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Meeting de clôture des provinciales : Philippe Gomès s’engage à tendre la main

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( 8 mai 2014 ) Philippe Gomès : « Je voudrais terminer en vous disant une chose, c’est que oui bien sûr, tous les calédoniens qui on soutenu Calédonie Ensemble lors des provinciales et lors des élections législatives, qui ont fait de Calédonie Ensemble la première force politique du pays, qui on fait que Calédonie Ensemble aujourd’hui représente la Nouvelle-Calédonie à l’Assemblée nationale avec Sonia et avec votre serviteur, qui on fait que Calédonie Ensemble dirige aujourd’hui 7 mairies dans le pays, dont la plus importante celle de Nouméa.

Tout ça ce sont les calédoniens qui nous ont accordé leur confiance et malgré cette confiance des calédoniens, malgré la force populaire des votes, ils n’en ont pas tenu compte. Ils ont continué à nous mettre dans un placard au gouvernement et à la province. Nous n’avions pas notre mot à dire. Ils ont continué leurs attaques et pas toujours d’une extrême dignité. Ils ont continué à ne pas prendre en considération nos attentes, nos demandes et nos projets et si on a réussi quand même à en faire avancer un certain nombre, je pense à la loi anti-trust, au minimum vieillesse, au minium retraite, puis à d’autres choses comme la commission pour un drapeau commun qu’a créé Gérard Poadja lorsqu’il était président du Congrès, c’est vraiment par ce que l’on s’est battu dans un contexte d’hostilité assez généralisé.

Mais je vais vous dire quelque chose, il va falloir tourner cette page. On ne peut pas vivre sur ce passé qui nous a été infligé, le 11 mai prochain, qu’on le veuille ou non, par ce que l’on est dans un scrutin proportionnel, ce n’est pas comme les municipales ou vous avez deux tours et au deuxième tour la liste qui arrive en tête prend les ¾ des sièges. On est dans un scrutin proportionnel, il n’y a qu’un seul tour et toutes les listes qui font 5% des inscrits ont des sièges. Donc conclusion, personne ne peut avoir de majorité au sein de l’Assemblée, c’est impossible, le scrutin est organisé pour l’interdire et donc ça veut dire quoi, ça veut dire que le 11 mai prochain, même si Calédonie Ensemble arrive largement en tête comme un certain nombre le prédisent, pour autant, nous devons faire en sorte de trouver les équilibres nécessaires pour gouverner avec d’autres. Il n’y a pas d’autre choix possible dans notre système institutionnel. C’est pour ça que je vous dit une chose et je vous le dit en toute sincérité, il nous faudra demain quelque soit nos ressentiments tendre la main à celles et ceux qui nous ont marginalisé ces trois dernières années. On doit le faire. C’est notre responsabilité. C’est notre responsabilité, pour deux raisons, c’est quand on est la première formation politique du pays, comme c’est le cas pour Calédonie Ensemble devant le FLNKS en nombre de voix des calédoniens, on a une responsabilité particulière et cette responsabilité là, c’est de faire avec celles et ceux qui même si ils sont moins importants que nous, qui même si ils ont une légitimité inférieure à la notre, une confiance des calédoniens moindre que celle qui nous est accordée, nous avons la responsabilité à la place qui est la notre de leur tendre la main. Bien sur cette main, nous devons la tendre d’abord aux parties qui sont de sensibilité non indépendantiste, même si on a un certain nombre de divergences au plan économique et social. C’est un effort que nous devons faire dans l’intérêt du pays et Calédonie Ensemble ne doit agir au lendemain des élections provinciales, que dans l’intérêt du pays c’est notre seule ligne de conduite, il ne peut pas il y en avoir d’autre. Et de la même manière que cette main leur sera tendue, nous devons à l’égard des indépendantistes, même si là aussi l’action de Rock Wamytan et ses 6700 demandes de radiations n’a pas créé un état d’esprit formidable pour le vivre ensemble et le destin commun, on ne peut pas vraiment dire ça, d’autant plus que ces demandes de radiations se sont faites sur des noms qui n’avaient pas les consonances qu’ils espéraient et donc, c’est vraiment un acte d’une grande violence qui a été accompli à l’égard de milliers de calédoniens, qui ont reçu des lettres qui leur indiquait que peut-être demain il ne pourrait plus voter sur leur propre terre.

Mais malgré ça aussi, malgré ce que l’on peut ressentir, on devra là aussi si on veut sortir par le haut de l’Accord de Nouméa, si on veux engager un dialogue dans le respect et des convictions de chacun, si on veut faire en sorte que le le vivre ensemble continu à se bâtir, que la communauté de destin puisse continuer à prendre corps au delà de nos divergences ethniques ou idéologiques, il nous faudra aussi tendre la main à Rock Wamytan, à Paul Néaoutyine pour engager des discutions de sortie de l’Accord de Nouméa, c’est à cette condition là que l’on pourra préserver la paix et l’avenir de notre pays, c’est à cette condition là que l’on pourra faire en sorte que nos enfants demain aient une terre accueillante pour y vivre, y travailler et y avoir eux-mêmes leurs propres enfants, c’est cette responsabilité là qui importe aujourd’hui. Si je vous le dit ce soir, c’est que l’on a un principe contrairement aux autres, on dit ce que l’on fait et on fait ce que l’on dit et j’ai tenu ce soir à le respecter ».

 

Retrouvez ci-dessous, le discours intégral de Philippe Gomès, lors du meeting de clôture des provinciales, le 8 mai 2014 :
1ère partie :

2ème partie :

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