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RADIATION DES LISTES ÉLECTORALES : AYRAULT RÈGLE L’AFFAIRE

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(26 février 2014) Interrompant sa campagne électorale à Nouméa, Sonia Lagarde s’est rendue à Paris pour rencontrer le 1er ministre et interpeller le gouvernement à l’Assemblée Nationale sur la question de la radiation de 6720 électeurs calédoniens. Et elle a obtenu gain de cause !

Sonia Lagarde souhaitait que devant la représentation nationale, le chef du gouvernement prenne position. « Sur cette question de la révision des listes électorales, a-t-elle déclaré au 1er ministre, face aux provocations de certains qui prennent le risque de faire resurgir les fantômes d’un passé que nul ne veut revivre, et après vingt-cinq ans de paix, je vous demande avec gravité, monsieur le Premier ministre, de préserver l’autorité de l’État ». Dans sa réponse, Jean-Marc Ayrault a déclaré savoir pouvoir compter sur le sens des responsabilités de chacun, mais l’on retient surtout des propos du chef du gouvernement d’une part sa prise de position sur la question du corps électoral et d’autre part son soutien à Jean-Jacques Brot.

Prise de position majeure

Dans sa réponse à Sonia Lagarde, Jean-Marc Ayrault a clôt l’incident Brot : « sur la question du corps électoral restreint, a déclaré le Premier ministre à la députée de Calédonie, vous pouvez avoir ainsi l’assurance que le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, qui représente l’ensemble du Gouvernement, n’est-ce pas monsieur le ministre des Outre-mer, et qui a ma totale confiance, œuvrera pour une application des règles de révisions de listes électorales strictement conforme à l’intention des signataires de l’accord de Nouméa ». Mais on retient surtout que devant les députés, le 1er ministre a rappelé le droit concernant ceux qui peuvent voter aux élections provinciales : « doivent être électeurs aux élections provinciales, a-t-il précisé, toutes les personnes majeures installées en la Nouvelle-Calédonie le 8 novembre 1998, au plus tard, après avoir satisfait à la condition de 10 ans de domicile, ainsi que leurs descendants atteignant par la suite la majorité. C’est ça les accords de Nouméa. L’examen de la condition d’installation en la Nouvelle-Calédonie en 1998 devra être conduit avec un soin particulier, sur la base de la consultation de la liste électorale générale de 1998 ou de tout élément établissant cette installation ». Une prise de position majeure sur laquelle le 1er ministre reviendra jeudi lors de son entretien à Matignon avec les députés Gomès et Lagarde.

Source : Caledosphere

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