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EMPLOIS D’AVENIR : RÉTABLISSEMENT DES FAITS SUITE AUX DÉCLARATIONS MENSONGÈRES DU RASSEMBLEMENT

Emplois d'avenir

Communiqué du vendredi 31 janvier 2014

Les emplois d’avenir ne relèvent pas d’une « idéologie socialiste »

Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP, Lionnel Luca, député UMP, et Henri Guaino, député UMP et proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, étaient-ils devenus socialistes lorsqu’ils ont voté cette loi ?

Le premier avait précisé : « Une première expérience, ce n’est pas forcément un emploi, mais c’est une marche vers l’emploi. Et de de ce point de vue-là, je ne me sens pas le droit d’interdire cet accès à des jeunes » (AFP, 11 septembre 2012)

Le deuxième : « Tout ce qui permet de faire qu’un jeune de 25 ans ne pointe pas à Pôle Emploi est une bonne chose. C’est une perspective pour les jeunes et pour leur famille, car cela permet d’avoir une première expérience professionnelle qui fait justement défaut pour se faire embaucher. » (Nouvel Observateur, 11 septembre 2012)

Et le troisième : « Tout le monde a fait des emplois aidés, nous aussi. Je reste sur un principe qui me paraît sain : ce que nous avons fait, je ne peux pas reprocher au gouvernement de le faire. Si on peut aider 150.000 jeunes à s’en sortir dans une période qui est dramatique, je ne me sens pas moralement la force de dire non » (Le Point, 12 septembre 2012)

Ce dispositif est financé par le contribuable métropolitain

Le dispositif pourrait permettre de donner un contrat de travail rémunéré au SMG à 800 jeunes calédoniens, et l’Etat apporterait à l’employeur une aide de 75% du salaire brut, charges incluses, lorsqu’il s’agit d’un emploi pour une collectivité ou une association, et de 35% lorsqu’il s’agit d’un emploi dans le secteur privé.

Le 23 janvier dernier, le président de la République a même déclaré que l’Etat était prêt à revoir ces taux à la hausse en ce qui concerne les outre-mer.

L’Etat entend bien apporter son financement à ce dispositif en Nouvelle-Calédonie

Il suffit pour s’en convaincre de relire le compte-rendu du comité des signataires du 6 décembre 2012 : « Le comité note que si, conformément au statut de la Nouvelle-Calédonie, ce dispositif ne peut s’appliquer localement que si le Congrès adopte son propre dispositif d‘aide à l’emploi, l’Etat se montre disposé à apporter un appui en terme d’ingénierie aux autorités calédoniennes et à conventionner le cas échéant avec la Nouvelle-Calédonie, afin de préciser selon quels critères il pourrait participer au cofinancement des emplois d’avenir, mis en œuvre par la législation de Nouvelle-Calédonie ».

Ce compte-rendu a été validé par l’ensemble des élus présents, y compris ceux du Rassemblement.

Tout procès d’intention concernant les PPIC est parfaitement déplacé

Comment le Rassemblement ose-t-il se déclarer contre l’aide de l’Etat concernant les emplois d’avenir, quand il engage lui-même de nombreux PPIC ?

Actuellement, 450 jeunes sont sous contrat PPIC avec la province Sud, qui y consacre 640 millions cfp par an (cf. bilan social 2012). Ces contrats étant au maximum de 3 ans, ces 450 jeunes ont en totalité été embauchés durant l’actuelle mandature !

Le dispositif d’ « insertion par le travail » que vient d’adopter le Congrès ne poursuit nullement les mêmes objectifs que les emplois d’avenir

Ce dispositif permettra seulement l’accompagnement, chaque année, de 115 personnes de tous âges « très éloignées de l’emploi », et ce aux frais des contribuables calédoniens.

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