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Création de l’autorité de la concurrence : Le travail du député Philippe Gomès unanimement salué sur les bancs de tous les groupes politiques – 7 avril 2016

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée de l’égalité réelle.

Mme Ericka Bareigts, secrétaire d’État chargée de l’égalité réelle. Monsieur le président, mesdames, messieurs, nous examinons en première lecture la proposition de loi organique relative au statut des autorités administratives indépendantes créées par la Nouvelle-Calédonie et adoptée par le Sénat le 18 novembre dernier.

Il n’est jamais anodin de modifier le statut de la Nouvelle-Calédonie.

Je ne peux que me réjouir de ce volontarisme législatif ! C’est l’occasion pour le Gouvernement de saluer le travail effectué par Mme la sénatrice Catherine Tasca et par vous, monsieur le rapporteur, cher Philippe Gomès.

Ces deux textes, dans les deux assemblées, avaient fait l’objet d’un examen à une semaine d’intervalle, les 18 et 26 novembre dernier. Grâce à une coordination étroite entre les deux auteurs des propositions de loi organique, il a été possible d’aboutir à une rédaction commune.

La proposition trouve ainsi un équilibre plus réaliste entre l’obligation d’impartialité, d’une part, et la nécessité de désigner des personnalités qualifiées à l’expérience reconnue d’autre part. L’approche consensuelle et transpartisane qui a présidé à la rédaction de ce texte doit être saluée, car elle s’inscrit résolument dans l’engagement constant du Gouvernement à lutter contre la vie chère dans nos outre-mer en général et en Nouvelle-Calédonie en particulier. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen, du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste et du groupe Les Républicains.)

M. le président. Dans la discussion générale, la parole est à M. René Dosière.

M. René Dosière. Monsieur le président, madame la secrétaire d’État, monsieur le président de la commission des lois, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, la Nouvelle-Calédonie est compétente en matière de droit de la concurrence depuis la loi statutaire de 1999, que j’avais eu l’honneur et le plaisir de rapporter devant vous. Pourtant, elle a tardé à exercer cette compétence, et beaucoup le regrettent en Nouvelle-Calédonie – et le temps perdu ne se rattrape jamais. Comme l’aurait dit Charles Péguy, chacun doit faire son examen de conscience à ce sujet.

Quoi qu’il en soit, comme l’a rappelé le rapporteur, c’est seulement en août 2009, soit dix ans plus tard, que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, présidé à l’époque par Philippe Gomes, a annoncé une loi du pays sur la concurrence. Celle-ci a finalement été adoptée le 24 octobre 2013, après que le Conseil constitutionnel, saisi par des responsables locaux, a validé la totalité des dispositions de ce texte

Deux ans plus tard, l’autorité n’est pourtant toujours pas en place. Le rapporteur n’a pas manqué, avec malice, d’en rappeler les raisons. En effet, l’un des responsables de cet état de fait,…

M. Philippe Gomes, rapporteur. Le responsable !

M. René Dosière. …qui a rendu les incompatibilités trop rigides par souci d’indépendance, n’était autre que votre serviteur. Je m’étais d’ailleurs opposé à un amendement de Philippe Gomes, que nous avions jugé trop laxiste. Il s’est révélé à l’usage que c’est lui qui avait raison et le rapporteur que j’étais qui avait tort, je le reconnais volontiers.

M. Philippe Gosselin. Une autocritique éclairée qui vous honore !

M. René Dosière. C’est la raison pour laquelle, quand on s’est aperçu de cette difficulté, j’ai poussé à ce qu’on la corrige le plus vite possible, car la Nouvelle-Calédonie en avait besoin.

M. le président. La parole est à M. Philippe Gosselin.

M. Philippe Gosselin. Nous terminons cette partie de la session par un texte relatif aux autorités administratives indépendantes – AAI – de la Nouvelle-Calédonie, et nous reprendrons après les vacances avec des propositions de loi du Sénat portant sur les autorités administratives indépendantes en général. Voilà un élément de bon augure ! Je voudrais également saluer la singularité de notre rapporteur, qui a « cumulé » en rapportant les deux textes de l’Assemblée et du Sénat. S’agirait-il d’une sorte de Janus constitutionnel ? Nous pourrions soumettre la question à de jeunes juristes dans le cadre d’un concours d’éloquence, je suis sûr qu’il y a matière à réflexion ! Mais rassurez-vous, cher collègue, vous n’avez rien d’un monstre… (Sourires.)

Enfin, nous y voilà. Puisque nous sommes peu nombreux, permettez-moi un mot badin en anglais : s’il est vrai que « It’s a long way to Tipperary », il est également vrai que « It’s a long way to AAI »… C’est un long chemin en effet, que nous suivons depuis de nombreuses années.

Pour revenir à un ton plus sérieux, car le sujet n’est pas anecdotique, tant s’en faut, pour nos compatriotes ultramarins.

M. le président. La parole est à M. Alain Rodet.

M. Alain Rodet. L’examen de l’article unique de la proposition de loi organique fixant le statut des autorités administratives indépendantes créées par la Nouvelle-Calédonie est une marque positive supplémentaire dans le processus concernant ce territoire.

Les recommandations de notre rapporteur quant à la nécessité d’assouplir la loi organique du 15 novembre 2013 nous paraissent justifiées et pertinentes. Le bon sens et la confiance doivent en effet marcher de pair.

( 26 novembre 2015 ) Mme George Pau-Langevin. Deux propositions de loi organique ont été déposées, l’une au Sénat par Mme Tasca au mois de juin, l’autre à l’Assemblée nationale par M. Gomes en septembre. La semaine dernière, le Sénat a adopté la proposition de loi organique déposée par Mme la sénatrice Tasca. Aujourd’hui, nous examinons celle de M. Gomes. Je me félicite du travail interparlementaire entre députés et sénateurs, qui a permis de faire converger les points de vue des deux chambres : aujourd’hui, ces deux textes ont une rédaction identique. J’espère que nous trouverons la solution pour réunir ces deux processus.

Sur le fond, la proposition de loi organique dont nous discutons aujourd’hui propose de modifier l’article 27-1 de la loi organique du 19 mars 1999 pour limiter les incompatibilités applicables aux membres d’une autorité administrative indépendante aux seuls emplois publics exercés sur ce territoire. En d’autres termes, un fonctionnaire d’État tel qu’un universitaire ou un magistrat pourra exercer les fonctions de membre de l’autorité administrative indépendante. Conformément aux observations formulées par le congrès de la Nouvelle-Calédonie, un régime plus rigoureux sera mis en place pour le président de l’autorité de la concurrence.

