaires, un projet calédonien ».

Source : sud’ mag

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