Le texte propose également l’instauration d’un délai de carence appelé à faire obstacle à la désignation d’une personnalité qualifiée « si, au cours des trois années précédant sa nomination, [elle] a exercé un mandat électif ou détenu des intérêts considérés comme incompatibles » avec ces fonctions. Cette mesure, également souhaitée par le congrès, doit permettre de renforcer les garanties d’impartialité des autorités administratives indépendantes.

La proposition qui vous est soumise aujourd’hui trouve un équilibre réaliste entre l’obligation d’impartialité et la nécessité de désigner des personnalités qualifiées à l’expérience reconnue.

L’intérêt de la Nouvelle-Calédonie et la lutte contre la vie chère auront donc été le fil conducteur de l’approche consensuelle qui a présidé à la rédaction de ces textes. Je ne peux que m’en féliciter. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Mme la présidente. Dans la discussion générale, la parole est à M. Yves Jégo.

M. Yves Jégo. Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, je me réjouis que cette proposition de loi organique soit débattue. Je veux remercier le rapporteur et auteur de ce texte, et saluer sa pugnacité et sa détermination sur ce sujet.

Cette proposition de loi organique est évidemment soutenue par le groupe UDI. Pour ma part, elle appelle également deux réflexions.

Sur le fond, la lutte contre les concentrations trop importantes d’activités économiques dans les milieux insulaires ouvre un débat quelquefois virulent, mais indispensable pour nos outre-mer. Lorsque j’étais aux responsabilités, j’ai pu mesurer de façon très douloureuse combien ces questions pouvaient trouver des traductions violentes et combien nos compatriotes ultramarins attendaient que nous agissions de la meilleure manière pour éviter des situations capitalistiques entraînant une hausse des prix absolument insupportable.

Nous pouvons donc nous réjouir que cette autorité indépendante puisse enfin exister et être mise en place concrètement.

M. Philippe Folliot. L’adoption de ce texte signe l’aboutissement d’un long processus législatif pour parvenir à la création d’une autorité locale de la concurrence.

Nous nous réjouissons de l’adoption de ce texte tant attendu par la collectivité nationale dans son ensemble et par nos compatriotes néo-calédoniens en particulier.

Nous pouvons remercier et féliciter notre collègue Philippe Gomès qui, avec le dynamisme, la fougue et l’enthousiasme qu’on lui connaît, a su trouver les mots pour convaincre tout un chacun de la nécessité d’adopter ce texte particulièrement important. (Applaudissements sur tous les bancs.)

autorite de la concurrence

Le député Philippe Gomès rapporteur de la loi permettant la création de l’autorité de la concurrence en Nouvelle-Calédonie – 7 avril 2016

Aujourd’hui est donc une date importante pour la Nouvelle-Calédonie. Ce texte représente une très bonne nouvelle pour l’économie calédonienne confrontée à la cherté de la vie. En effet, une concurrence effective, sur ce petit territoire, permettra aux Calédoniens de disposer de prix plus adaptés à leurs revenus. De manière plus générale, c’est une bonne nouvelle pour la compétitivité de notre économie, qui sera d’autant plus élevée que la concurrence sera forte. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen, du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste et du groupe Les Républicains.)

                                   

40 ans Palika

« On ne construit pas un pays en ne parlant pas à la moitié de la population » – 16 juillet 2016

J’ai été invité – au même titre que de nombreuses autres formations politiques indépendantistes et non-indépendantistes – au 40ème anniversaire de la création du Palika qui se tenait ce week-end à Voh. Les autorités organisatrices m’ont sollicité afin que je participe à ce qu’ils ont appelé « un débat citoyen » au cours duquel j’ai été invité à exposer ma « vision de l’avenir institutionnel du pays ». C’est dans ce cadre que j’ai participé à cette manifestation et vous trouverez ci-après le texte de mon intervention. Alcide Ponga, maire de Kouaoua, membre des Républicains en a fait de même avec talent. Il ne me semble pas qu’il soit devenu indépendantiste pour autant….
Je considère que cette initiative va dans le bon sens. Nous avions nous-mêmes, à Calédonie Ensemble, organisé ce type de rencontre en 2009, avant les élections provinciales, à l’hôtel Park Royal. J’avais alors débattu avec Paul Néaoutyine sur le thème : « Quel avenir après l’Accord de Nouméa ? ». Nous avons également tenu ces derniers mois deux « rencontres citoyennes » à l’Université sur le référendum de 2018, ouvertes à tous. Tous ceux qui concourent à la création d’espaces de dialogue quels qu’ils soient (institutionnels, politiques, citoyens…) entre indépendantistes et non-indépendantistes doivent être encouragés, à fortiori à l’orée du référendum de 2018.
J’ai toujours préféré les formations politiques qui construisent des ponts à celles qui érigent des murs…

Discours du député Philippe GOMÈS prononcé à l’occasion du 40ème anniversaire du Palika (16 juillet 2016 – tribu de Beweeyen – commune de Voh)

Notre histoire est celle d’une rencontre entre un peuple autochtone vieux de 3000 ans, et des peuples d’Europe, d’Asie et d’Océanie qui, au fil du temps, pendant ces 160 dernières années, ont contribué à la construction du pays. Est-ce que la rencontre de ces peuples avec ses heurts, avec ses souffrances, avec ses incompréhensions, est susceptible de permettre l’émergence d’un seul peule : le peuple calédonien ? Le peuple calédonien dans sa diversité, le peuple calédonien dans son histoire singulière.

C’est ça en réalité l’enjeu de notre pays, au-delà des échéances, au-delà de 2018, c’est notre capacité à faire émerger un seul et vrai peuple !
Et c’est vrai que cette capacité-là dépend de chaque citoyen, là où il est dans sa vie, qu’il s’agisse de sa vie professionnelle, de sa vie à la tribu, au village, sur la mine ou dans les champs, de sa vie dans son rapport aux autres, de sa vie dans les manifestations, dans les kermesses, dans son club de sport.
C’est chaque citoyen calédonien qui a la capacité en lui, de par la manière dont il va vivre, à faciliter et à permettre l’émergence de ce peuple calédonien !
Et Calédonie Ensemble en réalité c’est cela ! C’est notre philosophie. Nous ne souhaitons pas des peuples qui cohabitent plus ou moins pacifiquement – cet exercice-là aura un moment ou un autre ses limites – nous souhaitons que malgré nos différences nous puissions construire un liant suffisant pour que nous devenions un seul et même peuple.
C’est pour cela qu’à un moment donné j’ai parlé, et cela m’a été largement reproché, de « petite nation dans la grande » !
Le terme de « petite nation », bien sûr, n’a pas été choisi au hasard. J’ai d’ailleurs utilisé cette expression lors d’un débat avec Paul Néaoutyine que nous avions organisé au Park Royal avant les élections de 2009. J’avais dit : « il faut que la Nouvelle-Calédonie devienne une véritable petite Nation calédonienne au sein de la grande Nation française ».
La définition de nation c’est le « vouloir-vivre ensemble ». C’est le désir d’un « avenir partagé ». C’est cela une NATION ! Et c’est ça le chemin emprunté par la Nouvelle-Calédonie : celui de la construction de ce « désir d’avenir partagé », de ce « vouloir-vivre ensemble ».
Nous ne DEVONS pas vivre ensemble, nous ne sommes pas CONDAMNÉS à vivre ensemble ! NOUS LE VOULONS, NOUS LE DÉSIRONS ! Et ce chemin-là, je crois que pour une part, et sans verser dans un idéalisme béat, nous l’avons parcouru au cours de ces 30 dernières années.

Alors maintenant, projetons-nous vers le futur.
Le Futur c’est 2018. Et 2018, c’est un paradoxe ! Comment affirmer notre intime conviction ? Pour vous qui êtes indépendantistes et qui souhaitez que la Nouvelle-Calédonie puisse accéder à une souveraineté pleine et entière, et pour d’autres, dont je fais partie, qui souhaitent que la Nouvelle-Calédonie s’émancipe, aille aux limites extrêmes du récif, mais ne prenne pas la passe pour s’engager dans la haute mer. Parce que pour nous, la République c’est comme le récif autour de notre île, elle nous protège. Elle nous protège d’abord un peu de nous-mêmes, et elle nous protège aussi des prédateurs extérieurs qui, dans le monde actuel, sont de plus en plus nombreux.

Donc, comment affirmer chacun nos convictions au travers du bulletin que l’on mettra dans cette urne en 2018 sans pour autant donner un coup d’arrêt à la construction du Destin Commun ?
Comment faire en sorte que cette échéance de 2018, soit quelque chose où l’on puisse dire qui l’on est et ce que l’on veut, sans pour autant s’opposer d’une manière telle que cela nous conduise une nouvelle fois à nous diviser ?

C’est tout l’enjeu de cette échéance et le travail sur les « convergences » et les « divergences », engagé dans le prolongement du comité des signataires avec l’UNI-Palika, l’Union Calédonienne, Les Républicains et Calédonie Ensemble, doit nous permettre, du moins nous en avons la volonté, de préparer ce référendum de 2018, et de faire en sorte que cela ne soit pas une épreuve douloureuse pour notre pays, mais une étape supplémentaire dans la construction du Destin Commun.

C’est pour cette raison que nous avons proposé, à Calédonie Ensemble, que ce Référendum de 2018, qui est une consultation sur l’accession à la pleine souveraineté telle que prévue par la Constitution de la République, l’accord de Nouméa et les résolutions de l’ONU, nous soyons susceptibles de l’ÉCLAIRER. Il nous faut, avons-nous dit : « éclairer le jour d’après ».
Parce que c’est une question de respect de l’électeur.
Quand les indépendantistes mettront un bulletin pour l’indépendance, pour la souveraineté de leur pays, ils doivent connaitre les contours de ce pays du lendemain du référendum si une majorité se prononce en ce sens.
Comment s’organise ce pays indépendant ? Quelles sont ses institutions ? Garde-t-il ou non des relations avec la France ? S’il n’en garde pas, que se passe-t-il en ce qui concerne les compétences régaliennes : Force publique, armée, justice etc ?…. Qu’en est-il de la nationalité au sein de ce pays ? Qu’en est-il du régime des terres de ce pays ? En clair, il faut dire à celles et ceux qui veulent une souveraineté pleine et entière – au même titre qu’à celles et ceux qui n’en veulent pas – qu’est-ce que ce pays souverain dont on leur parle ? Ne pas se contenter de quelques déclarations incantatoires, mais aller dans le détail des choses…
De la même manière, pour celles et ceux qui, comme moi, considèrent que nous devons continuer à nous émanciper tout en restant dans les limites de la République, quel est ce pays émancipé ? Quelle est cette Nouvelle-Calédonie émancipée qui sera susceptible d’être au rendez-vous le lendemain du référendum, si une majorité n’est pas favorable à une souveraineté pleine et entière ?

C’est cela ÉCLAIRER le référendum. Et si on l’éclaire ensemble, si le Palika, l’Union Calédonienne, les Républicains et Calédonie Ensemble, décident d’éclairer ensemble la sortie de ce référendum, je suis sûr que 90 % du projet politique institutionnel, économique, social et culturel peuvent être les mêmes !

90 % de « convergences » entre nous sont possibles quelque ce soit le résultat du référendum. 90 % du pays le lendemain du référendum peuvent être les mêmes, que la Nouvelle-Calédonie accède ou non à la souveraineté pleine et entière. Et si l’on arrive à atteindre cet objectif, nous pourrons continuer à construire le destin commun du pays, même si nos convictions ne sont pas les mêmes.

Et puis, bien sûr, il restera 10 % de « divergences » entre nous. Mais ces 10 % de divergences, ils sont ancrés trop profondément en nous pour arriver à en faire des points d’équilibre ou de compromis. Parce que ces 10 % de divergences, ils correspondent à un combat, à une lutte, à une philosophie, à un rapport au monde.
Et oui, quand on est indépendantiste, on souhaite que la Nouvelle-Calédonie ait un siège à l’ONU pour parler en son nom, c’est légitime, c’est l’aboutissement d’une reconnaissance internationale. Et oui, d’autres comme nous, considèrent que la Nouvelle-Calédonie peut siéger à l’ONU, mais en tant qu’observateur le cas échéant, mais que le seul pays qui peut parler à l’ONU, c’est la France.
Oui, les indépendantistes veulent, non seulement une citoyenneté calédonienne, mais une nationalité et d’autres, comme nous, considérons que, si la citoyenneté calédonienne doit être approfondie au-delà de ce qui a été prévu par l’accord de Nouméa, la nationalité que nous devons garder dans le monde d’aujourd’hui, c’est la nationalité française.
Donc, oui, au bout du compte, il y a des divergences qui correspondent aux points durs, aux points ultimes de ce qui sépare les uns des autres. Mais au lieu de focaliser uniquement sur ces divergences, essayons de nous rassembler sur ce qui fait que l’on vit ensemble et en paix depuis plus de 30 ans, car l’immense majorité de la population souhaite continuer à vivre ensemble et en paix !

C’est ça pour nous « le référendum éclairé ». Et toute notre énergie, notre volonté, notre capacité de travail seront mobilisées dans cette perspective. Et je suis sûr que si l’on arrive à surmonter l’échéance de 2018 avec intelligence, discernement et respect de l’autre, respect de son histoire, respect de sa conviction, je suis sûr que si l’on arrive à surmonter cette épreuve, le peuple calédonien, à partir de ce moment-là, sera susceptible d’émerger.
Parce que l’on se sera, non seulement reconnu, mais aussi compris et accepté !

Je vous remercie beaucoup

Philippe GOMÈS

Pour lire le discours du député Philippe Gomès, cliquez-ici

RC PG

Rencontre citoyenne avec Alain Juppé : Pour parler de la France et de la Nouvelle-Calédonie – 22 juillet 2016

Alain Juppé, candidat à la primaire des Républicains et du Centre, vient de passer quelques jours en Nouvelle-Calédonie.

Dans un programme de visites et d’entretiens très chargé, l’ancien Premier ministre a pris le temps, en tant qu’invité d’honneur, de participer à une Rencontre citoyenne organisée par Calédonie Ensemble à l’UNC. Cette réunion s’est tenue dans le format habituel des Rencontres-citoyenne, à savoir qu’elle était ouverte à tous ceux qui souhaitaient s’informer et débattre, sans pour autant être militant de Calédonie Ensemble ou d’un autre parti politique. C’est ainsi que des sympathisants et des personnalités des Républicains et de l’UCF, mais aussi des simples citoyens, ont participé à ce rendez-vous qui leur a permis de mieux connaître le projet d’Alain Juppé pour la France et la Nouvelle-Calédonie.

Cette rencontre citoyenne, à laquelle plus de 500 personnes ont pris part, s’est ouverte sur un mot d’accueil du député de la 2ème circonscription, Philippe Gomès.

Pour lire le discours du député Philippe Gomès, cliquez-ici

Alain Juppé

Quand l’essentiel est en jeu, il faut s’unir et se rassembler – 22 juillet 2016

Discours d’Alain Juppé

Merci à vous M. le Député, cher Philippe Gomès d’avoir pris cette initiative, vous m’en aviez effectivement parlé à Paris, j’ai accepté la règle du jeu et c’est donc avec grand plaisir que je répondrais à vos questions.
Je me réjouis aussi de voir beaucoup de personnalités présentes ici ce soir, Jean Lèques Maire honoraire de la Ville de Nouméa, je n’arriverai pas à faire aussi bien que vous Jean, je ne serai pas aussi longtemps Maire de Bordeaux que vous ne l’avez été de Nouméa. J’ai bien pris le chemin, je suis à une vingtaine d’années (rires). Je vais aussi saluer le Président du Gouvernement, enfin tous les Philippe qui sont là (rires), je ne vais pas les énumérer à nouveau. Je me réjouis aussi de la présence d’Isabelle Lafleur, de Gil Brial et de toutes les personnalités qui se sont rassemblées ce soir. Je suis accompagné par Dominique Perben qui m’a aidé à mieux comprendre la Nouvelle-Calédonie, vous êtes un peu compliqués (rires), on vous aime comme ça, et puis aussi Arnaud Danjean, député européen.
En arrivant ici sur le Territoire de Nouvelle-Calédonie, j’ai tenu à saluer deux hautes figures dont le courage politique et la vision à long terme ont permis à la Nouvelle-Calédonie se sortir de la violence, de retrouver le chemin de la paix civile et de la reconnaissance suprême entre les communautés qui fondent la Nouvelle-Calédonie. Je pense bien sûr à Jacques Lafleur sur la tombe duquel j’ai été déposé une gerbe en arrivant ici mais aussi à Jean-Marie Tjibaou que j’ai moins connu et dont le fils m’a accueilli au centre culturel situé devant cette baie magnifique. Je voudrais aussi avoir avec vous une pensée pour quelqu’un qui a beaucoup œuvré à cet apaisement de la Nouvelle-Calédonie et qui vient de nous quitter Michel Rocard, dont je ne partageais pas les idées, le socialiste vous le savez je ne suis pas, je suis gaulliste et lui ne l’était pas, mais dans le travail commun que nous avons fait pour tenter de relancer la machine économique française ou dans le livre que nous avons rédigé en commun, j’ai trouvé un homme de grande qualité et je voulais ce soir lui rendre cet hommage maintenant qu’il nous a quittés.
Un nouveau rendez-vous historique est devant vous et Philippe vient de l’évoquer à l’instant. Il a été fixé par l’accord de Nouméa il y a presque 20 ans maintenant, il nous attend pour quelques mois, dans deux ans, en 2018. Et ce rendez-vous, il ne faut naturellement pas le manquer. La consultation référendaire, c’est ce que j’ai cru comprendre dans tous les entretiens que j’ai eus depuis mon arrivée ici, devra permettre l’expression d’un choix clair. Permettez-moi sans préjuger de ce choix de vous dire quelle est ma conviction profonde.
Ma conviction c’est que l’intérêt de la Nouvelle-Calédonie et l’intérêt de la France c’est que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France, demeure dans la France. C’est l’intérêt de la France parce que nos outremers, tout particulièrement la Nouvelle-Calédonie, sont une chance pour notre pays. Nos outremers nous donnent une présence au monde exceptionnelle qui fait la grandeur de notre pays, la grandeur de la France à laquelle le Général de Gaulle que vous avez évoqué tout à l’heure était tellement attaché. Ils nous donnent aussi une deuxième espace maritime la plus vaste du monde, la deuxième zone économique exclusive du monde, et vous savez tout comme moi que dans les décennies à venir la mer sera importante parce qu’elle recèle d’immenses richesses : les richesses énergétiques, les richesses minérales. Et puis les outremers c’est aussi, une diversité humaine, une richesse humaine et culturelle à laquelle pour ma part, je suis très attaché et qui fait aussi l’identité de la France. Voilà pourquoi la France a intérêt à ce que la Nouvelle-Calédonie demeure dans la France. Je crois que c’est aussi l’intérêt de la Nouvelle-Calédonie parce qu’on le voit bien et je m’en suis rendu compte depuis que je suis arrivé à quel point l’Etat est utile pour ne pas dire nécessaire. Il l’est pour organiser, accompagner un dialogue politique qui ne se déclenche pas toujours spontanément, c’est le cas de le dire. Il l’est aussi pour intervenir sur plan économique, on vient de le voir il y a peu de jours, avec son engagement parallèlement à celui d’Eramet, pour assurer la pérennité à court terme et je l’espère à plus long terme de la SLN. Vous allez donc décider dans ce référendum, dans cette consultation référendaire de 2018, et je comprends les inquiétudes que cela peut susciter chez les uns et les autres, il faut donc – j’en ai parlé beaucoup depuis mon arrivée avec tous les responsables politiques que j’ai rencontrés – les voies et les moyens nécessaires pour y répondre de sorte qu’au lendemain du référendum, quel que soit les résultats du référendum, personne n’ait le sentiment d’être exclu. Il n’est sans doute pas trop tôt pour y réfléchir et pour y travailler, pour réfléchir aux évolutions et aux garanties qui permettront d’assurer sur la longue durée la paix civile et l’harmonie. Voilà ce que je pense sur cette question, qui pour vous, est cruciale pour ne pas dire vitale. Alors je sais bien que comme dans tout débat démocratique, il y a ici des sensibilités diverses, des divergences sur la politique économique et sociale à mener, ce serait bien étonnant que ce que l’on constate partout en Métropole ne se retrouve pas ici. Mais quand l’essentiel est en jeu et en 2018, ce sera l’essentiel qui sera en jeu, c’est l’avenir même de ce territoire et de ses populations pour les générations à venir, je crois qu’une nécessité s’impose. Et cette nécessité, c’est celle de l’unité et du rassemblement. C’est pourquoi, je le dis ici, j’ai appelé au rassemblement de toutes les forces qui partagent cette vision de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie et je vous appelle à nouveau, dans cet esprit, au rassemblement ce soir. J’espère que cette rencontre sera un signal positif dans cette direction.

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eramet

Nous avons décidé d’accompagner la SLN jusqu’à la fin de l’année 2018 – 10 mai 2016

Philippe Gomès : Le besoin de financement dépendra du niveau des cours. Vous savez que, à moins d’avoir une boule de cristal pour connaitre les cours sur 2016-2017-2018, c’est aujourd’hui quasiment impossible. En tout état de cause, ce qui est important, c’est qu’à l’occasion du conseil d’administration d’Eramet qui s’est tenu hier matin, nous avons décidé – l’ensemble des actionnaires – d’accompagner la SLN jusqu’à la fin de l’année 2018, sur donc quasiment les trois prochaines années, pour lui permettre de continuer à fonctionner normalement malgré les cours qui sont aujourd’hui extrêmement bas. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’ensemble des actionnaires d’Eramet et de la SLN devront faire des efforts financiers avec le concours de l’État en ce qui concerne la STCPI pour amener la SLN à être en situation d’être compétitive à la fin de l’année 2018 c’est-à-dire comme l’a dit dans le reportage, le directeur de la SLN, aux alentours de 4 dollars et demi la livre de nickel. A partir de ce moment-là, on sera dans le premiers tiers des entreprises métallurgiques les plus compétitives de la planète donc on sera hors d’eau.

Les efforts financiers devront être faits par la STCPI grâce à un prêt de l’Etat. Nous avons indiqué à l’occasion de la dernière assemblée générale de la STCPI que nous nous engagions sur 15 milliards de FCFP, il reste à négocier avec l’État les modalités de ce prêt notamment le taux. Ce prêt qui est fait par l’Etat à la STCPI, sera apporté à la SLN de manière pleine et entière et la SLN le remboursera, lorsqu’elle le pourra, à la STCPI qui elle-même le remboursera à l’Etat. Après d’autres apports devront être faits par les autres actionnaires d’Eramet selon des modalités qui ne sont pas encore rendues publiques.

Les propositions qui ont été faites aujourd’hui par l’État sont un taux d’intérêt à 5% indexé sur le LME, ces conditions doivent être discutées par la STCPI dans les semaines qui viennent parce que l’indexation sur le LME nous semble quelque chose qui risque d’appauvrir la SLN et en même temps d’appauvrir la STCPI. Donc les modalités vont être discutées. Ce qu’il faut savoir, ce qui est essentiel aujourd’hui dans le dossier de la SLN, c’est que le joint a été fait grâce aux 4 milliards 8 qui ont été apportés jusqu’à la fin 2018 et que d’ici fin juin 2018, un conseil d’administration arrêtera définitivement les différents apports des partenaires et les différents conventions de prêt de façon à donner à la SLN un nouvel horizon. Ce nouvel horizon, c’est jusqu’à la fin de l’année 2018, là où elle devra être compétitive de façon à pouvoir affronter le marché international même lorsque les cours sont bas.

Senat

commission

 

L’autorité de la concurrence enfin installée – 18 novembre 2015

Le 26 novembre prochain, l’Assemblée nationale examinera un projet de loi déposé par Philippe Gomès et autorisant la création en Nouvelle-Calédonie d’une autorité indépendante de la concurrence. Présenté en commission des lois, le texte a été adopté à l’unanimité. Une séance au cours de laquelle, Philippe Gomès, rapporteur de la loi, a détaillé le contexte économique de la Nouvelle-Calédonie, les enjeux et les objectifs du projet de loi.

rapport
Création de l’autorités administratives indépendantes en Nouvelle-Calédonie, Par M.Philippe Gomès – 18 novembre 2015

Oceanite française

Océanité Française – Philippe Gomès – Juin 2015

an

Le député Gomès au Premier ministre : « Les Calédoniens doutent » – 5 mai 2015

Le député Philippe Gomès a interpellé le Premier Ministre à l’Assemblée Nationale mardi 5 mai lors de la séance des questions au gouvernement. Il a insisté sur le fait que les calédoniens doutaient de « l’équidistance » du gouvernement entre les indépendantistes et les non indépendantistes du fait des positionnements pris récemment sur les sujets relatifs au corps électoral.

En réponse au député le Premier ministre a déclaré être prêt à modifier le projet de loi organique sur la question de l’inscription d’office des natifs qui ne sont pas de statut civil coutumier sur les listes électorales du référendum de 2018 .Cette démarche pourrait être menée dans le cadre d’un comité des signataires exceptionnel fin juin sur la base de l’avis émis par le congrès qualifié de « très intéressant » par le Premier ministre ainsi que « des amendements qu’il formule ».

Il a indiqué que le gouvernement fait preuve « d’ouverture d’esprit sur certains de ces amendements ».

Il a aussi déclaré comprendre les doutes d’une partie de la population : « la manifestation qui s’est tenue à Nouméa atteste de la grande sensibilité des calédoniens sur ce sujet ».

Il a également rappelé son attachement à ce que le dossier calédonien ne « redevienne pas un enjeu de politique politicienne et encore moins de déchirements ici ou là-bas ».

nci

Un conflit sur un choix de société – 23 août 2015

Au terme d’une journée de samedi marquée par l’escalade dans le conflit des rouleurs avec des dégradations dans certains ronds-points, le blocage de plusieurs quartiers de Nouméa et les menaces sur la rentrée scolaire, le député Philippe Gomès, dont le domicile a été la cible des bloqueurs, est intervenu. Interrogé par NCI, il a donné son sentiment sur la situation dans des termes très fermes, dénonçant notamment la volonté des sociétés minières d’imposer leurs décisions aux institutions. Il a jugé ce qui se passe depuis trois semaines en Calédonie comme intolérable sur le territoire de la République, et il en appelle à nouveau à l’État.

Source : NCI

itineraire

Le drapeau commun est indispensable – 29 avril 2015

Dans le cadre de l’émission « Totem et tabou » diffusée sur NC1ère, le député Philippe Gomès est intervenu sur deux points majeurs.
Tout d’abord le drapeau, signe identitaire. Il a défendu à nouveau sa vision du drapeau commun comme fédérateur, à l’inverse des deux drapeaux qui n’organisent qu’une coexistence pacifique en lieu et place d’une vraie société calédonienne à la fois unique et plurielle.
Commentant ensuite la question sociale, Philippe Gomès s’est fait l’avocat d’une société calédonienne dans laquelle l’ascenseur social doit être un impératif.

Source : NC 1ère – Itinéraire – réal. Bernard Lassauce – Ekla productions

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Naissance d’une nation – 17 novembre 2014

Source : Franceô – Ben Salama / Réalisateur – Thomas Marie / Réalisateur – Ben Salama / Auteur

PG social

Dialogue social – 24 avril 2015

La relance du dialogue social a été évoqué à plusieurs reprises ces dernières années en particulier lors des discussions sur la lutte contre la vie chère ou plus récemment encore à l’occasion de la conférence sociale, économique et fiscale.

Il faut dire, comme en témoigne ce reportage, qu’en matière de dialogue social, la Nouvelle-Calédonie avait accumulé bien du retard. Les choses ont bien changé.

Source : NC 1ère – Carsud – Toute une histoire… – Un film d’Emmanuel Desbouiges et Dorothée Tromparent

ecole

L’école, le défi majeur – 3 mars 2015

L’une des tâches du gouvernement Germain sera de mettre en œuvre le projet éducatif sur lequel travaille André-Jean Léopold. La question de l’enseignement est capitale depuis que la Nouvelle-Calédonie est compétente en la matière. L’enseignement primaire et secondaire est en effet sous la responsabilité des Calédoniens, mais il y a tant à faire.

Le débat sur ce point est ancien, depuis des années en effet, les élus calédoniens travaillent sur ce dossier et le questionnement se poursuit encore. Certains points animent les commentaires, comme l’apprentissage des langues kanaks à l’école.

Source : NC 1ère – © NÉO-PRODUCTIONS Les étudiants de Nouvelle-Calédonie – Réalisation : Jacques-Olivier Trompas – Production : NC 1ère / Néo-productions / Grand-angle productions

philippe

Accord de Nouméa : La solution alternative, selon Philippe Gomès – 21 avril 2014

Interviewé par NC 1ère, Philippe Gomès à répondu aux questions sur la sortie de l’Accord de Nouméa et a évoqué la solution du référendum éclairé, pour un choix d’avenir apaisé.

Source : NC 1ère

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France Ô : Réaction du député Gomès sur la solution de sortie de l’Accord de Nouméa évoquée par François Hollande – 23 janvier 2014

Philippe Gomès commente plusieurs points de l’entretien du président de la République, concernant la lutte contre la vie chère, la baisse des tarifs bancaires, l’extension à l’outre-mer du « pacte de responsabilité » et le financement des entreprises. Il relève enfin le constat préoccupant effectué par François Hollande concernant l’insécurité

Source :  journal TV de France Ȏ

 

Intervention du député Philippe Gomès sur le rapport d’information sur la NC – 09 octobre 2013

En 2013, et pour la première fois depuis dix ans, la commission des lois de l’Assemblée nationale a émis un rapport d’information sur la Nouvelle-Calédonie. Le député Philippe Gomès a été amené à commenter ce rapport en séance de commission. L’occasion pour lui de repréciser des points majeurs abordés par le rapport et sur lesquels il a apporté un éclairage particulier. Il est ainsi question entre autres de la clé de répartition, de la sortie de l’accord, du double drapeau… Cette intervention à l’Assemblée, faite quelques mois avant les élections provinciales de mai dernier, garde tout son sens et son intérêt.

Intervention du député Philippe Gomès sur la modification de la loi organique – 18 septembre 2013

En septembre 2013, la commission des lois de l’Assemblée avait à examiner le projet de modification de la loi organique afin de permettre à la Nouvelle-Calédonie de créer des organismes indépendants de contrôle, comme l’autorité de la concurrence. À cette occasion, le député Philippe Gomes est intervenu devant la commission, il y a rappelé quelle était la situation institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie dans la perspective de la sortie de l’accord. Cette intervention comme d’autres, du député Gomès offre à ses collègues de l’Assemblée de mieux comprendre la réalité calédonienne et d’en avoir une meilleure appréhension.


Hommage à Dick Ukeiwé – 6 septembre 2013

« Je veux m’adresser à la famille bien sûr, à Gilles, Weniko, Jean, l’ensemble des membres de la famille du clan, de la tribu, les tontons, les mamans, pour dire, après les intervenants qui se sont exprimés, moi aussi quelques mots.

Ce que je souhaite d’abord dire avec humilité, à vous toutes et à vous tous, c’est que lorsqu’on voit ces portraits derrière nous, quand on voit cette signature, celle d’Oudinot, avec Tjibaou, quand on voit ça bien sûr ça refait monter à la surface des souvenirs qui sont enfouis, qui sont à la fois si loin et si présents. C’est les souvenirs d’une période terrible pour notre pays. Que certains ont appelé « les années de cendre« . Une période d’une douleur infinie. Un cri, le cri d’un peuple en souffrance qui résonne encore dans nos têtes et dans nos cœurs. Et dans ce cri, dans cette souffrance, il y a eu un homme qu’on a côtoyé les uns et les autres chacun à notre niveau qui était là, qui était droit, courageux, des convictions profondes ancrées en lui, et qui a porté une voix du pays, notre voix: celle de la sensibilité non-indépendantiste, celle d’une Nouvelle-Calédonie qui souhaitait continuer son chemin au sein de la République. Et c’est Dick qui a porté cette voix-là.

Il fallait le faire, il fallait le faire. Il fallait en avoir du courage, il fallait en avoir pour affronter à ce moment-là, dans ce contexte-là, cette partie-là de l’histoire de notre pays; Et il l’a payé. Il l’a payé dans ses tripes, il l’a payé dans sa chair, il l’a payé dans sa famille, il l’a payé dans son île. Il en a souffert, jusqu’au bout. La plaie dans ces moment-là elle se referme jamais. Et je dois dire avec humilité mon admiration, mon admiration profonde à l’égard de cet homme, à l’égard de son courage, à l’égard de ses convictions, à l’égard de son parcours. Une admiration profonde parce que Dick c’était ça, bien sûr, c’était cette voix qui a portée nos attentes à un moment de l’histoire du pays et probablement que la Nouvelle-Calédonie n’aurait pas cheminé comme elle a cheminé pendant cette période dite des évènements s’il n’y avait pas eu la voix de Dick pour se faire entendre à l’échelle nationale.

Mais Dick c’était aussi, cela a été dit mais comment ne pas le dire, d’abord un kanak. D’abord. Attaché à sa terre, à sa tradition, à sa culture, à sa civilisation, à sa langue, aux relations entre les clans, à sa coutume. Mais il avait cette exceptionnelle facilité – unique – à conjuguer à la fois, les valeurs liées à son origine et à sa culture et en même temps les valeurs de la République. Ça a été un exemple unique, je crois, dans l’histoire politique de notre pays, de cette extraordinaire alchimie.

Dick c’était aussi un homme d’une extrême gentillesse. J’ai le souvenir au gouvernement, à l’assemblée territoriale, des files infinies qui venaient le voir pour les milles et un service qu’on sollicite auprès de celles et ceux qui sont en situation de responsabilité. Et toujours la gentillesse, le temps, la patience, toujours l’écoute, toujours à essayer de rendre le service qu’on attendait de lui. J’ai gardé ça aussi en mémoire du compagnonnage que j’ai pu avoir à un moment donné avec lui.

Et puis enfin, Dick c’était un charisme exceptionnel, unique dans les annales de la politique calédonienne. Une présence, une voix, un regard qui a conduit son discours à être entendu au delà de notre récif. C’était tout ça Dick, c’était cet ensemble de qualité, de valeur, de détermination et de conviction. Et puis Dick, disons-le, le moment est au recueillement, au respect, mais Dick aussi ça a été la rencontre avec l’ingratitude à un moment donné de son parcours et de son histoire politique. Les regards qui se sont détournés et le chemin qu’on continue à accomplir mais d’une manière souvent solitaire avec les blessures qui vont avec. Ça aussi il faut le dire parce que ça fait partie aussi de la vie de Dick.

Aujourd’hui, ce que je souhaite en mot de conclusion dire à l’ensemble de la famille, c’est à la fois l’amitié bien sûr qui est la mienne, mais aussi que Dick a été un exemple pour beaucoup d’entre nous. Il l’est resté et il le restera.

Merci »

Philippe Gomès, 6 septembre 2013

Source : NC 1ère

Rendre la parole au peuple caledonien

Discours du 22 juin 2013 au Parc Fayard

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La paix qui prévaut dans notre pays depuis 25 ans doit être absolument préservée. Elle est la condition essentielle de la poursuite du vivre ensemble calédonien.

L’accord de Nouméa arrivant à son terme se pose la question de notre avenir, trois référendums pour ou contre l’indépendance pouvant être organisés à partir de 2014.

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lEnsemble construisons l'avenir en confiance.Plutôt que ce triple référendum qui dressera les calédoniens les uns contre les autres, nous proposons qu’il n’y ait qu’un seul référendum éclairé et de paix.

Dès 2014, les contenus des deux projets de société, celui de l’indépendance, et celui du maintien d’une Nouvelle-Calédonie dans la France devront être définis, en partenariat

avec les indépendantistes et l’Etat. C’est en construisant ensemble les deux branches de l’alternative politique qui s’offre à notre pays que le verdict des urnes pourra être accepté par tous. C’est la démarche que Calédonie Ensemble propose pour la sortie de l’accord : celle d’un référendum éclairé aboutissant à un choix d’avenir apaisé.

Sortie au cours de laquelle nous porterons notre projet pour notre pays : celui d’une Nouvelle-Calédonie émancipée et solidaire affirmant son identité particulière au sein de la République.

Source : NC 1ère

Cérémonie d’Ouvéa – De la mémoire déchirée à une mémoire commune – 05 mai 2013

Source : NC 1ère

Ouvéa – Cérémonie du 22 avril 2013

La mémoire des militaires morts lors des évènements d’Ouvéa a été honorée hier, lundi 22 avril en présence du député Philippe Gomès. Le maire d’Ouvéa, Maurice Tillewa, et le haut-commissaire de la République, Jean-Jacques Brot ont déposé une gerbe sur la nouvelle stèle, offerte par le Comité du 22 avril.

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Source : NC 1ère

L’usine du Nord : C’est parti ! – 19 avril 2013

En cet instant important pour la Nouvelle-Calédonie, nous rappelons que Calédonie Ensemble a toujours soutenu l’usine du Nord et le fait que la province Nord en détienne 51% du capital.
Calédonie Ensemble se réjouit aujourd’hui de voir aboutir ce projet qui marque une avancée majeure pour le rééquilibrage.

Motion de censure – 21 décembre 2012

Pour lire la motion de censure déposée par Calédonie Ensemble, cliquez-ci dessous :

Motion de censure déposée le 18 décembre 2012 par le groupe CE contre le gouvernement de la coalition Rump/Union Calédonienne/Avenir ensemble/ Parti travailliste

Source : Congrès de la Nouvelle-Calédonie


Flyer Philippe_17JUIN« LÉGISLATIVES 2012 »

Retrouvez le bulletin de liaison de Calédonie Ensemble, réalisé lors des législatives 2012, avec Philippe Gomès et Gérérd Poadja, candidats aux élections, dans la deuxième circonscription.

 

 

 

 

 

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« LÉGISLATIVES 2012 »

Retrouvez le bulletin de liaison de Calédonie Ensemble, réalisé lors des législatives 2012, avec Sonia Lagarde et Hélène Iekawe, candidates aux élections, dans la première circonscription.

 

 

 

 

 

CALEDONIE-ENSEMBLE-Brochure-12-pages-BD« EN JUIN, CEST TOI QUI DÉCIDES ! »

Consultez le bulletin de liaison de Calédonie Ensemble en cliquant ici.

Début mars 2012, soit 6 semaines avant l’investiture de ses candidats, Calédonie Ensemble a édité ce bulletin d’information pour rappeler les enjeux des élections législatives de juin 2012.

BROCHURE_CALEDONIE_ENSEMBLE_1_3« LA PAROLE AU PEUPLE ! »

Consultez le bulletin de liaison de Calédonie Ensemble en cliquant ici.

A travers cette brochure de décembre 2011, Calédonie Ensemble a dressé un bilan sans concession des 10 premiers mois de la désastreuse coalition RUMP-UC-Parti Travailliste : inaction contre la vie chère, régularisation des squats, minimums vieillesse et retraite tronqués, abandon du projet éducatif, cadenassage des médias, etc.

Professions de foi Gérard Poadja et Corine Voisin

« SÉNATORIALES 2011 »

Bulletin de liaison de Calédonie Ensemble – Sénatoriales septembre 2011 profession de foi Poadja/Voisin.

 

 

 

 

 

 

Professions de foi Philippe Dunoyer et Hélène Iekawe

« SÉNATORIALES 2011 »

Bulletin de liaison de Calédonie Ensemble – Sénatoriales septembre 2011 profession de foi Dunoyer/iekawe.

 

 

 

 

 

 

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« SÉNATORIALES 2011 »

Bulletin de liaison de Calédonie Ensemble – Sénatoriales septembre 2011, éditorial Philippe Gomès.

29 mars 2011

Appel de Philippe Gomès à se mobiliser pour la marche pour un drapeau commun

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brochure« UN DRAPEAU COMMUN POUR UN DESTIN COMMUN »

Calédonie Ensemble a édité ce bulletin de liaison la veille de la grande marche populaire du 9 avril 2011, qui a réuni 5000 personnes dans les rue de Nouméa pour demander « un drapeau commun pour un destin commun ».

Brochure n°1 - LETTRE INFO mars 2011- CALEDONIE ENSEMBLE

« DRAPEAU »

Ce bulletin de liaison a été éditée en mars 2011, juste après le renversement du gouvernement Gomès, au prétexte que le drapeau du FLNKS ne flottait pas sur 4 communes dont celle de La Foa.

Lagarde interpelle le gouvernement – 5 décembre 2012

Pendant la séance du 5 décembre consacrée aux questions d’actualité au gouvernement, Sonia Lagarde, député de la Nouvelle-Calédonie, a interpellé directement le gouvernement quant à l’ordre du jour du comité des signataires qui doit se tenir à Matignon le 6 décembre 2012.

Le drapeau commun au comité des signataires – 10 novembre 2012  

Lors du vote du budget de l’Outre-mer, dans le cadre des questions au gouvernement, le député Philippe Gomès avait interrogé le ministre Victorin Lurel quant à la question du drapeau commun afin qu’il soit à l’ordre du jour du prochain comité des signataires. Bien que prudent lors de sa réponse face au député, le ministre des OM a finalement accepter d’inscrire cette question à la réunion du CDS, le 6 décembre prochain, suite aux entretiens qu’il a eu avec l’ensemble des formations politiques calédoniennes dont Calédonie Ensemble.

Source : NC 1ère

Gomès face au ministre : Lycées et drapeau commun – 6 novembre 2012

Lors du vote du budget de l’Outre-mer, dans le cadre des questions au gouvernement, le député Philippe Gomès a interrogé le ministre Victorin Lurel quant à la construction des deux lycées du Mont-Dore et de Pouembout. Il a rappelé son inquiétude vis-à-vis du financement pérenne de ces deux établissements pourtant décidé lors du dernier comité des signataires. Il a ensuite demandé officiellement au ministre des Outre-mer que la question du drapeau commun soit à l’ordre du jour du prochain comité des signataires.

Discours de Philippe Michel sur le drapeau – 13 juillet 2010

Discours de Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble lors de la séance au congrès du 13 juillet 2010 au cours de laquelle la coalition a fait voter la levée du drapeau du FLNKS sur les établissements publics.

Ont voté pour ce vœu l’ensemble des élus de la coalition Rassemblement-UMP, de l’Union Calédonienne, de l’Avenir Ensemble, et du Parti Travailliste. Les élus de Calédonie Ensemble ont été les seuls à s’y opposer pour les raisons qu’invoquent Philippe Michel dans son explication de vote.

Source : Congrès de la Nouvelle-Calédonie

« Je respecte le drapeau du FLNKS. Je le respecte pour ce qu’il est : le drapeau d’une lutte, d’un mouvement de libération, d’un parti politique. Un drapeau qui fait partie intégrante de l’histoire du pays. Un drapeau qui flotte depuis vingt ans, aux côtés du drapeau français, au fronton des institutions au sein desquelles le FLNKS est majoritaire, comme la marque identitaire de l’indépendantisme kanak. Et qui est accepté comme tel.

Je comprends le désir de beaucoup d’indépendantistes de vouloir partager, de manière sincère, ce drapeau, leur drapeau, avec les autres populations du pays. Cette attitude les honore. Mais ils doivent comprendre aussi que se replier dans les limites strictes de leur identité propre constitue un frein pour la construction à laquelle nous sommes appelés : celle du peuple calédonien.

Que l’Accord de Nouméa nous incite justement à dépasser ce que l’on est, pour bâtir une identité commune, pour écrire ensemble une histoire commune. Qu’il est temps que les deux sillons parallèles que nous creusons depuis trop longtemps se rejoignent. Et le drapeau du pays nous offre, de manière symbolique, cette opportunité-là. »

Philippe Gomès

[pullquote align= »left »]Télécharger « Manifeste pour un drapeau reconnu par tous » au format PDF[/pullquote]

débat Gomès NéaoutyineNous sommes ensemble pour ces 6ème rencontres citoyennes de Calédonie Ensemble. Les précédentes rencontres ont abordé l’économie, l’éducation, le développement rural, l’environnement, le social. Pour cette dernière de la campagne, le thème sera : « Quel avenir après l’Accord de Nouméa ? ». Vaste programme, aurait dit le général de Gaulle.

Nous allons plonger un peu dans l’abstrait avec cette question. En effet, le développement rural ou l’éducation, on voit bien de quoi il est question. C’est notre quotidien. L’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, en revanche, c’est bien plus confus. D’ailleurs, les sondages et les enquêtes d’opinions montrent bien que, dans cette campagne électorale des Provinciales, qui va bientôt débuter officiellement, ce n’est pas une priorité pour les Calédoniens, ni même une de leurs préoccupations. Et cela s’explique assez bien.D’abord, c’est compliqué. On vote quand ? On demande quoi ?

Combien de référendums ? Ensuite, en dépit de ce que l’on peut penser, 2014 c’est loin. On aura donc bien le temps d’y penser. Et puis, l’avenir de la Calédonie après les accords, peut-être que cela fait peur…

[pullquote align= »left »]Télécharger le débat Philippe Gomès / Paul Néaoutyine au Park Royal le 17 au format PDF[/pullquote]

phil (12)

Déclaration de politique générale – 31 août 2009

Cliquez-ici pour lire le discours de politique générale de Philippe Gomès.

Bilan du gouvernementBilan du gouvernement GOMÈS – 15 juin 2009 au 17 février 2011

Cliquez-ici pour consulter le bilan du gouvernement.

 

 

6-10-2009

Discours de Philippe GOMÈS – Assemblée Générale de l’ONU – New-York – 6 Octobre 2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

5-10-2010Discours de M. Philippe GOMÈS – Assemblée générale de la 4ème commission, chargée de la décolonisation et des questions politiques spéciales – ONU – 5 octobre 2010.

pacte socialActes du colloque, pacte social – 20 octobre 2010

Cliquez-ici, pour visionner le colloque sur le pacte social.